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Voyage de retour en France

Vous êtes très nombreux à prendre de nos nouvelles, Merci beaucoup,  et nous demander comment nous nous sommes sortis de ce pétrin lié au COVID 19. Du coup nous vous faisons un résumé de  notre dernière semaine en Colombie.

Notre voyage de retour était prévu le 19 mars . L’avion partait de Bogota à 18h 15 sur la compagnie Iberia.

Sauf que le 14 mars nous recevions un mail  de la compagnie nous disant que  notre vol était annulé et non remplacé. Que nous ne serions pas remboursés mais que la compagnie nous offrait un bon  pour voyager une autre fois sur leurs lignes. Quelle générosité, n’est ce pas ????

Bon pour l’instant,  nous ne paniquons pas, rien ne laisser présager ce qui allait arriver par la suite. Nous avons décidé de terminer notre voyage comme prévu et donc, nous réserverions un vol  en arrivant à Bogota le 17 mars.

D’ailleurs à l’hôtel nous avons rencontré une famille française qui avait reçu également un mail leur disant que leur  vol Air France venait  d’être annulé. Du coup ils ont  décidé de reculer, et partir beaucoup plus tard (peut être l’ont ils regretté aussi). Personne à ce moment là ne paniquait.

Nous visitons donc le très beau par naturel Tayrona sur deux jours. Puis le lendemain nous reprenons l’hôtel laissé deux jours plus tôt.

Le lendemain matin le 17,  nous prenons comme prévu un vol pour Bogota sans problème.

Dès notre arrivée à l’aéroport nous nous dirigeons vers le comptoir IBERIA………fermé.

Nous allons au comptoir Air France, une queue d’enfer bien sûr, pour s’entendre dire « achetez  un vol pour la semaine prochaine et on essaiera de vous trouver deux sièges demain ou après demain ».

On  part à notre hôtel en taxi, impeccable, on cherche un vol air France sur Internet mais impossible de finaliser la réservation. Sur la compagnie Avianca, pour un vol direct,  les prix sont exorbitants de 1300 à 3200 dollars le siège ; et là on se dit que ça n’est pas possible. On repianote sur Iberia, impossible de trouver un vol. Alain va sur d’autres compagnies mais qui nous font faire un voyage de 30 heures en passant par les Etats Unis. Bon on achète un vol Bogota, Miami Paris, on paie bien sûr. Puis, Grégoire notre fils nous dit  « attention il vous faut  un ESTA », c’est une sorte de visa, que nous n’avons pas. Alain vérifie sur internet, il faut 72 heures pour l’obtenir. Alors nous décidons d’annuler notre réservation. Ouf ça marche, c’est Grégoire de Paris qui le fera car il faut téléphoner,  en principe nous serons remboursés de ce vol.

De plus Françoise s’était renseignée sur le groupe facebook    » La France en Colombie ».  Une personne disait  « attention, je ne sais pas si vous serez bien accueillis aux Etats Unis en ce moment, vu que vous êtes Français. »  OUPS !!!

Le  18 mars et on ne sait toujours pas quand nous repartirons. Pendant ce temps le président de la république Colombienne DUQUE, instaure le confinement pour les plus de 70 ans aie, aie Alain !!!!

Françoise a tenter d’ aller lire dan le salon de l’hôtel et on lui a gentiment dit de remonter dans sa chambre.

D’ailleurs à ce sujet, le petit déjeuner était servi en chambre car le restaurant devait rester fermer. Pour les repas nous commandions ce que nous souhaitions et on nous les montait dans la chambre. Toujours aussi gentiment.

Voilà , nous ne nous ennuyons pas car Françoise lisait et Alain pianotait sur l’ordi afin de trouver  un vol le plus rapidement possible car nous savions par l’Ambassade de France,  que le mardi 24 l’aéroport de Bogota fermait et que nous ne pourrions repartir au mieux fin avril.

Le 19 mars Alain a enfin trouvé un vol avec l’aide de notre fils. C’est avec Air Canada que nous partirons ; Bogota,  Toronto, Montréal, puis Paris. Super nous sommes assez contents , le prix est tout a fait correct 550 euros par personne. Sauf que le voyage se fait en 40 heures. On ne fait plus la fine bouche, on prend !!!

Le samedi 21, Il est midi, on doit libérer  la chambre, nous prenons  un taxi pour l’aéroport  bien que le confinement soit décrété. L’hôtelier nous affirme que nous ne serons pas verbalisés car nous avons des billets d’avion imprimés à la bonne date.

Ouf, nous arrivons tôt à l’aéroport de peur que quelque chose nous arrive au cas où ………

Il y a un monde fou partout, des gens allongés à même le sol, d’autres qui se baladent sans masque, les restaurants sont presque tous fermés, on a quand même trouvé une pizzeria pour déjeuner.

Notre vol était prévu à  22h25.

Vers 19 heures on se dirige vers l’enregistrement. Tout va bien, Alain dit même à Françoise à quelques mètres du comptoir  « alors tout va bien, on va enfin partir ».

Oui super !!

Sauf que, lorsque nous présentons notre billet pour Paris via le canada, le gars du bureau nous dit  « non non, vous ne pouvez pas partir. Le gouvernement Canadien vient de sortir une nouvelle directive, en vigueur depuis le 18, interdisant aux étrangers de prendre un vol intérieur. Si vous voulez absolument partir ce soir, il faut que vous achetiez un vol Toronto Paris et vous enregistrer  sur ce vol. Il y a un vol air France demain soir. » Il est précisément 20 heures et le vol pour Toronto part à 22 heures 25.

Alain  saute sur le  Smartphone, et il décroche rapidement deux billets Air France pour le lendemain OUFFFFFFFFF.

Nous repassons au comptoir bourré de monde, sans aucune distanciation sociale car de très nombreux français sont  dans notre cas, et voulaient partir aussi. Nous avons eu la grande chance de pouvoir partir, certains sont restés à Bogota avec toutes les emm….. que ça sous entend.

Nous arrivons donc à Toronto  à 5 heures le matin et notre prochain vol est à 19 heures 45. Il a fallu tuer ce temps. Françoise a terminé un livre,  Alain a fait du sudoku. On a joué au morpion, et on a surtout évité de se balader dans  cet IMMENSE aéroport.

Le vol sur Air  France a été formidable car quasi vide. Du coup nous avons  pu dormir  chacun sur 3 sièges, le luxe.

Arrivés à Paris à 8h, le temps de récupérer les bagages et passer les contrôles de police, il est 9h, pas assez de temps pour prendre le TGV de 10 h 11 à Montparnasse. On fonce chez les loueurs de voiture. Évidemment il y avait une queue d’enfer. Au total il n’y avait plus une seule voiture à louer.

Comme nous avons de bons amis qui suivaient nos aventures en Live, on reçoit un message de Nicole qui nous dit qu’ils ont trouvé un TGV pour nous jusqu’à Tours puis un bus pour Loches. Hop Smartphone, et hop on réserve le train et le bus.  120 euros encore. Ne dit on pas que plaie d’argent n’est pas mortelle ?

Le train est à 17h27 et il est 9h30. On attend dans l’aéroport jusqu’à 13h. TOUS les restaurants sont fermés ; Nous décidons  de partir en bus navette jusqu’à Montparnasse. On arrive à la gare, TOUT est fermé également, même les toilettes, et  il fait  froid. Alain part à la recherche de quelque nourriture et trouve un petit Auchan qui nous vend deux sandwiches.

L’après midi est vraiment long  a attendre dans ce froid.

17h27 le train est à l’heure, chouette.

Le voyage en TGV se passe bien, nous sommes relativement détendus. On arrive à Tours et là………. le bus  est annulé, sans avertissement. . Snif , snif

Les taxis sont juste à côté, alors….. nous prenons un taxi , en heures de nuit bien sûr. Qui nous ramène chez nous. .

Voilà notre dernière aventure.

Mais nous pensons beaucoup à tous les français en attente de partir de Colombie ou d’ailleurs dans le monde, à ce jour c’est toujours très difficile.

Nous nous estimons chanceux, car nous avions la carte bancaire pour payer  instantanément ce que beaucoup de jeunes backpackers ne pouvaient pas faire. D’ailleurs en anecdote, à Bogota il était délivré des sandwiches  gratuitement aux personnes en difficulté. A Bogota et à Toronto des distributeurs de gels désinfectant étaient installés partout dans l’aéroport gratuitement. A Paris rien du tout. Ah si, la distanciation sociale faite avec de vraies barrières et quand il n’y en avait pas, on vous disait  « reculez s’il vous plait ».

Nous  nous sommes confinés pour 15 jours, afin de ne pas exposer nos familles et amis au cas où nous serions positifs au Covid . Nous  avons tellement bourlingué ces derniers temps….

Ceci étant dit, ce voyage , mis à part le retour aura été exceptionnel. La Colombie et les Colombiens nous ont conquis et nous suggérons cette destination au futurs voyageurs , quand tout sera redevenu normal.

A l’année prochaine

Le parc Tayrona

Après Palomino, nous sommes revenus à Santa Marta pour une nuit, afin d’être prêts  le lendemain assez tôt pour partir dans le parc.

Tayrona  est un parc national naturel de 12000 hectares. Des plages idylliques et une forêt tropicale dense, font de ce lieu  une destination incontournable en Colombie. Nous avons eu une chance incroyable car le lendemain le parc fermait  aux étranger à cause du Covid 19.

Nous y passerons une nuit dans une cabane sur la plage.

Il y a deux entrées possibles. L’une c’est Zaino, la plus facile, et Calabazzo la plus compliquée. Nous avons  choisi la deuxième formule.

Nous ne savions pas du tout avant de réserver l’hôtel en question qu’il nous faudrait 6 heures de randonnée dans la jungle avec un dénivelé de 450 mètres et une température de 35°, vous voyez  un peu.

On se présente donc à l’entrée et, ô, bonne surprise, il est possible de louer les services d’une moto taxi pour nous monter jusqu’à un point  donné. On sera 25 minutes derrière le driver. Le chemin est hyper bosselé et peu large. On s’accroche et ça passe. Nous étions vraiment très heureux de cette formule. Ils nous lâchent là, puis nous  repartons avec nos petits sacs à dos, chargés au minimum, avec nos 4 litres d’eau.

Sur la route nous rencontrerons 3 Koguis, ces indigénas de la Sierra Nevada. Ils vivent en complète autarcie et n’aiment pas les visites. D’ailleurs nous contournerons l’un de leurs villages, interdits aux visiteurs. Ils revendiquent ce territoire qui selon eux est sacré. Chaque année, le gouvernement ferme  à deux reprises le parc afin que la nature « se ressource ». Ces compromis semblent satisfaire les Koguis.

Sur le chemin nous verrons des petits singes capucins, des papillons, dont un énorme morpho et  des insectes. La flore est abondante, les arbres gigantesques. Les torrents sont secs, nous sommes en période sèche  et heureusement car lorsqu’il pleut ces chemins sont  impraticables.

Vers midi nous nous sommes arrêtés pour pique niquer de barres de céréales, ce qui nous avait paru le plus simple en matière d’hygiène et de poids.

C’est vers 14 heures que nous sommes arrivés à l’auberge. Nous sommes installés sur la plage. Il est impossible de s’y baigner à cause des courants dangereux. Du coup on fera une balade et on jouera aux cartes, car il n’y a rien à faire, pas d’internet et pas d’électricité.  Notre nuit a été bonne, le ressac  nous a endormi rapidement, et aucune pollution sonore.

Le lendemain matin, après un bon petit déjeuner, nous prenons la route pour 15 kilomètres avec des dénivelés encore importants. En fait  ce trekking est très sportif, il a fallu pourtant  le faire. En période de pluie, il est impossible de prendre ces chemins car il faudrait passer dans les torrents.  Le seul moyen de communication étant les mules. Le propriétaire de l’auberge nous disait que chaque jour, ils  partaient pour aller chercher le ravitaillement. Un gros 4X4 montait jusqu’à l’endroit où nous avaient laissé les motos puis des hommes chargeaient les mules pour revenir à l’auberge. D’ailleurs, sur la route nous rencontrerons une « caravane » de mules bien chargées.

Nous nous arrêterons encore vers midi pour pique niquer de nos barres de céréales et profiterons  d’une plage pour faire trempette.

Notre route reprend et heureusement l’altitude baisse mais les chemins sont sableux et donc hyper glissants.  

Plusieurs plages se succèdent, on y fait de petites pauses. Nous y sommes pratiquement les seuls, ce qui n’est pas étonnant au vu de la difficulté du terrain.  En fin de randonnée nous voyons des singes hurleurs.

Ces deux jours, certes très physiques nous ont permis de mesurer nos capacités  physiques, et nous sommes assez fiers de nous.

Nous avons repris le bus pour Santa Marta, et arrivés à l’hôtel nous avons plongé dans le jacuzzy.

C’est là que se termine notre très beau voyage en Colombie.

Une épreuve cependant nous attend.

Nous avons appris le 14 mars que notre vol pour le 19 mars était annulé à cause du Covid19. Iberia ne nous rembourse pas nos billets mais nous donne un « bon pour » un vol sur leur ligne quand on le souhaitera. Evidemment ceci ne nous convient pas du tout.

Nous repartons de Santa Marta le 17 en avion pour Bogota. A l’arrivée on essaie d’avoir un vol chez Air France ce qui est impossible.

On rentre à l’hotel, Alain commence à pianoter sur l’ordi pour avoir un vol dans les prochains jours  en vain. Il a bien trouvé des vols mais à 3200 dollars le billet !!!!!!!!!  C’est du racket pur et simple.

On contacte l’ambassade, hyper débordée qui prend nos coordonnées. Puis sur leur  site on rempli un formulaire de renseignements  personnels en ligne  et on attend.

Voilà, à l’heure où nous écrivons ce dernier article nous en sommes à attendre à l’hôtel San Francisco d’Asis qui, nous en sommes certains nous aidera à quitter la Colombie, bien que ce pays nous a beaucoup plu.

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Palomino

Palomino est un petit village de la Sierra Nevada, dans les Caraïbes.

Nous y avions prévu trois jours et nous y sommes restés quatre, et pourtant il n’y a rien à faire.

L’ambiance y est très détendue, notre cabane dans  les arbres hyper confortable, avec salle  de bains extérieure, un délice.

Les deux jeunes gérants et leur petit garçon sont adorables, on ne pouvait que tomber sous le charme.

Deux rios se jettent dans la mer à Palomino, l’un est infesté de caïmans, et l’autre est propice à la baignade et au tubing, descente de la rivière sur des bouées.

Nous avions prévu de la faire, mais la rivière est tellement basse que quelqu’un nous a déconseillé de le faire car on se  fait racler le «popotin». Alors du coup nous avons fait une très belle randonnée. Nous avons commencé dans la rivière, l’avons descendue, l’eau nous arrivait à peine aux genoux, puis nous avons continué sur un chemin, pour arriver à la mer où nous nous sommes baignés. L’eau y est chaude, un vrai bonheur.

La plage est immense, mais hélas il est très dangereux de s’y baigner à cause des forts courants. Ceci dit beaucoup s’y baignent, nous avons préféré le calme de la rivière.

De la plage, à 7 heures le matin on peut voir les neiges éternelles des Pico Cristobal Colon et  Simon Bolivar qui  culminent à plus de  5700 mètres.

Dans la région de Palomino vivent les Indigenas Kogis. Nous avions envisager d’aller visiter un village, mais après avoir discuté avec un commerçant (Français), qui nous a déconseillé ce genre de visite mercantile. En fait il s’agit d’un village reconstitué, ils y mettent deux  ou trois Kogis, on nous raconte comment ils vivent et le tout est joué. En fait les Kogis vivent  entre 0 mètre et 5000 mètres dans la sierra Nevada et n’aiment pas du tout les visiteurs. Ils  vivent en totale autarcie économique et intellectuelle.

Ils sont reconnaissables à leurs habits blancs, en coton. Les femmes ont des robes droites en gros coton et une grande ceinture de couleur. Les hommes  aux longs cheveux noirs, raides portent une tunique et un pantalon blanc et un drôle de chapeau sur la tête. Les enfants, une tunique blanche.

A Palomino nous avons pris le temps de vivre. Rocking chair, Hamac, fauteuil, Jeux avec Ylmar le petit garçon du lodge qui à 5 ans et adorable.

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Minca

Minca est situé dans la Sierra Nevada, ce grand massif montagneux culminant à plus de 5000 mètres d’altitude, où les neiges éternelles  coiffent le cerro de Bolivar, et le cerro Cristobal Colomb

Minca est à 1/2 heure de la trépidante Santa Marta, nous prenons un taxi pour nous y conduire. La route est bonne et le paysage magnifique.

Nous avons choisi un super petit hôtel, qui fut autrefois un monastère. Autant vous dire que nous étions au calme.

De la terrasse du restaurant on contemple la montagne couverte de forêt primaire.

Les colibris y sont très nombreux, abreuvés par le personnel de l’hôtel, nous nous sommes régalés de la présence de  ces jolis petits oiseaux. Il y a énormément d’oiseaux dans  la sierra Nevada, Françoise y aura vu un très beau toucan. Sur les 1900 espèces d’oiseaux de la Colombie, 400 vivent dans la Sierra Nevada.

Ce village est traversé par un joli  rio où les gens se baignent, Il y fait beaucoup moins chaud qu’à Santa Marta, l’altitude étant  de 600 mètres seulement. Les possibilités de balades sont nombreuses, nous avons opté pour une randonnée d’une journée en moto. Il assez rare de trouver des locations de moto en Colombie, alors on en a profité.

Notre deuxième jour sera donc  consacré à la moto.

Il n’y a pas de route asphaltée, ce ne sont que des petites pistes bien  défoncées et sableuses, donc assez «casse gueule», mais Alain étant un super driver, nous ferons le tour sans problème.

Les paysages sont toujours très beaux. Sur la route nous ferons escale dans une plantation de café qui date de 1892.

Crée par un ingénieur anglais et revendue en 1950 à une famille allemande, qui poursuit encore aujourd’hui la gestion de la plantation. Toutes les machines datent de l’origine de la plantation sauf  une qui date de 1950. Nous la visiterons car elle n’a rien à voir avec celle de Don Elias à Salento. Ici ce sont 80 hectares de caféiers, en bio également. 22 personnes à l’année et plus de 50 pendant la récolte qui va de novembre à février. Une seule récolte par an, contre deux 2 pour Don Elias qui est dans une autre région.

En Colombie, seul l’arabica est cultivé, on dit que le café Colombien est le meilleur du monde, en tout cas les colombiens en boivent beaucoup.

La récolte de la plantation Victoria est vendue à la coopérative. Il est en est gardé une certaine quantité qui est vendue sur place. 

Plusieurs cascades sont  sur notre route, nous nous y arrêterons,  elles sont jolies, mais on vu mieux à Sulawasi en Indonésie.

Cette escapade de deux jours à Minca aura été très sympa, et une fois de plus nous attestons de la grande diversité des paysages.

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La Guajira

Nous n’avions pas prévu d’aller dans cette région de la Colombie, car selon le guide Lonely planet et d’autres medias, il était très difficile d’y accéder.

Après multiples  recherches, nous avons su qu’il était en fait possible de s’y rendre, et du coup nous avons décidé  de vivre l’aventure. La Guajira est la région la plus septentrionale de la Colombie, et du continent sud américain.

Nous avons pris  un bus  depuis Sant Marta pour Riohacha, capitale de la région, et de là, on a demandé  à notre hôtel de nous réserver une voiture pour 3 jours et deux nuit dans la Guajira.

Riohacha, est une très grande ville absolument sans intérêt, sa plage est immense bordée de cocotiers et un grand malecon où les gens se retrouvent le soir. . En journée on ne voit personne car il fait extrêmement  chaud.

Dès le lendemain matin nous partions avec un chauffeur, une Française et une Colombienne dans un énorme 4X4 Patrol.

Le territoire que nous allons visiter est celui des Wayuus. Cette population a  toujours résisté aux  conquistadors qui ont dû se replier au sud de la péninsule et ont crée Riohacha qui en deviendra la capitale du département

1er jour

Après une bonne heure de route asphaltée, nous arrivons sur une piste correcte. Notre premier arrêt fut les salinas de Manaure.

Ces salines, ont été créées il y a 60 ans pas des femmes, aujourd’hui ce ne sont que des hommes qui y travaillent. Le sel récolté peut fournir toute la Colombie.

Puis nous reprenons la piste jusqu’ à Urubia, une ville hyper poussiéreuse ou, les sacs en plastique   sont accrochés aux cactus et « décorent » le paysage. Il  n’y a pas  de pompe à essence et ce sont des revendeurs qui, sur les trottoirs et au bord de la route vendent le diesel dans des bidons et des bouteilles en plastique.

Notre chauffeurs fera le  plein ici, et emplira un autre bidon de 40 litres pour les 3 jours.

Nous « attaquons »  le désert fait de sable, cailloux,  cactus et arbrisseaux.

La population y est extrêmement pauvre, les maisons plantées au milieu de nulle part sont en bois de cactus, couvertes  en  palme. La plupart n’ont pas l’électricité, mais surtout, n’ont pas d’eau douce.

Les Wayuus ont un savoir faire extraordinaire dans la confection de leurs très beaux sacs, les mochilas, crochetés mains. Certains sont de véritables merveilles. Les chincharos  sont  tissés  à  la main. Ce sont des hamacs, mais beaucoup plus confortables.

Avant de partir pour cette randonnée, nous avions appris qu’il était bien de se munir d’eau en quantité suffisante et d’acheter des biscuits ou autres denrées alimentaires  pour les offrir aux enfants.

Parce que, ces enfants afin d’obtenir des friandises, tendent une petite corde en travers de la piste afin d’empêcher les voitures de passer. C’est une façon d’obtenir à manger. Ils sont toujours souriants, et  la situation nous émeut beaucoup. Camille la jeune française en versera même des  larmes.

Conseils pour les futurs voyageurs. Au lieu d’emporter des biscuits et des  bonbons, mieux vaut emporter de l’eau et du riz ou du maïs. Les sucreries que les chauffeurs préconisent font certes plaisir aux enfants, mais provoquent des caries, qui ne seront jamais soignées.

Ce peuple Wayuu, est  délaissé de la Colombie, et  certains Colombiens ne les considèrent pas comme citoyens.

Nous continuons donc notre escapade, quand, au beau milieu de nulle part, sous un soleil de plomb, et un vent à «écorner les bœufs »notre voiture se met à hoqueter et paf, elle s’arrête. Tous les quatre nous nous regardons circonspects………….mais notre chauffeur, certainement habitué à ce genre de situation, reste calme, ouvre le capot, bricole quelque chose et hop nous repartons.

Nous arrivons à Cabo de Leva, tout petit village en bordure de mer, ce bled est connu pour le kitesurf, il parait que c’est un endroit merveilleux pour ce sport. Nous y verrons effectivement de nombreuses voiles danser sur la mer turquoise.

Puis, après un déjeuner  copieux de poissons, du pargo, nous repartons pour le « pelon de azacur, un pain de sucre que nous avons gravi allégrement, une fois de plus. Et pour y découvrir un panorama  magnifique sur la mer et le désert environnant.

Puis nous irons  sur un promontoire appelé  el  faro, mais s’il n’y a plus de phare pour  profiter du  coucher du soleil.

Nous logerons à Cabo de Leva. Notre couchage sera  des chinchoros. Par manque d’expérience très certainement, nous ne passerons pas une très bonne nuit, mais au moins nous garderons ce souvenir.

En fait pour bien dormir dans un hamac il faut ce mettre en biais, ainsi le corps est droit. Nous avons pourtant suivi les recommandations, mais le résultat ne fut pas probant.

De plus nous étions assez près du générateur d’électricité qui ne fonctionne que la nuit comme par hasard.   

La douche froide au seau, mais ça se fut un plaisir, au vu de ce que nous avions mangé comme sable pendant la journée.

Très curieusement t, ici la mer est fraîche, Françoise n’y fera qu’un petit bain de pieds et Alain s’abstiendra.

2ème jour

Petit déjeuner à 7 heures, ah oui, car hier soir diner à 19 heures et coucher à 20H30, sous les étoiles.

Départ à 7H30.

On s’enfonce toujours plus au nord, l’environnement est de plus en  plus hostile mais paradoxalement les paysages sont à couper le souffle. Les quelques villages que nous traversons sont au paroxysme  de  la misère.

Les enfants réclament de l’eau, nous regrettons de ne pas en avoir apporté  plus. Leurs   perpétuels sourires  sont émouvants.

Après une matinée entre dunes, cailloux, terre craquelée, nous arrivons à Punta Gallinas, le bout du bout de la Colombie. Et là, habitent encore des wayuus.

Notre périple continue, quand nous arrivons à las Dunas de Taroa . Elle pourrait ressembler à la dune du pilat, mais en beaucoup plus grande,  le soleil y est brûlant et le vent emporte le sable jaune qui nous pique les jambes.

Nous descendons  jusqu’ à la mer, les filles se sont baignées mais pas nous, l’eau nous parait toujours trop froide.

Et il a fallu remonter…………. Dur dur dans le sable !!!!!!!!!!!!!

Puis, on reprend la route, quand,  devant nous, au fond d’une dune une voiture s’enlise  dans le sable.

Notre chauffeur s’arrête  quelques instants  au dessus, et certainement qu’il en avait assez d’attendre que la voiture se sorte d’affaire, décide de s’élancer, sauf que…, en bas, nous aussi on est enlisés et une troisième voiture fera la même chose.

Et là…….. Arrivent d’on ne sait où, des hommes pour nous aider à sortir de ce pétrin. Eux sont toujours souriants, quelle leçon !!!!

Enfin après une heure de boulot, les trois voitures pourront repartir.

Le soir nous serons dans l’auberge de jeunesse qu’Alexandra , une Wayuu, a installé la bas.

Le lieu est sympa mais l’environnement  toujours aussi hostile. Les quelques moutons essaient de brouter  les arbrisseaux et lécher les cailloux.

Nous dormirons dans un vrai lit en dortoir de 4 personnes. Nous serons avec nos deux copines.  

La bonne douche froide, enfin pas si froide que ça, étant donné la chaleur qui fait ici.

3eme jour

Départ à 7H30.

Les paysages sont toujours aussi spectaculaires, de temps en temps on voit un aigle voler au dessus de la voiture à la recherche d’un  petit animal,

Des chèvres sauvages broutent elles aussi les petits buissons et arbrisseaux.

Nous nous arrêterons près d’une  immense faille qui laisse voir la mer turquoise au loin. Vraiment ces paysages sont extraordinaires.

Puis plus loin, autre arrêt au bord d’une plage, où les coquillages s’y sont amoncelés par petits dômes, et plus loin encore une petite saline naturelle.

Et toujours, des cabanes, construite en bois de cactus, et toujours des enfants et leurs mères en attente de quelques victuailles.

Ces trois jours auront été   très intenses, et le souvenir  impérissable.

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