Chiclayo

Nous quittons Chachapoyas à 20H30  pour Chiclayo.

Le bus de nuit, de la compagnie Chiclayo  transportes est des plus confortables. On nous avait bien dit que les bus Péruviens grandes lignes étaient chouettes, eh bien on le confirme, ils sont chouettes.

Nous avions des sièges inclinables à 160°, hyper larges.

Avec tablette pour le repas, oui car on a eu un repas en début de nuit, puis couverture en textile polaire. La télévision si on la souhaite, prises USB, et un Stewart pour couronner le tout. Ah non……Un écran qui nous  indique en simultané la vitesse du bus. Un vrai luxe pour 12,5€ par personne !!!!! si bien que nous  sommes arrivés frais et dispos à 6 heures du matin à Chiclayo. Nous avions choisi l’hôtel «Embajador» sachant qu’il venait nous chercher au terminal des bus. Effectivement on nous attendait, puis direction l’hôtel, petit déjeuner, douche, et hop on part découvrir la ville. On n’était même pas fatigués car on a pu dormir dans le bus. Pourtant il a bien fallu traverser les Andes, descendre de 2500  mètres à 27 mètres !!!!!!!! et on a rien senti.

Chiclayo est une très grandes ville, plus de 600 000 habitants, l’une des plus grande du Pérou, pas très belle, son «parque central» est assez sympa, la cathédrale,

dont les plans ont été faits par Gustave Effeil est belle, mais ça n’est pas Notre Dame de Paris………non plus.

Puis nous avons pris un taxi pour la gare des «collectivos» (taxis collectifs). Ensuite direction La playa de Pimentel à 15 kilomètres de là.

Et quelle horreur sur la route, toute droite à 4 voies, des détritus partout absolument partout, du plastique, encore du plastique, sur des kilomètres. On passe vraisemblablement  en bordure des bidonvilles de Chiclayo. Puis tout d’un coup, tout redevient propre ou à peu près et là on voit plusieurs grandes écoles, dont une Chinoise, la construction est typique de l’architecture de l’empire du milieu, étrange !!!

Enfin on arrive sur la plage de Pimentel, grande, très grande, beaucoup de monde,

  des restaurants la bordent et proposent  bien évidemment les produits de la mer, dont les fameux ceviches, (poisson cuit dans le jus de citron).

Cette plage, entre autres, présente l’intérêt de voir des petits bateaux de pêcheurs fait en roseau, et la pagaie est une vulgaire planche de  bambou.

 Ces bateaux sont les mêmes qu’il y a  1000 ans, ceux qu’utilisaient les Moche. Le pêcheur monte à califourchon sur son bateau et part à la pêche ainsi. On les a observés longuement, c’est très sportif. Ils reviennent avec quelques kilos de poissons qui sont vendus immédiatement sur la plage.

En fin d’après midi, nous avons fait un brin de shopping, car Alain a  laissé  son fond de culotte l’autre jour sur une moto taxi  bien vieille, qui avait des trucs en métal qui dépassaient  du siège. Total, le beau pantalon «Aigle», est parti à la poubelle. Et comme on voyage léger, il fallait remplacer le dit pantalon.

Le lendemain nous avons pris un tour organisé avec guide pour aller au musée du seigneur de Sipan, et sur le site des découvertes.

Nous ne nous attarderons pas sur cette longue histoire passionnante. Juste quelques informations.

En 1987 (c’était  hier) des pilleurs de tombes sont arrêtés avec un butin d’or et de pierres semi précieuses. L’archéologue  Walter Alva est aussitôt prévenu et comprend vite  qu’il y a matière à chercher vers les pyramides de Sipan, déjà connues.

Les travaux commencent et évidemment ils vont de découvertes en découvertes. Il s’agit de la plus grande découverte archéologique depuis celle du Machu Picchu.

Les Moches  (Mochéééééé en espagnol) ont vécu  dans cette région du Pérou de l’an 100 à 700 après Jésus Christ.

Ils découvrent de nombreuses tombes dont celle appelée la tombe du « seigneur de Sipan ». Le seigneur  est enterré à 7mètres de profondeur avec 2 femmes, deux hommes, un chien, deux lamas, tous sacrifiés. Egalement de nombreuses céramiques et ornements d’or d’argent de bronze et de cuivre.

Un magnifique musée  « le museo tumbas reales » édifiée en 2006,  bourré de haute technologie.

Les objets sont magnifiquement  exposés et bien éclairés. On peut voir  les restes du seigneur de Sipan ainsi que d’innombrables objets de valeur inestimable.

Nous avons terminé la journée par le musée archéologique de L’ethnographe Allemand Enrique Brüning. Il réunit également de magnifiques pièces  de l’Amérique précolombienne.

Photos

Kuelap, Les sarcophages Karjia, et les grottes de Criocta

Si nous avons fait tant de route ces derniers jours c’est essentiellement pour venir visiter la forteresse de Kuelap.  Et le jeu en a valu  la chandelle. Kuelap est une cité fortifiée située à 3000 mètres d’altitude. Construite  par les Chachapoyas  au 6ème siècle. Sa construction a demandé  3 fois plus de pierres que la grande pyramide de Keops !!!

Les Chachapoyas vivaient  sur cette terre bien avant les Incas. Et hélas c’est à cause d’eux et des conquistadors que  les Chachapoyas ont été décimés. La cité a disparu et la forêt a repoussé. Elle  a été découverte en 1843 par hasard, et depuis  les archéologues s’y intéressent beaucoup.  Kuelap est beaucoup plus ancienne que le Machu Pichhu.

Les constructions  sont immenses,  en pierre de calcaire. Les murs d’enceinte mesurent 20 mètres de haut.

Le seigneur et propriétaire  des lieux avait fait de son peuple  des esclaves afin de  construire cette forteresse. 400 maisons circulaires dont certaines encore en assez bon état. Ce site est absolument insolite et tellement incroyable du fait de sa situation géographique.

Jusqu’en Mars 2017, ce site était très difficile d’accès, car il fallait grimper pendant des  heures, parfois sous un soleil de plomb ou  sous une pluie battante  sur un sentier  mal balisé.

Depuis le 3 mars 2017, un magnifique téléphérique a été  construit par l’entreprise Française POMA, le leader dans  ce domaine.

Du coup maintenant il est beaucoup plus facile  d’aller visiter ce site d’exception. Il faut tout de même monter un sentier assez difficile. L’état Péruvien voudrait en faire un deuxième Machu Picchu.

Actuellement c’est 1 million de visiteurs pour le Machu Picchu et seulement 40 000 pour Kuelap. Nous avons certainement été chanceux de le visiter avant qu’il ne devienne trop touristique.

Le lendemain nous avons repris une excursion pour aller aux grottes de Criocta, certes elles sont belles mais rien à voir avec nos super belles grottes de Dordogne ou de tout le sud ouest de la France. Ce qui est amusant  c’est qu’on nous prête des bottes pour la visiter car franchement c’est plus que boueux et l’eau coule de partout. Les mesures de sécurité sont loin d’êtres celles  de l’Europe (sauf pour le téléphérique tout neuf de Kuelap, où les mesures de sécurité sont draconiennes).

Les stalactites et stalagmites sont belles mais peu nombreuses. Les péruviens s’extasient devant, nous sommes une fois de plus les seuls « blancs » dans cette excursion. On nous montre des os soit disant de l’époque Chachapoyas, ce dont on doute étant donné l’humidité régnante, les ossement devraient être  dissous  depuis longtemps……..

Avant de continuer notre balade nous avons pris notre repas dans un bled franchement moche, Luya, mais on y a mangé encore du Cuy, bien bon et bien grillé.

Puis nous avons repris la route, plutôt la piste, les paysages sont toujours aussi splendides. L’herbe de la pampa rose pousse partout, Nous arrivons aux falaises de Karajia.  Ce site n’a été découvert qu’en 1985 par un archéologue Péruvien et daterait des années 1460 /1470. C’est vraiment extraordinaire. Les Chachapoyas avaient le culte des morts, ils fabriquaient  des sarcophages en  boue et tiges de chaume et y inséraient le mort en position fœtale.

Les sarcophages sont perchés à 200 mètres du sol, alors comment faisaient ils pour les monter là ???????.  Ce rite était exclusivement réservé aux dignitaires. Pour y descendre, il faut être en forme et nous y sommes, 25 minutes  de  sentier très difficile, les enfants  louent des bâtons ou on peut louer un cheval. Françoise opte pour la canne. Enfin arrivés en bas, on se presse pour louer un cheval pour le retour et nous n’étions pas les seuls !!! Les sarcophages de Karajia ça se mérite.

En bas, les enfants  proposent de nous montrer où se trouvent certains  sarcophages, invisibles du bas de la falaise, alors on prête l’appareil et un gamin  nous fait de belles photos au téléobjectif contre quelques soles (monnaie péruvienne).

Cette région, au fin fond du Pérou est très pauvre et on suppose que la découverte de ces sarcophages a amélioré le quotidien des habitants. Les quelques touristes  qui viennent  là, leur permettent de gagner un peu plus d’argent.

(La location des chevaux, les bâtons de marche, les photos des sarcophages, les petites sculptures, les tricots fait mains).

Sinon, la culture c’est essentiellement la pomme de terre, il faut dire qu’au Pérou il y a…..mille espèces de patates, notre guide nous disait qu’il en avait déjà testé 50….). Le désastre c’est que les paysans traitent les champs, avec des produits phyto sanitaires, le pulvérisateur dans le dos et à pied dans le champ sans  aucune protection, évidemment les pieds de patates font un mètre de haut et les fleurs 3 cm de diamètres.

Photos

Le Pérou

Il est 8 heures ce matin lorsque l’employé de l’hôtel nous emmène gracieusement au terminal terrestre de Loja.

Nous achetons nos billets pour Zumba tout au sud de l’Equateur.

On nous avait dit que le voyage risquait d’être un peu sportif, eh bien oui il l’a été.

Au début du voyage la route est asphaltée mais 4 heures après celle-ci c’est de la piste, imaginez vous un bus de 40 personnes sur un piste pleine de trous……..

Nous sommes en saison des pluies et qui dit pluie dit ruissèlements et glissements  de terrain. Nous avons du, ou plutôt le chauffeur hors pair du bus, jouer du volant avec beaucoup d’adresse. Une fois même nous avons vu un énorme tractopelle remettre de la terre  sur la piste afin que les voitures puissent passer. Le chauffeur de bus est extrêmement prudent. D’ailleurs nous l’avons remercié à l’arrivée à Zumba, alors qu’il était en train de s’éponger le visage !!!

Et quand il faut croiser ? Eh bien l’un des deux véhicules recule jusque au moment où ça passe. OK tout ça, mais on est dans les Andes, en altitude, du coup nous traversons des nuages et on n’y voit plus rien, et les Andes ce sont des précipices de plusieurs centaines de mètres de dénivelés, oui ça fait peur lorsqu’on est placé côté précipices.

Mais les Andes, ce sont aussi des paysages absolument Merveilleux, le vert des collines ou paissent les vaches équilibristes, la flore excessivement variée.

La forêt primaire où des centaines d’espèces d’arbres et fleurs  nous ravissent et notamment les énormes orchidées roses et blanches. Vous l’avez compris, ce voyage restera un grand souvenir.

Nous traversons aussi des villages perdus au fond des vallées ou suspendus aux sommets des montagnes.

Puis après 6 heures  de route, nous arrivons à Zumba, petite ville toute moche. Il s’avère que dans le bus, un Vénézuélien et un Colombien partaient également au Pérou. Ça nous arrangeait bien, car après Zumba il faut prendre une camionetta pour aller au poste  frontière. 1 bonne heure de piste pour 45 kilomètres. Nous avons donc partagé les frais de taxi à 4.

Le chauffeur du pickup est très  prudent également, il sait éviter les nids de poule (ou d’autruche).

L’arrivée à La Balsa, le poste frontière entre l’Equateur et le Pérou, est très calme.

Il y a le bureau d’immigration de l’équateur et une échoppe, un pont (la rivière sert de frontière) et au bout le bureau d’immigration du Pérou et un  mini village où on peut faire du change.

Nous faisons tamponner nos passeports, le douanier est ravi de dire « Bonzour » aux deux français que nous sommes. Ce poste frontière est très peu fréquenté du coup les flics ne sont pas  du tout embêtants.

Puis un taxi collectif nous propose de nous emmener à San Ignacio, à 1 bonne heure de route encore. Alors là, nous y sommes allés à 20 ou 30 à l’heure. Sa bagnole toute déglinguée, bien que TRES vieille nous a quand même emmené à San Ignacio..

Arrivés là, nous avons pris une moto taxi (sorte de tuk tuk) pour aller au centre ville. Alain a fait du change et le gars de la  moto taxi nous a conduits dans un petit hôtel tout simple pour y passer la nuit.

Au final pour cette journée, nous sommes partis à 9 heures de Loja et arrivés à San Ignacio à 18H30.

Bilan de la journée

Un grand bus, un pick up, un taxi, une mototaxi pour faire 240 kilomètres en  9 heures !!!!!!

Deuxième journée de voyage

Nous prenons le petit déjeuner à l’hôtel et hop on saute dans une moto taxi  pour aller à la gare des taxis collectifs pour Jaen. On part  à 5 dans une  voiture, et on arrive  100  kilomètres  plus tard. On prend une moto  taxi  qui nous emmène dans une gare de  grands bus, mais  les horaires ne nous conviennent pas car il est 10 heures  et le bus part à 17 heures. Hors de question de rester dans cette ville poussiéreuse pendant 5 heures. On a opté pour une autre  solution, on reprend une moto taxi qui nous emmène dans une autre gare de taxis collectifs. On prend un nouveau taxi collectif qui nous emmène jusqu’à Bagua Grande, une ville qui se trouve sur le trajet. A l’arrivée, ô stupeur une armée de jeunes garçons (rabatteurs) voulaient tous nous emmener, chacun de son côté,  à une soit disant meilleure gare. Mais prudents, nous avons pris le temps de réfléchir et au final une des gares de minibus pour  Chachapoyas était à 20 mètres de nous. Nous avons gentiment déjeuné pour trois francs six sous et repartis dans un minibus pour notre destination finale. Ah oui !!! La vie au Pérou est NETTEMENT moins chère qu’en Equateur, ça nous fait bien plaisir.

Bilan de la journée

Deux motos taxi, deux taxis collectifs, un minibus  pour faire 300 kilomètres en 6 heures.

Les paysages au Pérou sont somptueux également, nous longeons  pendant très longtemps un rio extrêmement jaune, chargé de terre, on nous a dit qu’il avait beaucoup plu ces derniers temps, d’où cette couleur. Nous avons largement le temps d’admirer les magnifiques rizières en terrasse qui  sont entre montagne et rio Certains paysages  ressemblent aux gorges de l’Ardèche ou du Verdon mais à la puissance 8 et sur des centaines de kilomètres. Nous avons malheureusement remarqué que les bords de route sont sales, les décharges à ciel ouvert sont nombreuses, que les vautours y sont nombreux. Nous n’avons pas vu ça en Equateur.

Chachapoyas est perchée à 2500 mètres, il y fait chaud, le centre ville est charmant avec ses jolies maisons coloniales à balcons. Hélas elle est très poussiéreuse, et en  perpétuel chantier. Actuellement la place d’armes est en réfection et il faut voir……….Le chantier !!

Nous avons réservé la journée de demain  pour le grand site de  Kuelap dont nous vous parlerons un peu plus tard.

Photos

Loja

Ah Les Andes, quelle beauté, mais pour faire 200km nous avons mis 4 h 30. On pense que nous n’avons pas fait 2 kilomètres en ligne droite, ça tourne, ça monte et ça descend toujours.

Les paysages sont époustouflants, peu après Cuenca, les montagnes sont désertiques, peu de végétation, et beaucoup de canyons, mais après une heure et demie de route on arrive dans une région très verdoyante, les vaches et les moutons paissent dans les vastes étendues andines, bien sûr à pic et ce qui est étonnant c’est que les quelques maisons isolées sont construites juste au bord des précipices, pas de photo (dommage pour vous), hélas le bus roule, et ça ne fait que tourner, du coup, on n’a pas assez d’équilibre pour bien tenir l’appareil photo.

Comme nous le disions dans d’autres articles, l’Equateur, ce magnifique petit pays est peu touristique, du coup nous sommes souvent les seuls touristes dans les bus, avec les gens du pays.

De 3500 mètres parfois nous sommes arrivés à Loja à 2100 mètres et il fait chaud.

La ville est assez sympa avec son petit quartier colonial.

Nous sommes dimanche, et tous les magasins et presque tous les restaurants sont fermés, on en a quand même trouvé un pour notre dîner.

Mais dès lundi matin la ville se réveille, et du coup, nous la voyons vivre. Les indigénas vendent leurs légumes sur les trottoirs, et les rues  sont encombrées  de passants. Ceci dit Loja n’a rien d’une grande métropole avec ses 180 000 habitants.

A 45 kilomètres de là, il y a une toute petite ville, Vilcabamba, de 4800  habitants, très connue pour ses centenaires en pleine forme.

Dans les années 1955, elle a fait l’objet d’études sur la longévité des gens. Il s’avère que de nombreuses personnes auraient dépassés  120 ans. Certains disent que c’est peut être exagéré.

En tout cas ce qui explique cette longévité serait lié

  • A l’habitude de fumer du datura, qui combinerait les effets de la marijuana et de la cocaïne, sans nuire à l’organisme, et c’est d’ailleurs ce qui a attiré les hippies dans les années 1970
  • Les gens du coin mènent une vie simple, dans un environnement sans pesticide et au climat très doux
  • A la présence de nombreuses sources chargées en oligo éléments surtout du magnésium
  • A La consommation de café, ce qui a permis de développer la production et l’exportation.

Toujours est il que de nombreux nord américains et certains européens se sont installés dans cette grosses bourgade et y vivent doucement et heureux. Évidemment les prix de l’immobilier ont augmenté dans cette contrée.

Dès 10H30 nous avons vu pas mal de personnes d’un certain âge, parlant anglais, se réunir au café et siroter des bières et fumer. Ceux là, on ne sait pas s’ils vivront 100 ans et plus……..

Cette petite ville est en tout cas très sympa, avec son « parque central », sa petite église et les commerces qui l’entourent.

Il est possible de faire des randonnées à cheval, mais pour nous, ça n’est pas notre truc, du coup nous avons gentiment marché dans des chemins  qui embaumaient la citronnelle.

Notre dernier jour à Loja a été consacré à des visites de musées.

Le musée de la musique, bien mignon, mais on s’attendait à voir de nombreux instruments, or il n’y en avait que très peu.

L’objectif de ce musée est d’honorer les grands musiciens Equatoriens. Bon, ça ne nous a pas emballés, en revanche nous avons pas mal discuté avec la gardienne du musée (ici ce sont des policiers municipaux) et on pense franchement qu’ils doivent s’ennuyer, (heureusement que le smartphone existe !!!) car il y a peu de visiteurs. Alors quand ils peuvent coincer un touriste, et  de surcroit français, c’est le bla bla bla à n’en plus finir. Bref, tout ça est bien chaleureux. On nous sert la main en arrivant et en partant.

Puis nous avons filé vers le musée del monasterio de Madrez conception. Alors là, idem, il s’agit d’un monsieur d’un certain âge qui nous a fait toute la visite et on a compris son espagnol, tant il était appliqué dans sa diction.

Ce musée est une partie  d’un monastère de carmélites qui date du  16eme siècle, de très belles pièces d’ornements sacerdotaux y sont exposées et on visite également les anciennes cuisines, la buanderie, l’atelier de couture le réfectoire. Aujourd’hui on suppose que les nones sont mieux loties qu’au 16ème siècle. Elles ont peut être machines à laver, four à micro ondes, etc…. Au 16eme siècle  elles étaient 25, aujourd’hui elles ne sont plus que 17.

Ce qui est très drôle, c’est qu’elles vendent différentes tisanes que l’on  vient boire sur place. Comme toutes carmélites, elles n’ont pas droit de voir le  public, du coup elles ont une tour (type tour d’abandon) où vous mettez votre dollar dans une des cases du tour qui correspond à la tisane choisie. La tisane arrive, vous buvez, et hop le verre repart dans la tour ; ni vu ni connu. Nous avons vu plusieurs jeunes filles boire leur potion ce matin.

Puis pour finir notre journée, nous sommes montés au mirador teleferico, sauf que le téléphérique ne fonctionne plus. Ceci dit la vue est déjà sympa du parc.

Voilà, demain nous partons pour le Pérou.

Ceci n’était pas notre projet initial. Il était prévu que nous allions au carnaval de Guaranda, mais nous nous sommes aperçu que cela nous aurait fait faire des allers retours, et ici, si les routes sont bonnes, les montagnes sont hautes ……….. et il faut du temps pour faire quelques kilomètres. De toute façon le carnaval est partout en Amérique du sud, alors nous serons à  celui chachapoyas .

Ce matin, de nombreuses délégations de villes  carnavalesques étaient à Loja pour faire la promotion de leur carnaval.

Ils distribuaient affiches, flyers, bonbons, crèmes glacées, bâtonnets de canne à sucre, etc….. on a profité de tout ça.

Oui alors, pourquoi aller au Pérou ? Eh bien parce qu’on  nous a parlé d’un grand site Inca, au nord du Pérou, pas le Machu Picchu, mais la forteresse de Kuelap. Et on nous a dit qu’il ne fallait pas rater ça. Du coup on part, mais il parait que le voyage est  assez sportif, on vous racontera. Suite dans quelques jours ……..

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Cuenca

La route qui va de Guamote à Cuenca est très tortueuse, les paysages sont sublimes, on est parfois dans le fond de canyons et parfois dans les forêts de nuages à plus  3500 mètres d’altitude, c’est très très beau. C’est la sierra du sud.

Nous arrivons à Cuenca 2506 mètres d’altitude. Très belle ville coloniale, certainement  la plus belle avec Quito.

Il fait bon, nous avons délaissé le pantalon et le polaire pour le short et le tee shirt.

Notre hôtel est dans le quartier ancien, ce qui est agréable.

Cuenca regorge de belles maisons coloniales,  musées, théâtres, églises, c’est la ville culturelle  Equatorienne par excellence. Nous nous y sentons bien.

Cuenca c’est également la ville du panama, ce chapeau de paille  qui est d’ailleurs  inscrit au patrimoine  culturel immatériel mondial  de l’UNESCO.

En fait ce chapeau a été crée à la fin du 19ème siècle, par les équatoriens, pour les ouvriers qui construisent le canal de Panama afin de se protéger du soleil, d’où le nom de ce chapeau  de paille. Il est en fibres  de paja de toquilla. Le terme de panama ne s’applique  pas à une forme mais à une matière. Plus les fibres employées pour la fabrication sont fines, plus le panama coûte cher. Certains modèles peuvent demander 8 mois de travail, les fibres utilisées sont alors  extra fines. Evidemment les prix peuvent atteindre des sommes astronomiques.

En 1906  Théodore Roosevelt porte ce chapeau  lors de sa visite aux  chantiers du canal, ce  qui le  popularisera. Les Français l’adoptent rapidement et il parait que le mot Panam, qui  désigne la ville de Paris, viendrait du nom de ce chapeau.  

Nous avons visité la fameuse fabrique de Homero Ortega, qui a été crée en 1887.

Nous sommes tombés sous le charme de ces chapeaux indémodables et sommes repartis avec chacun notre Panama.

Le quartier du rio Tomebamaba bordé de très belles maisons anciennes est très agréable, et bien aménagé.

La cathédrale, construite en la fin du 19ème siècle est impressionnante, trois dômes de céramiques la coiffent.

La plaza San Francisco  est en réfection, du coup nous n’avons pas pu la visiter correctement.

Outre la visite de Cuenca, nous avons pris des bus pour visiter des villages environnants, dont l’un d’eux nous a laissé sans voix. Il s’agit de Chordeleg.

 Ce village était déjà réputé  pour ses bijouteries bien avant l’arrivée des Incas soit au 16éme siècle. Il est réputé pour ses bijouteries. Le filigrane est la caractéristique de la bourgade.

On n’a pas compté le nombre de bijouteries, mais on pense qu’il y en a bien une centaine pour un bled de quelques milliers d’habitants.

Le village est très propre, la place du village parfaitement arborée. Les maisons sont belles, bref, on croirait avoir quitté l’équateur pour la Suisse.

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