Author Archives: Alain et Françoise

Gokarna

Nous venons de refaire une petite escapade dans le karnataka, histoire de découvrir le village de Gokarna, célèbre pour ses temples et son bassin sacré mais également pour ses plages désertes.
Le village est toujours animé, les pèlerins y viennent nombreux et le soir,  se sont encore des milliers de fidèles qui se réunissent et chantent dans les temples. Nous logeons dans un bel hôtel  sur la colline qui domine  le village, et de notre terrasse nous entendons les chants et les clochettes des temples ce qui donne une touche magique au lieu.

Nous avons visité un hameau, et lorsque nous sommes arrivés à hauteur de l’école publique, nous avons entendu des enfants chanter. Nous nous sommes approchés et la dame de service (que nous savons supposé être) nous a fait signe de venir. Elle nous a apporté des chaises et nous a installés  dans la salle de classe.

Nous avons pu y voir l’institutrice et sa vingtaine d’enfants en train de prier avant le repas de midi. Ils chantaient, les yeux fermés,  le pouce et l’index joints.  A la fin de la prière ils nous ont salués, et nous n’avons pas échappé « do you comme from ? »Et « what’s your  name ? »

Nous avons pu constater que la classe n’avait pas de bancs, ni bureau, et que la cour d’école n’avait aucune clôture. Nous sommes  bien loin de nos protocoles européens en matière de sécurité.

Les plages de Gokarna sont très belles, certes un peu difficiles d’accès, mais lorsqu’on  a franchi les rochers, on est  heureux d’avoir trouvé  ce petit coin de paradis. Quelques huttes à louer et bistrots sont installés là, les vaches se promènent nonchalamment, et tout va bien.

Si ces plages à quelques kilomètres du village sont superbes, on ne peut pas en dire autant de  la plage municipale, située en plein village. Elle est très grande et  évidemment accueille beaucoup d’Indiens. Cette plage est absolument immonde, ce sont des tonnes de déchets laissés là par les gens, elle ressemble un peu à la grande plage de Chennai, mais en plus petit. Dernièrement, le festival de Shivarathri a eu lieu à Gokarna, et des immenses hangars de toile ont été édifiés pour l’occasion, évidemment ça a généré des déchets. Sur cette plage  on vient célébrer les cérémonies après les crémations, et là encore les déchets sont abandonnés sur la plage.

Aucun touriste occidental ne s’y baigne, en revanche les Indiens s’en donnent à cœur joie. Ils doivent être immunisés dès la naissance par le lait de leur mère qui a consommé de l’eau plus ou moins croupie pendant leur grossesse. Quand on les voit boire l’eau des bassins sacrés, absolument verdâtre et pleine de détritus, ça donne plutôt la nausée.

Une anecdote : L’autre jour, nous étions dans une rue et discutions avec des voyageuses devant une toute petite échoppe de rue qui vend  des bonbons, et autres sucreries, quand une  vache arrive devant la boutique, elle s’arrête et urine. La commerçante très fière de cet acte a attendu que la vache ait presque terminé de faire pipi, puis a mis  sa main sous la queue a récupéré un peu d’urine, a béni son échoppe et a  porté le reste  à  sa bouche , s’est signé la poitrine , et voilà, nous, nous étions a faire « beurk » en cœur.

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Goa

Nous voici à Goa, dans ce tout petit état mais ô combien connu du monde entier. . C’est en 1510 que les portugais investirent  la région afin de contrôler la route des épices. Il aura fallu 5 siècles d’occupation avant que les troupes indiennes entrent dans Goa pour mettre fin à cette occupation. C’est donc en  1961 que Goa redevint Indienne.

Goa  est très touristique, du nord au sud, pour son architecture  héritée des Portugais, les églises y sont extrêmement nombreuses, mais ce qui attire par-dessus tout les touristes ce sont ses plages paradisiaques.

Nous avons choisi de nous installer sur les plages du sud, car celles du nord sont plutôt destinées à ceux qui aiment la foule et la fête. Nous sommes donc à Palolem, logés dans une petite cabane dans une jolie cocoteraie, juste sur la plage.

La plage de Palolem compte de nombreuses huttes, sommaires, mais agréables.

La vie s’y déroule très tranquillement, je crois bien  que nous sommes les seuls Français à fréquenter cette  plage. Les Russes, les Scandinaves, et les Allemands y sont nombreux.

Nos journées sont épuisantes : petit déjeuner copieux à 8 heures, promenade sur d’autres plages, baignades, transats, déjeuner, transats, promenade dans le village, dîner, et  veillée sur la terrasse de notre cabane.

La température de l’eau doit être de  32° environ, et le sable de la plage tellement brûlant que l’on doit mettre les chaussures pour accéder dans l’eau.

Nous avons vécu ainsi pendant 3 jours, ce qui nous  valu de nous reposer de nos derniers voyages.

Nous partons maintenant pour Gokarna dans le Karnataka tout proche. Nous allons y visiter cette toute petite ville pour ses temples, son ambiance, et ses plages désertes.

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HAMPI

Après un assez bon voyage en bus couchettes, nous sommes arrivés à Hospet à 5 heures du matin. Les rues complètement noires, et on ne savait pas vraiment quoi faire puisque nous n’avions pas réservé d’hôtel. Si nous ne savions pas comment nous organiser, les chauffeurs de tuktuks, savaient, eux, qu’ils pourraient faire leur business en  attendant les clients au cul du bus. Nous avons donc utilisé les services de l’un d’eux et avons parcouru une petite quinzaine  de kilomètres avant d’arriver à Hampi où  nous y avons trouvé très facilement une Guest house. Le temps de faire  un tout petit brin de toilette et pris un bon petit déjeuner, nous étions déjà en route pour la visite des sites.

Nous avons commencé la matinée par une visite au bord de la rivière sacrée, et profité du bain de « Lakhsmi », cette éléphante sacrée, qui vient chaque jour de 8 heures à 9 heures, prendre son bain.

C’est un vrai plaisir que de la voir s’ébattre et barrir dans l’eau ; son cornac la brosse activement et on sent qu’elle prend un réel plaisir à ce moment de la journée. Puis quand elle a terminé sa longue toilette, elle repart au temple où elle bénit les pèlerins.

Nous avons pris un jeune conducteur de tuk tuk pour nous emmener visiter les différents sites. Muttu, nous avait été recommandé par une jeune Française rencontrée à Ooty.

Revenons à Hampi. Cette ville, était au 14ème siècle une cité de plus de 500 000 habitants, aujourd’hui c’est un village de 2500 habitants tout au plus. EN 1565, les  sultans  du Deccan (sud) pillèrent la ville et  obligèrent le roi à s’exiler, la ville tomba dans l’oubli et aujourd’hui nous profitons des restes de cette gigantesque métropole. Mais outre les monuments historiques, le site, grandiose, est situé sur des collines de blocs de granit qui ont explosés il y a des millions d’année. Les paysages y sont surréalistes. La vie est extrêmement calme à Hampi, et comme c’est une ville sacrée, la vie nocturne n’existe pas, il est absolument interdit de consommer de l’alcool, cigarettes, et drogues. Dans chaque chambre d’hôtel de la ville, un panneau rappelle les règles de vie à observer, et franchement on n’a pas envie d’enfreindre la loi, car la punition en cas de désobéissance est très lourde.

Si la ville est un havre de paix, sans voiture, ce qui est rare en Inde, aujourd’hui, nous avons assisté à la shivarathi, une fête religieuse (encore une) où des milliers  de pèlerins se sont rassemblés hors et dans le temple. Les marchands de couleurs, de noix de coco, bananes, etc … ont fait des affaires et les vaches se sont régalées   de bananes et de caresses.

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