Santa Fe de Antioquia

Cette petite ville à 2 heures de Medellin, perchée seulement à 500 mètres d’altitude, et du coup il y fait très chaud, 38°, cela nous change des 30° de Medellin.

Elle fut fondée en 1541 par Jorge Robledo et a été la capitale de l’Antioquia.

Mais le temps s’y est arrêté en 1828, année où le gouvernement s’est établi à Medellin. Elle est restée presque dans son « jus » depuis le 19eme siècle car elle a été épargnée des démolitions. La vie y semble très très calme, le « parque central » avec ses nombreux bancs et ses arbres majestueux, en font un lieu de farniente.

Les rues pavées et étroites sont bordées de belles maisons blanchies à la chaux. Nombreuses sont celles qui s’organisent autour d’une splendide cour centrale.

L’église santa Barbara, construite par les jésuites au 18eme siècle à une magnifique façade baroque. Hélas, nous ne l’avons pas visitée car elle n’ouvrait qu’à 18 heures.

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Medellin

Grand changement de décor et de vie !!!!

Medellin, capitale de l’Antioquia, quatre  millions d’habitants avec la banlieue, industrielle, bouillonnante, hyper polluée, située dans une étroite vallée, d’où surgissent les gratte ciel, mais elle  s’étend sur les  collines environnantes.

Medellin c’est aussi, son triste passé, dans les années 1980, la ville a montré sa face sombre. Entre Pablo escobar le sanguinaire, qui  fait de Médellin la capitale mondiale du commerce de la cocaïne. Les affrontements avec armes à feu étaient courants, le taux d’homicides était le plus élevé au monde. La mort d’escobar en 1993  a permis le déclin de la violence.

Et les FARC (forces armées révolutionnaires de Colombie) l’ELN (armée de libération nationale) et les para militaires  (financés par le gouvernement) entre 1964 et 2016 contrôlaient  toutes les collines autour de Medellin,  ont fait de la Colombie un pays meurtri. Plus de 250 000 morts, 45 000 disparus et 6 millions de déplacés. Aujourd’hui la Colombie, est redevenue calme ou presque, car on sait que dans certaines zones du pays, la guérilla existe encore. Ceci dit, aujourd’hui Medellin est devenue l’une de villes de Colombie les plus sûres bien que la police soit omni présente dans les rues.

Pour plus de compréhension lire cet article : http://www.elcorreo.eu.org/A-Medellin-dix-ans-apres-l-operation-Orion

Nous logeons dans un quartier très dynamique, le Poblado, dommage que notre hôtel soit si moche, bien que les propriétaires soient très sympas, du coup nous changerons après les  trois nuits réservées, et irons dans autre  hôtel  très chouette.

Premier jour à Medellin, nous prenons le métro pour le centre ville.  Les Medellinos sont d’ailleurs très fiers de leur  métro, il faut dire qu’il est très bien et facile à utiliser. D’abord nous  visitons le palacio de la cultura Rafael Uribe. Ce magnifique édifice néo gothique noir et blanc, est l’un des bâtiments les plus intéressants de Medellin.

Un paradoxe trop drôle, l’ancien immense palais de justice a été transformé en un gigantesque centre commercial, où ne  se vendent que des objets de contrefaçon !!!

Puis juste à côté, la place Botero, dont l’artiste natif   de Medellin a offert 22 énormes  statues.

Ensuite après un repas toujours copieux, suivi de  l’incontournable Tinto, nous sommes allés au museo Casa de la mémoria.

Cet émouvant  et très pédagogique musée ouvert en 2018, retrace l’histoire  des guérillas urbaines de Medellin. On ressort de ce musée, très bouleversé.

Et comme on avait du temps, on s’est fait plaisir  à prendre le métrocable.

Il s’agit d’un téléphérique permettant d’accéder aux diverses collines de la ville et ainsi offrent aux habitants la possibilité de descendre dans le centre ville facilement, et il est  connecté au métro  De ce métrocable, on  distingue parfaitement les divers quartiers de la ville, et notamment les milliers de bidonvilles  et habitations modestes.

A ce jour il existe 5 lignes de métrocable.

Nous avons aussi profité du parc ARVI, pour y accéder nous avons emprunté le métrocable sur plus de 6 kilomètres. Le parc Arvi est une vaste étendue  de paysages de montagnes. Ce parc est particulièrement bien organisé, on y a passé de très bons moments,  nous sommes toujours dans les Andes orientales, et les chemins ne sont pas plats !!!

Le lendemain, nous avons pris un guide francophone pour nous faire visiter la comuna 13.

On ne peut pas venir à Medellin sans visiter La comuna 13 ; lieu incontournable de Medellin afin de comprendre ou essayer de comprendre la complexité  de l’histoire de Medellin et de la Colombie en général.

Ce quartier situé sur les hauteurs de la ville, permettait de contrôler la ville et a été le lieu de tous les trafics, de drogues et d’humains vers le pacifique.

La population très pauvre était sous l’emprise des guérillas et des narco trafiquants.

ça n’est qu’en 2002 que le gouvernement décide de faire un « nettoyage » en envoyant chars, hélicoptères et militaires armés pour vider de ce quartier la pègre. En voyant les forces déployés par l’état, les guérillas se sont vite retirées  laissant les habitants face aux forces armées. Cela va s’en se dire que les innocents ont trinqué autant que les bandits.

A ce jour il n’y a pas de famille qui n’a perdu l’un des siens dans ce conflit.

D’ailleurs pour commémorer ces atrocités et notamment la mort d’un enfant de 9 ans sous les balles, un toboggan a été installé sur les pentes. Ce symbole veut que la vie renaisse et que la population puisse être positive, et d’ailleurs elle y est. Les touristes sont très très bien accueillis, on ne ressent aucune insécurité.

Le guide nous disait qu’autrefois on se gardait bien de dire qu’on habitait les quartiers pauvres, mais aujourd’hui on affiche sans  complexe son appartenance à la comuna 13.

Enfin en  2016 les FARC,  et d’autres groupes guérilleros sauf l’ELN … ont signé un accord de paix avec le gouvernement. Mais aujourd’hui  la paix reste très  fragile.

Le quartier est alors devenu beaucoup plus calme, le métrocable et les escaliers mécaniques ont été installés sur ces pentes afin que les habitants puissent aller et venir facilement  en centre ville.

Avant cela il fallait une heure et demie  pour descendre la colline à pieds.

On est très agréablement surpris par la propreté de ce quartier, chacun respecte les installations mises en place.

Des graffeurs du quartier ont commencé à peindre le quotidien de leur vie et le passé. On peut, à travers ces graffitis splendides comprendre ce qu’ils ont vécu.

Puis le gouvernement a envoyé 5 femmes  se former dans divers domaines, la santé, l’éducation, le  droit, afin  qu’à leur retour elles soient des leaders communautaires et forment à leur tour d’autres femmes.

Nous avons d’ailleurs déjeuné dans un restaurant communautaire « los Berrak’s » (femmes fortes). Ces femmes afro colombiennes font la cuisine et l’argent récolté permet de financer des programmes éducatifs.   

Dans ce quartier vivent 130 000 personnes ……..dans des maisons en briques enchevêtrées les unes sur les autres, sans isolation et du coup sans aucune intimité possible. Tout se sait et tout se voit.

Après toutes ces visites, nous avions prévu et donc réservé des nuits d’hôtels sur la côte caribéenne. Mais…………. ……….. ;. nous sommes abonnés à une newsletter de blogueurs franco colombiens qui nous ont alerté  sur une décision du gouvernement colombien. …

…… FLASH INFO IMPORTANT
POUR LES VOYAGEURS ACTUELLEMENT EN COLOMBIE

Hier, les membres de l’ELN, un des derniers groupes officiels de guérilla restant dans le pays, ont publié un message annonçant la mise en place d’un couvre-feu sur tout le pays du 14 au 17 février prochain.

Le couvre-feu concerne principalement les voies de transports : route, air, et mer.

Malgré les annonces du gouvernement indiquant que tout sera fait par les forces de l’ordre pour ne pas bloquer le pays, on peut s’attendre à ce que la majorité de la population respecte le couvre-feu par précaution.

On ne sait pas comment cela va se passer exactement donc on espère que les agences, les hôtels, les locaux donneront les bons conseils aux voyageurs. N’hésitez pas à en parler autour de vous.

Notre conseil : ne vous déplacez pas pendant ces 3 jours.

Organisez-vous pour qu’à partir du jeudi soir vous puissiez rester au même endroit jusqu’à lundi. Ne tentez pas le diable, restez sur place et profitez-en pour discuter avec la population.

Il n’y a pas non plus à paniquer, respectez juste les consignes et si vous êtes à la plage, profitez-en, si vous êtes en ville, profitez-en, si vous êtes à la montagne, profitez-en… cela fait partie des aléas d’un voyage dans un pays où la paix est toujours et encore à construire.

Cela dit il est fort possible que la plupart des tours organisés seront annulés, et dans tous les cas nous vous déconseillons d’accepter un tour nécessitant du transport pendant ce week-end.

Bien sûr on peut imaginer que le pays ne va pas s’arrêter pendant 3 jours, surtout dans les grandes villes où il n’y aura que peu d’effet. Ce sont principalement les régions reculées et délaissées par l’état qui vont souffrir le plus de cet événement.

Pour info rapidement, selon l’ELN ce couvre-feu est une réaction à l’arrêt des négociations dans le processus de paix avec le gouvernement. De son côté le gouvernement réagit en rappelant que la condition pour une reprise des négociations c’est que l’ELN doit déposer les armes et libérer les prisonniers.

Rhétorique habituelle de chaque côté, qu’on avait eu tendance à oublier depuis les accords de paix avec les FARC, mais qui resurgit depuis quelques temps avec les problématiques liées à un nouveau gouvernement qui ne respecte pas toujours ses engagements et d’une guérilla ancrée sur des positions d’affrontement par les armes.

Une fois passé cet événement, tout devrait rentrer dans l’ordre et vous permettre de poursuivre votre voyage tranquillement.

Angélica & Samuel

Du coup on se connectent sur le site du ministère des affaires étrangères française qui  dit :

Date de publication : 11 février 2020

Manifestation du groupe armé « Ejército de Liberación Nacional » ou ELN. (Publié le 11 février 2020).

L’Armée de libération nationale (Ejército de Liberación Nacional ou ELN) a annoncé lancer un mouvement de protestation armé (« paro armado ») sur l’ensemble du territoire colombien, du vendredi 14 février 2020 à 6h (heure locale) au lundi 17 février 2020, 6h. Les autorités locales sont en état d’alerte.
Il est recommandé de faire preuve de vigilance, de se tenir à l’écart de tout rassemblement et d’éviter tout déplacement dans les régions frontalières avec le Venezuela, l’ouest du pays (Pacifique) et le nord du département de l’Antioquia.
Pour rappel, ces zones sont déconseillées sauf raison impérative (orange sur la carte des Conseils aux voyageurs) voire formellement déconseillées (rouge sur la carte des Conseils aux voyageurs). Ce niveau de vigilance est incompatible avec tout séjour touristique

Alors suite à  toutes ces informations, nous contactons Ludovic, notre guide francophone afin d’avoir des précisions. Il nous confirme qu’il vaut mieux différer notre voyage.

C’est cela les aléas  d’un long voyage.

Nous profiterons de ce temps « libre »   pour peaufiner la suite du voyage, bricoler sur l’ordi et bouquiner un peu.

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Guatapé

Guatapé est à 2 heures de bus de Medellin, il est donc très facile d’y aller sur la journée, mais nous avons fait le choix d’y dormir une nuit, et bien nous en a pris car, nous avons pu profiter sereinement du village ce lundi, sans touristes. Les week ends c’est un peu le « Mont Saint Michel »  en saison.

Guatapé est  un petit village  sur les rives du rio Nare, où a été crée  un très grand lac artificiel, le  lago Penol

Dans les années 1970, un barrage a été construit mais en même temps a inondé la région. Ce sont 4000 personnes qui ont été déplacées.

D’ailleurs lorsque nous avons fait notre tour en bateau, on voit une énorme croix qui émerge du lac, il s’agit de l’emplacement exact d’une église engloutie sous 50 mètres d’eau.  

Les maisons du village sont décorées de bas reliefs peints, semblables à des fresques, représentants des animaux, des paysages, des personnages humains. Ces fresques s’appellent des zocalos.

L’origine des Zocalos datent des années 1920, quand un artiste a commencé à peindre le devant de sa maison pour Pâques, ses voisins ont trouvé cela très beau, et ont fait la même chose.

Puis, dans les années 1970, le maire de Guatapé, a demandé à tous ses administrés de  peindre leurs maison, et du coup le village est  ce qu’il est maintenant.

A cette époque nul ne savait que le drame lié au déplacement d’une partie de la population allait devenir une manne touristique, à cause ou grâce au barrage.

Lors de notre  mini croisière sur le lac, nous avons  constaté que sur les collines environnantes, de très belles propriétés y sont érigées.

En revanche le guide nous a montré les ruines de l’une des nombreuses propriétés de Pablo Escobar. Son nom est maudit ici en Colombie, tant il a fait de mal.

Puis  à 5 kilomètres de Guatapé s’élève  un énorme rocher qui aurait 70 millions d’années (qui nous a rappelé Sigiriya au Sri Lanka), Où l’on peut grimper via un escalier de 709 marches…….. et nous les avons montées.

De là haut  la vue  est exceptionnelle ; on admire le lac et ses innombrables petits îlots de verdure.

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Jardin ( prononcer rrrarrdine)

Nous restons dans la région du café mais avons changé de village.

Il est 9 heures quand nous descendons à la gare routière de Salento qui est à 5 minutes de notre hôtel.

C’est un bon bus  qui nous conduit à Riosucio en 3 heures. Nous déjeunons sur place car le prochain bus est à 15 heures. A Riosucio , il n’y a rien à faire, du coup nous en profitons pour mettre  le blog à jour. A 15 heures, le bus arrive, et ô surprise c’est une chiva, rappelez vous la chiva est cet énorme camion aménagé en bus, hyper coloré.

Des sièges bien rembourrés, un dossier en bois bien droit, et on y loge environ 65 personnes plus les colis et les bagages.

Nous ferons 52 kilomètres dans ce tape cul, soit 42 sur piste et 10 sur route, en 4 heures.  La seule récompense que nous ayons eu, ce sont les paysages andins incroyables. De temps en temps une petite peur, car le précipice est tout tout près, mais enfin, nous sommes arrivés à bon port.

Jardin est lui aussi classé parmi les plus beaux villages de l’Antoquia. Autant vous dire que nous confirmons. Jardin est entouré de montagnes verdoyantes, la culture du café et de la banane y est très développée. La place centrale a un air de fête, des centaines de table et chaises  multicolores sont installées à demeure. Les dossiers sont en peau de vache peints  de paysages, d’oiseaux, ou de formes géométriques. L’ensemble forme un décor exceptionnel. Et le clou du  spectacle c’est que les gens s’assoient toujours sur  la chaise en se basculant sur les deux pattes arrière ; en équilibre. Ici c’est la tradition.

 Dès le matin on voit les personnes âgés devant leur tinto (café filtre), ils en boiront beaucoup dans la journée. Puis en soirée  ce sont les familles avec les jeunes enfants qui investissent la place.

Les  enfant jouent autour de la fontaine et courent après les pigeons. Nous y avons passé pas mal de temps à savourer ces moments de plénitude.

Des « gauchos »  montés sur leurs chevaux coiffés de  chapeaux de cowboys  passent  de temps en temps dans la rue.  On les a vu s’arrêter à un bar, boire un coup sans descendre de cheval et repartir en faisant faire des pas de danse à leurs beaux chevaux, un régal.

Les couleurs acidulées  des maisons et les balcons hyper fleuris sont  d’une gaité incroyable, c’est peut être grâce à tout cela que ces Colombiens sont si affables.

Sur la place s’élève  l’immense  Basilica Menor de la immaculada Conception, néo gothique. Ses murs en granit  coiffés de flèches en aluminium  offrent un contraste marqué par rapport aux couleurs environnantes.

Dans cette belle région, vivent de nombreux oiseaux, dont des colibris mais également les coqs de roche péruviens.

Nous avons visité une petite réserve naturelle où vivent ces oiseaux très bizarres. Les mâles sont noirs, gris et  coiffés d’un « casque » rouge flamboyant. Nous avons passé au moins deux heures à les observer.

Le lendemain comme les randonnées sont maintenant notre sport favori, nous sommes montés à la Garrucha, il s’agit d’une colline dominant Jardin ;

On a fait une halte à mi parcours , au bord du rio et bu un jus de maracuja délicieux.

Nous sommes redescendus par le petit téléphérique  très rigolo.

Cette étape nous a comblé, c’est presque à regret que nous quittons Jardin. Demain direction Medellin.

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Salento et la vallée de Cocora

Nous avons quitté Cali sans regret, même si la salsa est très festive.

3 heures dans un bon bus pour arriver à Salento, à 2000 mètres d’altitude, mais il y fait chaud.

On dira tout de suite que Salento et la vallée de Cocora méritent un voyage.

Notre petit hôtel est tout mignon, toujours très propre comme partout en Colombie, Nous apprécions vraiment.

Salento est un village HYPER coloré,  qui subsiste grâce à la production du café, à l’élevage de truites, et bien évidemment à l’afflux de touristes, séduits par ses rues pittoresques, et la proximité de la vallée de Cocora.

Salento est l’une des plus anciennes villes de la région du Quindo.

Au bout de la rue principale, 239 marches (que nous avons monté, mais c’est moins que les 444 de Guyaquil en Equateur !!!) nous attendent. Nous arrivons alors à l’alto de la cruz, une colline coiffée d’une croix et qui fait découvrir un paysage à 360° sur la ville, les montagnes environnantes et  la vallée de Cocora.

Salento regorge d’excellents restaurants, nous auront testé la trucha a de ajo (truite à l’ail) nous nous sommes vraiment régalés

Après une belle visite de ce très beau village, le lendemain nous avons pris une jeep Willis pour aller jusqu’a l’entrée de la vallée de cocora.

Les jeeps Willis datent de la deuxième guerre mondiale. Les américain ont « refourgué » leur surplus aux Colombiens qui en ont fait bon usage.

Elles servent aux transports des gens, mais également des cochons, des bananes ou des meubles.

A ce jour, la jeep Willis est considérée   par la communauté rurale comme un authentique étalon  de mesure  des denrées agricoles, soit  25 sacs d’oranges.

Pour aller dans la vallée de Cocora, nous étions 14 personnes entassées. Deux devant plus le chauffeur, 8 sur les banquettes arrières et 3 debout à l’arrière se tenant aux barres de toit.

Aujourd’hui ils restent encore des jeeps Willis mais  de nombreuses ont été remplacées par d’autres marques.

La vallée de Cocora est   absolument extraordinaire, cette large vallée  verdoyante, est flanquée de pics effilés. Partout on peut voir le palma de cera (palmier à cire). Le plus grand palmier au monde qui peut atteindre 60 mètres de hauteur et acclimaté en zone humide d’altitude. Il est l’arbre national de la Colombie. Ces majestueux arbres  flirtent avec les nuages, c’est franchement magique, et unique. Nous avons fait une randonnée de 6 heures environ dans  des paysages fabuleux, certes la montée est très raide mais arrivés à 2820 mètres on  s’émerveille.

L’herbe est aussi rase et belle qu’un green de golf, mais c’est naturel, trois miradors  sur le chemin bien caillouteux permettent d’apprécier cette belle nature. Les vaches broutent tranquillement, mais des vaches on en voit partout en Colombie, ce sont de belles normandes (ou de races ressemblantes ??)

Nous sommes dans la région du café, alors, bien entendu nous avons visité une petite plantation en bio. Il nous aura fallu faire 5 kilomètres à pieds pour atteindre la finca (petite ferme) de Don Elias. Il exploite 4 hectares de caféiers, et fait travailler 8 employés et 12 pendant la récolte. Il fait 2 récoltes par an sur mai et juin, puis octobre et novembre.

Ses pesticides sont des orangers, en effet les insectes colonisent les orangers et laissent tranquilles les caféiers.

Le compost sert d’engrais, et les bananiers d’arrosage. Lorsque les pluies sont rares, alors les bananiers libèrent de l’eau de leur tronc.

Alexandro le jeune guide nous a servi un très bon café filtre, un Tinto !!!

Les employés de ces plantations sont de vrais acrobates, car les caféiers sont plantés à flanc de montagne et rester debout  et cueillir les grains rouges tient de l’équilibrisme.

Nous avons déjà visité plusieurs villages, mais ça n’est absolument  pas redondant car pas un seul n’a son pareil. Un vrai délice de découvrir ce patrimoine.

Demain nous partirons pour Jardin ( prononcer rrr’ardine)

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