Bali : Ballade en scooter

Nous louons un scooter à notre propriétaire pour deux jours.

Et avec ce petit engin on prévoit de faire de belles balades. Notre objectif est d’aller à une cascade et de faire de la balançoire géante dans les rizières. En fait rien ne va se passer comme prévu.

A un moment sur la route, un homme au guidon de son scooter et nous sur le nôtre, nous accoste et nous demande si on connaît la plantation de café Luwak Bali. Euh, pas tout à fait, on a bien vu de la publicité pour ce café mais on n’y a pas vraiment fait attention.

Alors   ce café, le plus cher du monde, 50 dollars la tasse aux Etats Unis est très particulier.

Ce sont des luwak (civettes palmistes communes, en français) qui mangent les cerises de caféiers, elles digèrent leur pulpe mais pas le noyau qui se retrouvent  dans leurs excréments. Dans le tube digestif du luwak, les sucs gastriques font subir une transformation bénéfique aux arômes des grains de café. Nous avons dégusté une tasse de luwak café qui est très doux sans un brin d’amertume (on n’a pas payé 50 dollars). Après cette escale improvisée Françoise a cherché un peu plus d’informations sur ce fameux  « luwak café », et  hélas, elle a  appris que les pauvres civettes étaient souvent exploitées pour fournir le plus de crottes possible pour préparer ce café hors de prix. En fait il existe un véritable business autour de cela. Les civettes sauvages sont maintenant  assez rares dans la nature et donc elles sont enfermées , alors qu’elles sont claustrophobes.

Puis après avoir passé deux heures dans cette plantation on repart pour  nos balançoires et la cascade. Mais il est déjà midi, nous nous arrêtons dans un super chouette restaurant et là, le serveur  nous dit qu’il y a une très grande cérémonie  juste à coté et qu’il serait intéressant qu’on aille voir ça.

Alors après le déjeuner nous partons dans le village et à deux pas du restaurant, effectivement il y à des centaines de personnes habillés en conséquence, qui vont et viennent dans  un enclos sur la place du village.

On s’approche et comme d’habitude un homme nous interpelle et nous demande si on veut profiter de la cérémonie.

Eh bien oui qu’on le veut. Du coup il nous emmène chez lui (il habite un enclos familial) et nous habille pour la circonstance.

Pour Alain un sarong, une ceinture, un bandeau, et une fleur à l’oreille. Pour  Françoise un sarong une ceinture et une fleur de frangipanier à l’oreille ; nous sommes prêts,. Anug, nous dit qu’ainsi on peut entrer  dans la cérémonie autant de temps qu’on le souhaite, sachant qu’elle dure ……4 jours.

Nous entrons donc dans cet enclos où un gamelan joue en permanence. Des femmes extrêmement gracieuses dansent alternativement devant un autel couvert de fruits montés en pyramide, c’est magnifique.

Nous y resterons deux heures. Puis nous retournons chez Agun, afin de rendre les vêtements.

Un bon souvenir.

Nous reprenons le scooter et enfin nous atteignons la fameuse cascade.

On peut s’y baigner l’eau n’est pas froide, mais il est un peu tard et Alain n’a pas envie de rouler de nuit pour rentrer. On fera quelques photos et retour chez nous. La balançoire ce sera pour demain.

Alors les balançoires ???

Eh bien elles se passeront de nous. En fait il s’agit de faire de la balançoire dans la jungle  sur une colline. C’est très « américanisé » et surtout très  cher. Un tour de balançoire de 5 minutes coute 24 $. Nous en avions fait en Equateur à Banos, et c’était beaucoup plus impressionnant qu’ici. Pourtant ici à Bali c’est très tendance. On trouve de nombreux sites qui proposent ce genre d’activité.

Du coup on reprend le scooter et nous nous dirigeons vers un très beau temple, le Pura Gunung Kawi Cebatu sur l’eau. L’eau, dans la culture Balinaise est fondamentale. Heureusement qu’ils sont gâtés avec 150 rivières qui coulent sur ce petit territoire ; et les eaux émanant des volcans sont nombreuses aussi.

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Bali : Une journée à Ubud

Ce matin nous décidons de prendre le bus local pour aller à Ubud.

Ubud c’est le cœur  culturel et spirituel de Bali.

On se place donc à un arrêt de bus, car nous logeons à 15 kilomètres d’Ubud. Le bus arrive, sauf que lorsqu’on grimpe dans le bus, le chauffeur nous demande si on a une  carte, non bien sûr, alors on redescend. A ce moment là passe un homme sur son scooter, s’arrête et nous demande ce qu’on attend.

On lui explique, et hop il propose à Alain de l’emmener acheter un carte prépayée, sauf que…..  ils ne trouvent pas de boutique. Désolé il ramène Alain et tant pis pour nous, et il repart sauf que….deux minutes plus tard il revient avec une grand-mère sur le porte bagage chargée d’une grosse gamelle de riz.

Il dit à Alain d’attendre car il  va trouver une carte. Effectivement il revient  quelques minutes plus tard sans la grand-mère et lui  propose de vendre sa propre carte avec quelques roupies dessus et d’emmener Alain  pour la recharger un peu. Et hop, Alain chevauche le scooter et 5 minutes plus tard nous étions prêts pour le bus suivant. 

Nous arrivons à Ubud, et décidons d’aller immédiatement à la forêt des singes. Il s’agit d’une petite forêt sacrée  presque en centre ville d’Ubud, les macaques à longue queue y sont nombreux, ils sont sacrés dans la religion Hindouiste.

Il y a un grand temple, un cimetière et un temple de crémation. Le site est particulièrement beau. Nous avons profité d’un spectacle de Barong, différent de celui que nous avons vu  les jours derniers.

Ubud est très très touristique, il est difficile d’y circuler mais ça vaut la peine de s’y promener.

Les temples sont nombreux, nous avons visité les jardins du palais royal et un temple. Il fait très chaud et du coup nous nous sommes offert un massage Balinais d’une heure, suivi d’une douche froide hautement agréable.

Quand nous avons voulu reprendre le bus, eh bien on a eu du mal à trouver un arrêt. On s’arrête pour demander à une jeune fille où se trouvait l’arrêt le plus proche. Et elle nous répond «  c’est très loin, si vous voulez mon frère et moi on vous emmène » et hop, chacun sur un scooter et 10 minutes plus tard nous étions au terminal des bus.

Vraiment on apprécie beaucoup la courtoisie des Balinais.

Comme on a un logement avec cuisine, on fait donc de temps en temps notre popote. Nous voulions des  tomates pour le déjeuner et impossible d’en trouver. On demande à Ida Bagus, notre propriétaire, et hop il appelle son employée qui part nous acheter un kilo de tomates et hop, on a pu faire notre cuisine. De vrais petits bonheurs.

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Bali : Un spectacle et la plage

Après un super séjour à Singapour nous voici arrivés en Indonésie, sur l’île de Bali.
Le passage à l’immigration n’est pas très simple, et si vous n’avez pas de Smartphone, vous êtes plutôt dans l’embarras. En effet une fois passés les premiers  services, vous devez scanner un QR code qui confirme que vous avez passé avec succès le premier barrage. On regrette que les tampons sur les passeports n’existent plus, car ça nous faisait des souvenirs. Ni à Singapour ni à Denpassar on eu droit au tampon manuel tout est électronique maintenant.

Bref, on s’en sort assez rapidement ; On prend un taxi qui nous emmène à Sukawati dans un logement airbnb. Nous y resterons une semaine.

Nous sommes accueillis par Ida Bagus, le propriétaire de cet enclos familial. Notre logement est très grand, et entouré de végétation luxuriante. Les enclos familiaux sont des parcelles de terrain closes  par de hauts murs et à l’intérieur il y a plusieurs maisons appartenant à la dite famille. Ainsi, grands parents, parents, enfants  vivent sur la même parcelle. Nous habitons donc l’une de ces maisons.

A Bali la religion est essentiellement hindouiste, et  les offrandes aux dieux sont perpétuelles. Du coup dans notre enclos, plusieurs petits reposoirs sont disséminés et chaque jour une personne de la famille dépose des offrandes.

Mais les offrandes, on les trouve partout, dans la rue, sur la plage, sur les voitures, et bien sûr aux temples.

Ces offrandes sont très variables et ce, en fonction du prix que l’on veut mettre, ça va du tout petit panier avec des fleurs et un biscuit ou une cigarette, à l’énorme offrande qui pèse plusieurs kilos. Elles sont déposées avec un véritable cérémonial, le plus souvent par des femmes mais les hommes participent aussi.

Notre première journée fut calme, le matin nous sommes allés voir un spectacle de danse Barong dans un temple près de chez nous. Ce sont les employés de la guest house qui nous ont emmenés sur leur scooter.

La danse barong  est un style Balinais de danse traditionnelle. Elle montre la représentation mythologique d’animaux qui ont des pouvoirs surnaturels et pourraient protéger les humains. 

Deuxième jour, marché local le matin, mais un peu déçus car il n’y avait pas beaucoup d’étals ouverts.

Puis nous avons déjeuné dans un très bon restaurant typique d’un nasi campur.

Ensuite avec un taxi Grab (le même principe  qu’UBER) nous sommes allés à la plage la plus proche. Elle est IMMENSE, il n’y a personne, le sable noir  volcanique est bouillant. Seuls quelques pêcheurs à la ligne tentent de sortir du poisson. Nous renonçons à nous baigner bien que l’eau soit très chaude. Les fortes vagues  nous en dissuadent.

Du coup on décide de passer quand même l’après midi ici, on s’installe dans un petit bistrot et vers 16H 30 les gens commencent à arriver, les scooters, les voitures se garent sur la plage (comme sur les plages de Floride). En fait ils sont moins idiots  que nous, qui sommes arrivés sous un cagnard invraisemblable avec l’impossibilité de rester dehors tant il fait chaud.

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