Thailande : Dong Kai

Après trois jours festifs à Udon Thani , nous partons pour  Dong Kaï, à 50 kilomètres d’Udon Thani. Nous allons là bas car nous passerons la frontière pour le Laos par le pont de l’amitié  qui traverse le Mékong et  arrive à Vientiane (capitale du Laos).

Le pont de l’amitié a été inauguré en avril 1994, financé en partie  par les Australiens.

Du coup nous avons réservé 3 nuits à Dong Kai afin de continuer à visiter l’Isan.

Nous arrivons le jour du nouvel an chinois, et bien sur tout est fermé et pourtant on veut louer un scooter. La propriétaire de notre hôtel s’occupe donc gentiment de joindre un loueur, qui en soirée est venu nous apporter le scooter en question pour le lendemain. Quand on dit qu’en Asie «  rien est impossible »  c’est tout à fait juste. Pour l’avoir vérifié moult fois.

En ce nouvel an chinois, le marché du samedi à Dong Kai a quand même lieu et c’est tant mieux pour nous. Ce marché se déroule sur la Sisowath Quay, c’est à dire la  longue jetée au bord du Mékong.

Il a lieu tous les samedis, les marchands de nourriture y sont très nombreux. On choisi ce que l’on a envie de manger et on s’installe dans des endroits dédiés pour ça. Pour ce soir nous avons pris des brochettes de porc  bien préparées et …………des frites, aussi bonnes qu’en Belgique, c’est vrai ; et des mini ananas à tomber par terre.

Une piste  avec orchestre permet aux gens danser. Et pour les pieds et la nuque douloureux, des masseuses sont installées sur le quai, c’est très sympathique.

Avec notre scooter nous découvrons  la région, c’est très rural, les vaches paissent dans les champs, les gens sont au travail, mais avec beaucoup plus d’engins à moteur qu’en Indonésie.

Les temples sont très nombreux aussi, mais nous nous sommes contentés  des plus importants.

Un parc très intéressant et curieux, est le Bhan Pa Kho. Il s’agit d’un parc ou une multitude de statues géantes sont exposées. Le sculpteur Lao né en 1937 s’est exilé à la révolution Laotienne de 1975, il a acheté un terrain à Dong Kay et pendant 20 ans il a construit ces statues mystiques, Bouddhistes et Hindouistes. Elles sont en béton.

Pour les amateurs de rhum d’excellence, nous avons visité une petite distillerie de rhum, qui ne produit que 12500 bouteilles par an  l’ISSAN RUM.

Au détour d’une balade, nous nous sommes arrêtés à un temple bouddhiste en bordure du Mékong, et ô surprise de nombreux Thaïs viennent ici pour déposer des offrandes au milieu du fleuve où se trouve un rocher sacré, actuellement visible car le Mékong est très bas .Ils peuvent également jeter les cendres de leur défunt à cet endroit Pour 200 baths ( 5 euros)  on les emmène autour de ce rocher sacré et ils  jettent des fleurs et les cendres.

Nous avons visité une école de sériculture, offerte par la reine Serikit (épouse du défunt roi)

Les jeunes apprennent la culture du murier,  l’exploitation des mûres, du ver à soie et le tissage de la soie.

La campagne dans cette région est aussi jolie que vers Udon Thani, et ici les rizières sont vertes, ce qui donne un aspect beaucoup plus photogénique.

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Thaïlande : Udon Thani

Nous avons pris le train de nuit pour  Udan Thani dans la province de l’ISAN.

Le train est parfaitement à l’heure, on est accueilli par un steward qui nous indique notre wagon et notre cabine.

C’est lui qui installe les lits, c’est vraiment chouette, et tout propre.

Il est donc 20h35 quand nous partons de Bangkok et à 5h39 nous étions en gare de Udan Thani.

Ah c’est autre chose que la belle gare rutilante de Bangkok.

Là on voit que nous sommes en province.

On boit un café, on attend une heure environ le levé du jour et nous nous décidons de prendre un tuk tuk pour aller  l’hôtel.

Evidemment, la chambre n’est disponible qu’à midi mais moyennant quelques baths on peut l’avoir de suite. Du coup, on prend une douche tout de suite, on s’installe et vers  11 heures on part visiter la ville. Elle n’a rien d’extraordinaire, 140 000 habitants, moderne et dynamique. Nous prévoyons quelques visites ici, mais l’objectif est de louer un scooter pour  découvrir la région.

L’après midi nous sommes allés réserver notre scooter pour le lendemain, et  avons profité d’un bon massage à l’huile et le soir un restaurant de rue.

Le lendemain matin dès 8h30 nous étions chez la loueuse de scooters. Nous devons être absolument avant 11 heures au lac des lotus rouge, car après cette heure ils commencent à se refermer pour la journée.

C’est l’une des merveilles de la nature. Chaque année de décembre à février la  « mer de lotus rouges » attire les curieux à Nogkum pavapi.

Ce lac, d’une superficie de 82 km2 a été classé second lac du monde pour son étrangeté. Notre balade d’une heure dans un petit bateau  à moteur  piloté par un gentil monsieur, a été d’une extrême tranquillité, les oiseaux y sont très nombreux, nous étions accompagnés d’hirondelles qui virevoltaient autour de nous.  A vrai dire on en a pris plein les yeux, c’est absolument magnifique.

Ce lac est également très poissonneux.

Puis nous reprenons le scooter, Alain est comme chaque année au top, et pourtant pour sortir de la ville  en conduisant à gauche c’est un peu le chaos, mais il s’en sort très bien.

La campagne de la vallée d’Udon Thani est agréable, mais les rizières sont  sèches et du coup ce sont les buffles qui paissent dedans.

On reprend donc la route pour Ban Chiang, cette ville est très connue en Thaïlande. Ce site  a été découvert seulement en 1966 par un étudiant. Il a trébuché sur une racine de kapokier  et aperçu un morceau de poterie rouge qui l’a intrigué. Des expertises scientifiques ont été réalisées  et démontrent que ce site a une datation d’au moins 2500 ans avant notre ère, et peut être même plus ancienne encore. Des poteries en céramiques peintes en rouges ont été découvertes ainsi que des objets usuels et des armes.

Pas plus tard qu’en 1992 ce site a été inscrit sur la liste du patrimoine de l’UNESCO.

Après cette visite nous reprenons le scooter qui fonctionne très bien, nous nous dirigeons vers un autre temple, Wat Santi Wanaram (White Lotus temple).

Construit en 2019, il flotte sur un lac, telle une fleur de lotus blanc. Il mesure 19 mètres de haut. Quelques nonnes et moines habitent le monastère mais nous n’avons vu pratiquement personne, ça fait du bien après le palais royal de Bangkok.

Notre virée n’est pas terminée, à 26 kilomètres de là,  un autre temple, le wat Sa Mani construit en  2017, s’agrandit encore. Il est très visité et a pour particularité d’avoir de multiples personnages et sculptures d’animaux mythologiques.

Nous sommes à la veille du nouvel an chinois, autant dire que les festivités se préparent. On visite le quartier chinois et son très beau centre culturel en journée, et le soir on y retourne pour profiter de la fête, spectacle, feu d’artifice, offrandes énormes au temple, tombola.

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Thaïlande : Bangkok

Notre vol avec Oman air était juste à l’heure et nous sommes arrivés à Bangkok avant l’heure prévue.

Nous avions réservé un taxi  de la France afin de ne pas à chercher en arrivant.

En fait ce sont des centaines de personnes qui sont attendus par des loueurs ou autres, et chaque loueur a une place attribuée dans le hall d’arrivée. Du coup on attendait de voir notre nom sur une pancarte, mais il a fallu chercher un peu. Quand nous avons trouvé ce fut très simple, le loueur nous attendait.

Nous avons choisi de loger dans le quartier ancien de Bangkok, immense mégalopole de 12 millions d’habitants. Il nous aura fallu 1 heure pour arriver à notre hôtel.

Alors plus typique ça n’existe pas. Petites rues, marchands ambulants, restaurants de rue, le train arrive jusqu’au bout de sa petite ligne en bordure du marché. Les gens nous saluent, bref, c’est  ce que nous recherchions.

Nous sommes très bien installés au Amanah hôtel, le seul hôtel du quartier.

Premier soir bien sûr balade dans le coin, nous avons acheté notre repas comme tout le monde ici, c’est à dire dans la rue. Les gens ont de toutes petites cuisines et ne peuvent pas cuisiner, ils achètent donc dans la rue. Idem pour le linge, ils n’ont pas de machine à laver alors on trouve des laveries un peu partout.

Les maisons sont toujours ouvertes alors on profite de leurs activités, bains des enfants dans la bassine  dans la rue, séance de gymnastique devant  leur télévision avec un coach, gros farniente dans leur canapé en regardant la télévision, bref ca vaut le voyage !!!!

On dit que la Thaïlande est le pays du sourire, on confirme, dans ce quartier, (Thonburi) tous les gens que nous avons rencontré ont voulu discuter avec nous, mais ils ne parlent pas un mot d’anglais alors on utilise  le traducteur Google et ça marche très bien.

Ah oui, ils n’ont pas la clim, ni la machine à laver, mais ils ont TOUS un Smartphone.

Bangkok est tentaculaire, nous ne visiterons pas tout ce qui est proposé dans les guides.

C’est la troisième fois que nous venons ici, alors du coup on a  revisité le Palais Royal……..une véritable épreuve tant il y avait de monde, et  avec 39° (ressentis 42°)  c’est un peu difficile.

Ceci dit ce palais est absolument extraordinaire, construit en 1782 par  le roi Rama 1er, sur la rive droite  du fleuve Chao Phraya. Il  abrite une centaine de bâtiments, de cours et de statues mais l’endroit le plus important est le temple Wat Phra Kaew. Il héberge  le Bouddha d’émeraude  datant du 15ème siècle qui mesure seulement 45cm, c’est le plus précieux et vénéré de Thaïlande.

L’architecture  est étonnante et complexe, elle montre la créativité et la foi du peuple Thaïlandais.

Suite à cette visite, il faut le dire, très fatigante, nous avons pris le bateau pour un tour sur le fleuve, et  avons atteint wat Arun (le temple de l’aube) en hommage à la déesse Aruna. Posé sur le fleuve, il a beaucoup d’allure, c’est l’un des plus visités  de Bangkok.

On voit beaucoup  de jeunes vêtus de costumes d’époque qu’ils louent afin de faire des photos. Ceci a pris forme lorsque le pays s’est rouvert au tourisme après la COVID 19.

Nous avons zappé le temple du bouddha couché, pour l’avoir déjà vu.

Dans les incontournables de Bangkok, il y a bien sûr China Town, c’est l’un des plus grands  quartiers chinois du monde.

C’est un quartier qui respire la culture et l’effervescence.

Dès qu’on arrive on est plongé dans une explosion de couleurs et de senteurs, ça grouille de monde.

Cette partie de la ville est le berceau de la communauté chinoise de Bangkok depuis le 18eme siècle.

On y trouve des temples, des rues commerçantes et une gastronomie de rue incroyable.

Un autre incontournable, ce sont les marchés flottants. Bangkok, outre son grand fleuve a des réseaux de canaux qui s’appellent des klongs, sur lesquels la vie y est intense.

Nous avons choisi le  Klong lat Mayom floating Market car assez près du centre de Bangkok, et surtout moins touristique que d’autres. Pour nous déplacer dans Bangkok  nous avons utilise Grab  (un peu le même genre que UBER). Nous avons également pris le métro et les bus.

En arrivant au marché, nous avons  pris un bateau à longue queue (l’hélice du bateau à moteur est à deux mètres du moteur, d’où le nom)

Nous avons pu découvrir la vie sur les klongs, le commerce qui y est développé ainsi que  les jardins.

Nous avons bien sûr déjeuné là, de grosses gambas avec des légumes crus bien bons.

On continue dans les incontournables, il s’agit des marchés aux fleurs, nous avons choisi le Pak khlong Talat

Des artisans et nombreuses petites mains fabriquent  des merveilles florales, destinées aux temples.

Pour quelques baths vous avez de magnifiques compositions, ou des colliers à base de jasmin blanc très odorant. Un régal olfactif et visuel.

Le parc Lumpini  est un havre de paix pour se ressourcer après des visites fatigantes mais intéressantes. Ce parc est le poumon de Bangkok, entouré de gratte ciel et des boulevards encombrés de Bangkok. Il propose de belles allées sous des beaux arbres et un lac ou vivent de nombreux varans peu farouches. 

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