Bukit Lawang

Il était impensable de venir à Sumatra sans aller rendre visite à nos cousins les Orangs outans (homme de la forêt en Malais).

Il est  donc 9 heures ce matin quand nous prenons un mini bus pour  Bukit Lawang.

Après 3 petites heures  en minibus local  nous arrivons dans cette petite bourgade en bordure de la rivière Sungai Bohorok. L’endroit est magnifique.

Nous avions réservé une Guest House, car souhaitions résider  au Kupu Kupu Garden (qui veut dire jardin aux papillons en Bahasa), et il n’y a que 3 chambres.

www.kupukupugardenbukitlawang.com

Nous avions trouvé cette adresse via le blog d’une voyageuse.

En fait cette guest house est extraordinaire, tenue par un couple Indo /Australien. Leur maison est insolite, située au fin fond de la rivière en bordure de jungle, et  décorée avec beaucoup de soins, une petite merveille. Chaque jour nous découvrons des  subtilités dans le décor.

Jeff et Sue sont très sympas, ils donnent des conseils avisés pour faires des treks ou des balades simples.

Le seul problème est que, située dans la jungle, il est assez difficile d’accéder au Kupu kupu garden. Nous avons donc pris des porteurs pour nous emporter nos deux gros sacs.

Notre salle de bains est à ciel ouvert. La pomme de douche est cachée dans une énorme plante à grandes feuilles, un régal.

L’eau est froide, pas d’eau chaude, pas d’internet, de l’électricité de 18 heures à……minuit environ.

Nous partageons les repas avec Sue, Jeff, les propriétaires et les 4 autres touristes, des Suisses et des Espagnols.

Un vrai lieu de retraite. Notre chambre est située à  15 mètres au dessus de la rivière et nous contemplons la jungle de notre immense balcon.

Voilà pour le cadre où nous passerons 4 jours

 

En 2003, une crue éclair a tout dévasté dans ce village, maisons et habitants, qui avait fait 220 morts.

Un couple de Néerlandais a construit un orphelinat, sur leurs fonds propres, suite à cette tragédie. Nous avons parlé avec la propriétaire qui nous dit, que dix ans après, si les orphelins  sont devenus des adultes, en revanche ils accueillent toujours des petits   dont les parents sont morts d ‘accident ou de maladie

www.kindertehuisbukitlawang.com

Nous prendrons tous nos petits déjeuners et dîners à la GH, car il faut 20 minutes environ sur un chemin escarpé pour nous rendre au village. Et quand la rivière monte pendant la saison des pluies, la GH est isolée du monde.

Jeff nous a montré des photos d’orang outans prises juste en face de chez lui, de l’autre côté de la rivière, des Thomas leaf, des macaques et même, tenez vous bien un jeune léopard  sur la terrasse de la cuisine. Il nous a raconté des histoires de jungle, et il a un sacré répertoire.

Notre première nuit est bercée par la rivière qui coule sur les gros galets gris.

Ce matin nous prenons un Becak (sorte de tuk tuk) mais le chauffeur est placé à droite des passagers), pour aller au marché de la petite ville voisine. Nous avons retrouvé l’ambiance des marchés Indonésiens, très bien pourvus en fruits et légumes. Petits achats au passage d’avocats, ananas, mandarines et litchis.

Après midi au bord de la rivière et tentative de baignade, l’eau est très claire, fraîche, mais hélas les énorme galets ronds font mal aux pieds.

Il est possible de faire du tubing, sur des chambres à air de tracteurs.  D’ailleurs le dimanche, les gens de Médan, viennent nombreux ici pour se détendre.

Parlons un peu des Orangs outans.

Bornéo et Sumatra sont les seuls pays au monde où survivent encore des Orangs Outans, mais la déforestation massive a ralenti la démographie de ces primates qui ont 96,8% de gênes communs avec les humains.

Dans les années 1970, des  chercheurs ont créée le centre de réhabilitation des orangs outans.

Maintenant on pourrait espérer que leur survie soit assurée, bien que la  déforestation continue  au profit de l’agriculture et de l’exploitation du bois.

Il faut savoir que la forêt de Sumatra couvre 2,5 millions d’hectares.

Les femelles n’ont, en général que 2 petits pendant leur vie. Leur maturité sexuelle est à 10 ans, elle porte  leur bébé pendant 9 mois. Elles peuvent procréer que jusqu’à 30 ans. Elles gardent leur enfant jusqu’à l’âge adulte.

Les orangs outans vivent jusqu’à 40 ans environ.

Lors de treks dans la jungle il est possible d’en voir, mais au centre de réhabilitations de ces primates, c’est plus facile.

Nous avons donc opté pour la deuxième formule.

Dès 8h30 nous empruntons un petit canot pour traverser la rivière et avec des rangers nous grimpons dans la jungle pour accéder à une plate forme dan les arbres.

En général les orangs outans sont dans le coin, mais, les rangers, afin de satisfaire les touristes, emportent des bananes avec eux.

Au départ ils ne font rien, et si les primates ne viennent pas ils tapent sur les branches avec des bâtons.

Et après  quelques minutes nous avons pu voir arriver une première guenon et son bébé.

Evidemment c’est l’émotion, car pouvoir voir des orangs outans dans leur milieu naturel, c’est formidable.

Les rangers sont  sur une plate forme construite dans les arbres munis de plusieurs kilos de bananes. Une femelle s’approche et très délicatement vient chercher les bananes. Peut  être 2 à 3 kilos d’un coup.

Elle commence à ouvrir les fruits et les manger  un à un, en moins de 5 minutes le kilo est mangé.

Puis une deuxième femelle arrive et fait de même.

Nous avons eu de la chance, car parfois on n’en voit pas surtout à la saison des fruits, car ils ont assez de nourriture dans l’immense forêt sans avoir besoin de venir réclamer aux rangers.

Les voir évoluer à une dizaine de mètres de nous, s’accrochant doucement  aux branches avec leur grands bras (de 2,30 mètres d’envergure) et leurs jambes, est un moment unique. Leur visage est très expressif et fait penser à l’humain..

Ces animaux sont très nonchalants, ils ne se déplacent que sur un kilomètre environs par jour, refont leur nid chaque soir à 12 mètres du sol afin d’éviter les prédateurs.

A Sumatra, il y encore des tigres, des rhinocéros blancs, des léopards.

L’après midi nous avons fait une super randonnée dans les palmiers à huile et les hévéas, pour nous rendre dans une grotte remplie  de chauves souris.

Et juste avant d’entrer dans la grotte, nous avons vu encore une mère  orang outang  et son bébé. Ces primates sont solitaires, contrairement aux macaques sui se déplacent en famille. Le soir juste sous notre balcon, on les voyait se promener  sur les cailloux. Ils n’ont pas peur de l’eau et traversent la rivière pour aller chercher à manger. Alain a du en chasser un lors de notre apéro sur le balcon, il avait senti les cacahuètes !!!! et comme on dit « malin comme un singe », il partait  par le balcon et on le voyait réapparaitre par le toit. Il a fallu que Jeff s’en  occupe en le chassant avec son lance pierre. Attention, ça n’est que lui faire peur, mais surtout pas le blesser, car tous les animaux de la jungle sont protégés, et Jeff aime tellement ces animaux.

Pour le dernier jour à Bukit lawang, nous nous sommes offert une  petite descente de la rivière en tubing (bouée de tracteur). Un guide est nécessaire car la rivière est certes basse en cette saison, mais il faut savoir où passer afin de  ne pas heurter  des  rochers et  se laisser emporter par le courant.

Nous n’avions jamais fait ce genre d’activité, mais avons beaucoup apprécié cette sortie.

 

Nous garderons un souvenir impérissable de cet endroit, et conseillons vivement l’adresse du Kupu Kupu Garden.

Photos

2 Responses

  1. Vous avez l’air de vous amuser comme des petits fous sur votre bouée!! quel magnifique endroit ; vous rapportez un petit « cousin » dans vos bagages???pour animer l’apéro???

  2. Il parait qu’on descend du singe ? heureusement que les crèmes épilatoires sont passées par là !! çà doit-être impressionnant de se trouver devant ces « monstres » .

    C’est toujours plus d’émerveillement .