Brunei

Nous quittons Kota Kinabalu à 8 heures, en principe il y a  4 heures de bonne route, on est contents, sauf que…..Nous aurons 7 checkspoints  à passer.

On s’explique.

 Les états de Bornéo du Sabah et du Sarawak sont indépendants, du coup il faut passer la frontière. Ensuite  le Brunei est en partie séparé par le Sarawak,il faut donc passer du Sarawak au Brunei et du Brunei au Sarawak puis rentrer au Brunei, et le compte  est bon !!: ce qui fait  que nous arriverons 4 heures plus tard que prévu à cause de toutes ces foutues formalités frontalières ; et au total nous avons 8 tampons de plus sur nos passeports. On savait qu’il fallait  avoir de la place sur les passeports pour ce genre de voyage. Heureusement les nôtres n’ont que 4 ans.

On arrive donc à Brunei après ce voyage plutôt agaçant. Heureusement que les paysages sont beaux. Mais  nous verrons quand même des forêts de palmiers à huile, ce qui est absolument navrant. La forêt malaise disparaît au profit de cette culture intensive. Les grands mammifères se raréfient, car leur habitat disparaît.

Notre hôtel est chouette, avec piscine, à 1,5 km du centre. On pose nos affaires et on part vers le centre de Bandar Seri Begawan, 140 000 habitants,  c’est le nom de la capitale du Brunei.

Il n’y a personne dans les rues, ça fait très bizarre, on demande à un monsieur où se trouve le centre ville, et il nous répond, ici, avec un grand sourire. Oups, on ne comprend pas. On cherche un restaurant, on trouve, mais certains ferment déjà, et il est 18heures

Un peu d’histoire avant de continuer.

Le Brunei, est un tout petit état de  5765 km2 pour 430 000 habitants, dirigé par  le  sultan, Haji Sir Hassana Bolkiah Muizzadin Waddaulah (juste  cette fois nous écrirons son nom en entier !!!!!!); Il règne  depuis 1967, et est le 29ème sultan de Brunei.  Depuis l’indépendance  de Brunei du Royaume Uni en 1984.  C’est une monarchie absolue. Le premier ministre est lui-même.

Ce pays très riche  grâce au pétrole, n’a pas eu à  pratiquer la déforestation pour y planter des palmiers à huile, le pétrole suffit à enrichir le pays du coup il est  couvert à 75 % par  la jungle, et la faune y est encore très importante.

Le sultan, a un goût très prononcé par le luxe,  il faut dire qu’il est immensément riche, il a été dans les années 1990, l’homme le plus riche du monde.

Son palais construit en 1984 fait 200 000 mètres carrés (4 fois plus grand que Versailles) soit 1790 chambres

Il collectionne les voitures, il doit en avoir 5000, dont 130 Rolls Royce

200 chevaux, des avions, Etc……..

Il possède des hôtels de luxe dont le Plaza Athénée et le Meurice à Paris.

Ses sujets s’amusent à dire que  le pays est certes riche, mais c’est surtout le roi qui est riche. Ceci dit, l’essence est à 0,20 centimes, il n’y a pas d’impôts, les soins  et l’éducation sont gratuits.

Il est impossible de visiter le palais, nous sommes allés jusqu’aux grilles d’entrée, les gardes sont vigilants.

En revanche 3 jours par an, le sultan et la sultane reçoivent leurs sujets sans rendez- vous, il suffit de faire la queue afin d’avoir une poignée de mains des souverains et de recevoir un cadeau. 40 000 personnes défilent par jour, Il faut avoir envie !!!!!!!!!!!!!  

En tous cas, nous, touristes nous avons constaté que les Brunéiens sont d’une  gentillesse extrême, souriants, semblent heureux, malgré la charia. Ils sont toujours prêts à rendre service.

Pour exemple, nous  étions sur une route à 4 voies, avec un fort trafic. On voit une voiture s’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence. On arrive à sa hauteur et le monsieur nous demande où on allait. A la mosquée Jame’ Asr Hassan Bolkiah dit on, Il nous y a emmenés.

On visite la mosquée en question, érigée en 1992 pour les 25 ans de règne du sultan. L’édifice est splendide, le souverain étant le 29 ème  sultan, il a fait faire 29 coupoles dorées qui resplendissent sous le soleil

Après cette visite  on décide de prendre le bus pour aller en ville à 3 km de là,  quand une autre voiture s’arrête  et nous demande où on va, en ville dit on, et hop, il nous y emmène. Les gens nous saluent et souvent nous demandent d’où on vient.

L’après midi on visite Kampong Ayer,  le plus grand village au monde sur pilotis. 39000 personnes y vivent.

Ce village existe depuis plus de mille ans. Il a ses propres banques, mosquées, écoles, casernes de pompiers. Lors de notre balade on s’est arrêté boire un pot, on prend un coca cola  et Françoise demande également une glace. La patronne du bistrot nous a offert la glace, gentil, non ??

Eh oui, on boit du coca au Brunei, car l’alcool y est STRICTEMENT Interdit, La charia y a été prononcée en 2014.

Pour aller à Kampong Ayer, on prend un bateau taxi qui nous fait traverser le fleuve en 2 minutes. Le pilote du bateau nous a proposé de faire un tour dans la mangrove, ce qu’on a accepté.

Ce sera notre seul tour  à Brunei, on se réserve le Sarawak, car à Brunei, la vie est très chère et les tours proposés hors de prix. Nous avons vu encore des nasiques un petit crocodile et des oiseaux, belle balade quand même, et surtout rafraichissante car il fait très chaud, environ 33°

Les musées sont gratuits et très bien  entretenus, le personnel y est nombreux et pas du tout débordé.

Nous avons visité le Royal Regalia museum, qui comprend une  section consacrée aux cadeaux reçus par le sultan de Brunei. Mais qu’offrir à un homme qui possède déjà tout ? Eh bien que des choses qui brillent !!!!! pas de photo, car interdites.

Puis dans une autre section, on y voit des photos de famille, et la vie du sultan en général.

On peut également y voir le char utilisé lors du couronnement du sultan en 1968. C’est un vrai mégalomane ce sultan. Ah au fait il a 12 enfants de 3 femmes différentes, la polygamie est autorisée au Brunei.

Le musé Kampong Ayer Cultural est très intéressant, il explique très bien l’histoire de ce village avant  le pétrole, ses us et coutumes.

Les rues sont  propres et il y a des arbustes bien taillés partout.

Après le Vietnam et les scooters, on est dans un autre monde. Aucun scooter, seulement quelques grosses motos. Seulement 42 taxis, peu de bus, chacun  à sa voiture.

Nous avons visité également le somptueux hôtel 7  étoiles, construits par le frère du roi et qui a couté plus d’un milliard de dollards ; inimaginable, extravagant, évidemment bourré de chinois. On entre dans cet hôtel comme dans un moulin, deux grooms nous ouvrent grand les portes  avec un grand sourire. On a demandé au chauffeur de taxi pourquoi il n’y avait personnes dans les rues, il nous a répondu « parce que les gens travaillent et qu’après ils sont en famille », Sic !!!

La mosquée  Omar Ali Saifuddien, construite entre  1954 et 1958, est entourée d’une lagune artificielle dans laquelle elle se reflète, est superbe aussi. Le minaret haut de 52 mètres domine la ville, et malheur a celui  qui tente de le surpasser. Le proche bâtiment  de l’islamcic banque  of Brunei dépassait  le minaret, et son dernier étage  a été détruit sur ordre du sultan.

Nous avons été agréablement surpris de voir que toutes les femmes ne portent pas le voile, on s’attendait à voir des burkas, mais non, pas du tout, comme quoi !!!!!

Pour clore ce  chapitre, nous dirons que nous avons été  enchanté de visiter ce micro pays.

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Borneo : Etat du Sabah

Après 5 heures  de vol et une escale à Kuala Lumpur, nous voici sur l île de Bornéo. Nous n’avions pas le choix que de passer par Kuala Lumpur, car il n’existe pas d’avion d’ Hanoï à Kota Kinabalu.

Bornéo , la 3ème  plus grande île du monde, est partagée par la Malaisie , le Bruneï et l’Indonésie.

La Malaisie   a deux états le Sabah et le Sarawak.

Actuellement nous sommes dans le Sabah.

Nous atterrissons donc à Kota Kinabalu à 21H30.

Comme on avait réservé une chambre dans un petit hôtel, on avait demandé  que l’on vienne nous chercher, ce qui est bien agréable de voir son nom sur un petit panneau à l’arrivée. Kota Kinabalu !! Ce nom fait  très exotique

La ville est très moche, une de plus !!! Il y fait excessivement chaud, si bien qu’après une bonne nuit,  on passera notre premier jour à  s’acclimater. Au Vietnam nous n’avons jamais eu très chaud, sauf à Saïgon.

 La  ville n’a aucun intérêt, sauf son super marché de nuit, où des centaines de mètres d’étals de poissons et fruits de mer en tous genres sont bien tentant.

Nous y mangerons des gambas et crevettes fraîches cuites au barbecue.

Il faut dire que les Chinois sont très  friands de produits de la mer. Et à Kota Kinabalu, il y a ENORMEMENT de Chinois, tout est fait pour eux, tout est écrit en Chinois, il faut savoir qu’ils ont un fort pouvoir d’achat. Bref  c’est le point négatif de  cette région. Nous sommes à peu près les seuls occidentaux dans la ville.

Deuxième jour, nous prenons un tour pour visiter 3 îles, certes magnifiques mais envahies par les  chinois, heureusement, ils ne savent pas nager, du coup on peut s’éloigner  du bord de la plage et avoir la mer pour nous seuls.

Le comble !! Ils essaient de faire du snorkeling avec les gilets de sauvetage.

Troisième jour, nous prenons un tour pour la jungle et  une rivière. Nous y verrons nos premiers nasiques, ce sont des singes roux avec une énorme protubérance sur le nez. Ils sont gentiment installés  dans les arbres, et mangent les fruits d’un arbre essentiellement. Nous restons sur la rivière jusqu’à la nuit, sans  moustique, et profitons d’un spectacle unique, des milliers de lucioles brillent dans les bosquets en bordure de rivière. Il s’agit de tous petits insectes de 3 millimètres environ. Evidemment il n’est pas possible de faire de photo. Les décorations de noël de nos villes sont bien ternes à côté de ce spectacle sur la rivière Wetson.

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Hanoï

Nous avons fait deux séjours à Hanoï. Le premier d’un jour, avant de partir dans le nord  Est, le deuxième de deux jours en revenant du circuit de 6 Jours.

No comment !!!!

Hanoï c’est le tumulte perpétuel dans les rues à cause du trafic routier, mais c’est également la tranquillité de ses pagodes, de ses jardins, du coup on peut trouver des instants très agréable dans cette ville.

Nous avons trouvé un réel changement  en ce qui concerne  le développement immobilier, mais pour ce qui est de la vielle ville , rien ne semble avoir changé.

Les ruelles sont toujours aussi encombrées, les restaurants de rue aussi nombreux. Nous sommes en pleine période de Têt, du coup c’est l’effervescence. Les gens font leurs achats comme en Europe pour Noël.

Nous avons fait le tour du lac Hoan Kiem au fameux pont rouge, le The Huc qui conduit au joli temple Ngoc Son.

Puis dans la foulée, une balade dans le vieil Hanoï, où les 36 différentes corporations  occupent chacune une rue. .

La cathédrale Saint Joseph, de style  néo- gothique a été consacrée en 1886. Elle aurait bien besoin d’un bon coup  de nettoyage extérieur. En revanche l’intérieur est nickel, ses vitraux sont beaux et  son autel très travaillé.

Nous avions réservé un hôtel qui nous semblait bien sur booking, mais en fait  nous  nous sommes retrouvé dans une annexe franchement moche. Et comme nous revenions 6 jours plus tard on avait prévu  le même hôtel. Du coup on a annulé cette réservation  pour le retour et sommes partis à la recherche d’un autre. On n’a pas eu de mal à trouver car ce quartier regorge d’hôtels et de restaurants. Nous avons choisi un bel hôtel pour notre retour du circuit, et on ne l’a pas regretté.

Vers 18 heures nous avions rendez vous avec Jacques, l’homme que nous avons rencontré sur Internet et qui connaît le Vietnam comme sa poche, puisqu’il y vit depuis 12 ans. Il nous a présenté Minh, notre chauffeur, puis nous sommes allés dîner avec lui dans un très bon restaurant chic. Le chef est un Français.

De retour de circuit, nous avons continué la redécouverte d’Hanoï. Le lac bien sûr, encore une fois, car ce coin est fort sympa, la cathédrale saint Joseph qui est un repaire dans ce quartier. Le musée de la prison  Hoa Lo. Ce site est certes très sinistre mais en dit long sur le passé d’Hanoï. Cette prison construite par les Français, en  1896, appelée maison centrale, était prévue pour  450 prisonniers, mais elle en contenait 2000 en 1930. On y voit de nombreux objets de tortures et même la guillotine utilisé jusque dans les années 1950, et ce, jusqu’à la guerre d’Indochine.

Et nous sommes allés voir la rue du train !!!!!!!!

De nombreux révolutionnaires  ont réussi à survivre aux tortures et même de s’évader. Ce sont les mêmes qui sont devenus les dirigeants du parti par la suite.

Cette prison a également détenu de nombreux pilotes américains  à la fin de la guerre. Le Vietnam s’enorgueillit de les avoir toujours bien traités.

Puisque nous sommes le 5 février, veille du Têt, nous avons profité du très beau feu d’artifice tiré à minuit sur le lac, Hélas, les arbres qui bordent le lac empêchent de bien voir le spectacle. Les gens sont calmes, ils se présentent leurs vœux, mais sans débordement. On n’a pas vu une seule bouteille de bière ni alcool  circuler. En revanche, pour sortir du site ce fut un vrai capharnaüm, car entre les milliers de piétons et les scooters par milliers également qui tentaient de se frayer un chemin, mais  l’ambiance était  très Zen. 

Jour du Têt .

Ce matin la ville est déserte, les gens sont chez eux en famille, ils ne sortiront que cet après midi pour aller au temple porter des offrandes. Nous avons eu la mauvaise idée d’aller visiter la maison d’Ho Chi Minh, qui était fermée bien sûr, ainsi que son mausolée mais nous avons  visité la pagode au  pilier unique  qui daterait du XI ème siècle et la pagode Tran Quoc.

Enfin si on peut dire visiter !!! car il y avait tellement de monde qu’on a du «  zapper » quelques sites.  Notre petite guide de Tam Coc nous disait  que bien qu’elle soit athée elle croyait aux esprits   de ses ancêtres, et que  c’était le cas de la majorité des vietnamiens. Eh bien oui, les Vietnamiens croient  beaucoup. Ils étaient par milliers dans les pagodes, des liasses de billets plein les mains, et les distribuaient  sur  chaque  autel de la pagode. Les gens se sont mis sur le 31, les femmes ont revêtu leur plus beaux ao dai et se font photographier. Les enfants ont eux aussi leurs petits habits traditionnels, leur petit enveloppe rouge dans les mains contenant  de l’argent offert par la famille. Devant les maisons, très décorées, il y a les arbres du Têt. En principe il s’agit d’un Kumquat, ou de pêchers en fleurs. Dans le sud on utilise plutôt des abricotiers.

Au retour du feu d’artifice, un très bel autel d’offrandes  (poulet, fruits, biscuits, 3 tasses de thé, etc.. était dressé devant notre hôtel. Tout une symbolique !!!! comme faire  brûler des faux billets  de  banque  dans la rue..

Les jours qui précèdent le Têt, les gens vont au cimetière porter des   fleurs et inviter les esprits des défunts à participer aux célébrations.

Nous avons passé de très bons moments  lors de ce Têt, plusieurs personnes nous ont souhaité une bonne année, soit «  happy new year » soit « « chuc mung nam moï » BONNE ANNEE !!!

Ce 3ème voyage au Vietnam se termine bien. Nous conseillons cette destination très dépaysante et enrichissante.

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Bao Lac, Lac Babé

Nous repartons de Dong Van ce matin à 9 heures, c’est très correct.

La route commence très bien, hélas on ne peut pas être chanceux tous les jours, en effet il ne fait pas froid mais le ciel est très nuageux ce qui empêche une belle visibilité du paysage. Et ce qui est dommage, c’est que cette route est, selon les guides la plus belle du pays.

Très peu de voitures, peut être 5 ou  6 sur 95 kilomètres. En revanche les motos sont très nombreuses et comme toujours hyper chargées. Comme il est assez tôt, on voit de nombreuses personnes et notamment de jeunes enfants revenir des champs et de la forêt avec des charges énormes  sur leur dos ; des feuillages pour les animaux  ou de bois pour alimenter le feu qui sert à faire la cuisine.

Nous traversons de nombreux villages Hmong ou Dao. Nous nous arrêtons dans une famille, et avons visité la petite propriété. Françoise n’a pas trouvé  mieux que se s’embourber devant  l’étable des buffles. Bonjour les chaussures.

Actuellement leur  petite rizière est sèche, du coup ils en profitent pour faire un potager. Et quand les pluies arriveront alors ils laboureront et sèmeront le riz.

Sur 22 kilomètres la route est bonne, elle a été construite à la main sans aucune machine. De  nombreux Vietnamiens  ont laissé leur peau   sur les cailloux. Un énorme mémorial est érigé au bord de cette route en leur hommage.

Pilage du maïs

Ce qui est agréable avec Minh, c’est que régulièrement, il nous fait descendre de la voiture et nous marchons pendant un quart d’heure, seuls, pour admirer le paysage. Puis il nous rattrape sur la route. Ainsi nous rencontrons des locaux, certains sont dubitatifs en voyant des occidentaux. Notre couleur de peau les interpelle.

Nous arrivons vers 16 heures, c’est jour de marché et quel marché !!! Bao Lac n’est pas du tout touristique, nous sommes absolument les seuls occidentaux dans la ville et même dans l’hôtel. La ville de Bao Lac est moche, archi moche. Elle est traversée par une rivière où les détritus sont nombreux. Au Vietnam on est encore loin de la suppression des sacs en plastique. Si vous achetez  par exemple un petit sac de bonbons bien enveloppés, on vous le met dans un sac en plastique, etc…

Ce soir nous  invitons Minh à dîner. Evidemment c’est lui qui choisi le restaurant, car ils ne sont pas nombreux ici. Pas de chance celui qu’il avait prévu est fermé, on se rabat  chez le voisin qui accepte de nous faire à manger mais demain il ferme pour le Têt. Pendant cette période du nouvel an chinois, les gens  ferment leurs magasins, restaurants, etc. Les cadres et les fonctionnaires ont droit à 9 jours de congés.

Notre avant dernier jour de circuit hors des sentiers battus nous  conduit au Lac Babé ? Il nous faudra  7 heures environ pour faire 150 kilomètres….. mais Minh est un chauffeur cool qui ne roule qu’à 40 km/h, de toute façon il n’est guère possible d’aller plus vite, la route est un vrai  petit ruban de virages. Les voitures toujours  très très peu nombreuses mais c’est comme pour la veille  les scooters sont hyper chargés et nombreux.

Vie quotidienne à la campagne

Minh nous a emmenés dans un petit village Lolo noir à 5 kilomètres de la route principale. Le chemin qui grimpe dur est en terre, et on l’imagine très bien quand il a plu !!!

Une dame nous invite à aller chez elle, nous visitons sa maison et nous montre les broderies qu’elle fait. Elle sort l’un de ses beaux vêtements ethniques qu’elle portera plus le Têt.

Puis en redescendant par le tout petit chemin de terre, nous nous arrêtons chez une autre dame, elle nous installe sur la natte près du feu qui brûle jour et nuit. Dans ces montagnes il y fait froid de décembre à février environ.  Elle nous offre un verre d’alcool de maïs et du thé  que nous ne pouvons pas refuser, il est environ 10h !!!!

Nous avons été très surpris quand l’une des ses filles de 5 ans environ a bu  par deux fois un peu de gnole avant le thé.

Nous arrivons vers 17h au magnifique  lac Babe, entouré de cultures maraichères et de la forêt primaire. Nous logeons dans une famille Thaï adorable. Notre dîner sera super bon.

Dès le lendemain matin à 8h30 nous louons  un bateau avec bâtelier pour une balade de deux heures sur le lac plat comme une feuille, pas un souffle de vent, une brume sur la forêt primaire et les quelques oiseux qui volent………. C’est chouette.

Nous ferons deux arrêts, l’un pour découvrir un autre tout petit lac coincé dans la forêt, l’autre pour grimper à un petit temple.

Et pour finir nous déjeunerons chez le Thaï et prendrons la route pour Hanoï à 250 kilomètres de là.

Dans tous les villages nous voyons les gens s’affairer à nettoyer tout, mais tout, la route, les trottoirs leur maison, laver le linge, les meubles, les scooters, les voitures, (Minh a fait laver son 4X4 2 fois en 6 jours) ceci est indispensable avant le Têt.

Préparation du cochon

Chaque famille, à la campagne tue le cochon pour les festivités, Minh nous dit qu’à Hanoï on ne peut pas tuer le cochon, on achète seulement 2 à 3 kilos de viande.

Sur les routes les scooters sont chargés d’arbres du Têt, ce sont des pêchers en fleurs ou des kumquats, de cadeaux enveloppés de jaunes ou rouge.

Nos 6 jours hors des sentiers battus resteront un super souvenir.

Nous rentrons à Hanoï pour trois jours et allons profiter de la fête du Têt.

Mardi nous prenons l’avion pour Bornéo, une nouvelle aventure s’annonce.

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Ha Giang, Dong Van

Nous avions réservé un tour de 6 jours  pour découvrir le nord est du pays qui est assez peu visité et dont les services de bus n’existent pas, et évidemment il n’y a pas de train non plus. Du coup nous avons  pris un chauffeur Minh, et un gros 4X4, ce  qui n’est pas du luxe ici.

Nous partons donc d’Hanoï mardi matin  pour 400 kilomètres environ. La route n’est pas terrible, une autoroute la plupart du temps et les paysages ne sont pas extraordinaires. Nous arrivons à Ha Giang vers 17 heures. Notre hôtel est hors de la ville, en revanche il est très chouette, nous avons un beau bungalow au bord d’un lac.  Nous dînerons à l’hôtel et ne ferons rien d’autre.

Le lendemain matin nous reprenons la route à 8h30 pour monter vers le nord à Dong Van.

Alors là, la route est merveilleuse, les collines en forme de pain de sucre se succèdent, les rizières en terrasses sont superbes. Certaines sont en eaux, d’autres sont déjà plantées. Minh nous dit que dans cette région, il y a deux récoltes par an, mais dans  le sud du pays il y en a trois, voire quatre.

Nous traversons des villages Thaï, leurs maisons sont sur pilotis, à cause de l’humidité.

Nous visiterons un atelier de tissage ancestral. Tout y fait comme il y a plus de 100 ans, les couleurs sont naturelles, tous les tissus sont teints avec  des végétaux issus du coin. La fibre tissée est le  chanvre.

Enroulage des fils de chanvre
L’atelier

 Puis sur la route nous avons fait une  halte dans l’ancien palais de Vuong Chin Duc, roi de Hmong. Il  est  un subtil mélange d’architecture Chinoise et Hmong  

Ce palais a été construit entre 1920 et 1928.Les Français, durant l’époque coloniale, ont  sacré Vuong  Duc  Chi roi de Hmong  en 1900 , faisant ainsi  de lui un fidèle allié.

Nous arrivons à Dong Van vers 17 heures, le temps de poser nos bagages et on part se balader dans la petite ville bien sympa.

 Les gens ici sont sympathiques car ils ne sont pas du tout pollués par les touristes. Nous ne verrons que quelques occidentaux, ça nous change de la baie d’Along terrestre. Nous sommes bien.

Le   lendemain, nous partons à 9 heures, pour monter encore plus au Nord, les paysages sont à couper le souffle, la route de 22 kilomètres qui mène à Lung Cu est hyper étroite , heureusement que nous ne croisons pas beaucoup de voitures, en revanche les scooters des locaux sont nombreux et très souvent hyper chargés de bois pour faire la cuisine , ou d’herbe pour nourrir les animaux.

Minh nous emmènera dans deux familles, l’une Hmong, où nous dégusterons de l’alcool de maïs, ça n’est pas mauvais mais pas non plus du Cognac !!! La dame qui nous a reçu est très gentille et élégante dans sa belle tenue traditionnelle.

L’autre famille fait partie de l’ethnie des Lolo. Chez eux aussi nous aurons droit à l’alcool de maïs, mais chaud, il sortait tout juste du petit alambic artisanal. La maîtresse de maison nous offrira du thé également, mais en fait de thé, il s’agit d’une tisane faite avec des plantes de la forêt, c’est très bon. Minh achètera 4,5 litres d’alcool pour fêter le nouvel an. Nous lui avons demandé s’ils seront nombreux à la fête, 5 personnes pour la journée, oups !!! Et les 4,5litres seront bus.

Lors d’un stationnement pour photos

Après ces deux visites, nous continuons la route jusqu’au point le plus septentrional du Vietnam, dans le village de Lung Cu. Là il faut avoir un permis pour entrer dans cette zone du pays.

Nous accédons au site après 415 marches… nous sommes encore en forme !!

De là nous avons la chine en face de nous. Le drapeau flotte sur l’édifice. Le lieu est désert, les montagnes à perte de vue. Sauf que……..Sur le chemin du retour, Minh, nous dit qu’il s’arrête quelques minutes. Il nous demande de l’accompagner dans un petit chemin et que voit-on ?

La frontière Sino Vietnamienne, une clôture ne fils barbelés, cassée, et un peu plus loin un petit camion, il s’agit de celui d’un Chinois qui fait de la contrebande avec les Vietnamiens. Il y vend des cigarettes, de la bière, des biscuits, et des pétards.

Notre Minh commence alors à négocier des bières, avec les mains car ils ne parlent pas la même langue, et le Chinois n’est pas d’accord sur le prix, bref pour en finir Minh  accepte le deal. Et au loin dans la montagne un énorme bâtiment militaire chinois, qui, semble t’il, laisse faire.

Minh est  content, il achète 24 canettes de bière pour 3 euros. Et comme nous n’avons pas déjeuné, vu que dans ces bleds il n’y a rien, Minh a décapsulé des bières et avait acheté des beignets. Nous avons mangé ça au cul du 4X4. Un sacré moment de rigolade.

Pour finir la journée, comme les 415 marches ne nous avaient pas suffit, on est monté jusqu’à un ancien petit fort Français pour y découvrir une vue à 360°.

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