Author Archives: Alain et Françoise

Jardin ( prononcer rrrarrdine)

Nous restons dans la région du café mais avons changé de village.

Il est 9 heures quand nous descendons à la gare routière de Salento qui est à 5 minutes de notre hôtel.

C’est un bon bus  qui nous conduit à Riosucio en 3 heures. Nous déjeunons sur place car le prochain bus est à 15 heures. A Riosucio , il n’y a rien à faire, du coup nous en profitons pour mettre  le blog à jour. A 15 heures, le bus arrive, et ô surprise c’est une chiva, rappelez vous la chiva est cet énorme camion aménagé en bus, hyper coloré.

Des sièges bien rembourrés, un dossier en bois bien droit, et on y loge environ 65 personnes plus les colis et les bagages.

Nous ferons 52 kilomètres dans ce tape cul, soit 42 sur piste et 10 sur route, en 4 heures.  La seule récompense que nous ayons eu, ce sont les paysages andins incroyables. De temps en temps une petite peur, car le précipice est tout tout près, mais enfin, nous sommes arrivés à bon port.

Jardin est lui aussi classé parmi les plus beaux villages de l’Antoquia. Autant vous dire que nous confirmons. Jardin est entouré de montagnes verdoyantes, la culture du café et de la banane y est très développée. La place centrale a un air de fête, des centaines de table et chaises  multicolores sont installées à demeure. Les dossiers sont en peau de vache peints  de paysages, d’oiseaux, ou de formes géométriques. L’ensemble forme un décor exceptionnel. Et le clou du  spectacle c’est que les gens s’assoient toujours sur  la chaise en se basculant sur les deux pattes arrière ; en équilibre. Ici c’est la tradition.

 Dès le matin on voit les personnes âgés devant leur tinto (café filtre), ils en boiront beaucoup dans la journée. Puis en soirée  ce sont les familles avec les jeunes enfants qui investissent la place.

Les  enfant jouent autour de la fontaine et courent après les pigeons. Nous y avons passé pas mal de temps à savourer ces moments de plénitude.

Des « gauchos »  montés sur leurs chevaux coiffés de  chapeaux de cowboys  passent  de temps en temps dans la rue.  On les a vu s’arrêter à un bar, boire un coup sans descendre de cheval et repartir en faisant faire des pas de danse à leurs beaux chevaux, un régal.

Les couleurs acidulées  des maisons et les balcons hyper fleuris sont  d’une gaité incroyable, c’est peut être grâce à tout cela que ces Colombiens sont si affables.

Sur la place s’élève  l’immense  Basilica Menor de la immaculada Conception, néo gothique. Ses murs en granit  coiffés de flèches en aluminium  offrent un contraste marqué par rapport aux couleurs environnantes.

Dans cette belle région, vivent de nombreux oiseaux, dont des colibris mais également les coqs de roche péruviens.

Nous avons visité une petite réserve naturelle où vivent ces oiseaux très bizarres. Les mâles sont noirs, gris et  coiffés d’un « casque » rouge flamboyant. Nous avons passé au moins deux heures à les observer.

Le lendemain comme les randonnées sont maintenant notre sport favori, nous sommes montés à la Garrucha, il s’agit d’une colline dominant Jardin ;

On a fait une halte à mi parcours , au bord du rio et bu un jus de maracuja délicieux.

Nous sommes redescendus par le petit téléphérique  très rigolo.

Cette étape nous a comblé, c’est presque à regret que nous quittons Jardin. Demain direction Medellin.

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Salento et la vallée de Cocora

Nous avons quitté Cali sans regret, même si la salsa est très festive.

3 heures dans un bon bus pour arriver à Salento, à 2000 mètres d’altitude, mais il y fait chaud.

On dira tout de suite que Salento et la vallée de Cocora méritent un voyage.

Notre petit hôtel est tout mignon, toujours très propre comme partout en Colombie, Nous apprécions vraiment.

Salento est un village HYPER coloré,  qui subsiste grâce à la production du café, à l’élevage de truites, et bien évidemment à l’afflux de touristes, séduits par ses rues pittoresques, et la proximité de la vallée de Cocora.

Salento est l’une des plus anciennes villes de la région du Quindo.

Au bout de la rue principale, 239 marches (que nous avons monté, mais c’est moins que les 444 de Guyaquil en Equateur !!!) nous attendent. Nous arrivons alors à l’alto de la cruz, une colline coiffée d’une croix et qui fait découvrir un paysage à 360° sur la ville, les montagnes environnantes et  la vallée de Cocora.

Salento regorge d’excellents restaurants, nous auront testé la trucha a de ajo (truite à l’ail) nous nous sommes vraiment régalés

Après une belle visite de ce très beau village, le lendemain nous avons pris une jeep Willis pour aller jusqu’a l’entrée de la vallée de cocora.

Les jeeps Willis datent de la deuxième guerre mondiale. Les américain ont « refourgué » leur surplus aux Colombiens qui en ont fait bon usage.

Elles servent aux transports des gens, mais également des cochons, des bananes ou des meubles.

A ce jour, la jeep Willis est considérée   par la communauté rurale comme un authentique étalon  de mesure  des denrées agricoles, soit  25 sacs d’oranges.

Pour aller dans la vallée de Cocora, nous étions 14 personnes entassées. Deux devant plus le chauffeur, 8 sur les banquettes arrières et 3 debout à l’arrière se tenant aux barres de toit.

Aujourd’hui ils restent encore des jeeps Willis mais  de nombreuses ont été remplacées par d’autres marques.

La vallée de Cocora est   absolument extraordinaire, cette large vallée  verdoyante, est flanquée de pics effilés. Partout on peut voir le palma de cera (palmier à cire). Le plus grand palmier au monde qui peut atteindre 60 mètres de hauteur et acclimaté en zone humide d’altitude. Il est l’arbre national de la Colombie. Ces majestueux arbres  flirtent avec les nuages, c’est franchement magique, et unique. Nous avons fait une randonnée de 6 heures environ dans  des paysages fabuleux, certes la montée est très raide mais arrivés à 2820 mètres on  s’émerveille.

L’herbe est aussi rase et belle qu’un green de golf, mais c’est naturel, trois miradors  sur le chemin bien caillouteux permettent d’apprécier cette belle nature. Les vaches broutent tranquillement, mais des vaches on en voit partout en Colombie, ce sont de belles normandes (ou de races ressemblantes ??)

Nous sommes dans la région du café, alors, bien entendu nous avons visité une petite plantation en bio. Il nous aura fallu faire 5 kilomètres à pieds pour atteindre la finca (petite ferme) de Don Elias. Il exploite 4 hectares de caféiers, et fait travailler 8 employés et 12 pendant la récolte. Il fait 2 récoltes par an sur mai et juin, puis octobre et novembre.

Ses pesticides sont des orangers, en effet les insectes colonisent les orangers et laissent tranquilles les caféiers.

Le compost sert d’engrais, et les bananiers d’arrosage. Lorsque les pluies sont rares, alors les bananiers libèrent de l’eau de leur tronc.

Alexandro le jeune guide nous a servi un très bon café filtre, un Tinto !!!

Les employés de ces plantations sont de vrais acrobates, car les caféiers sont plantés à flanc de montagne et rester debout  et cueillir les grains rouges tient de l’équilibrisme.

Nous avons déjà visité plusieurs villages, mais ça n’est absolument  pas redondant car pas un seul n’a son pareil. Un vrai délice de découvrir ce patrimoine.

Demain nous partirons pour Jardin ( prononcer rrr’ardine)

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Cali

La  route  panaméricaine qui nous amène à Cali est bonne, la circulation n’est pas importante, et du coup nous mettons environ 3 heures pour arriver à bon port.

Cali est une mégalopole de 2,4 millions d’habitants, sans charme particulier. Le fleuve Cauca  la traverse et une promenade sur les berges a été aménagée, mais rien de folichon.

L’église de la Merced est assez jolie ainsi que l’église de la Ermita. Le musée de l’or que nous avons boudé, car après avoir visité celui de Bogota, il nous aurait certainement paru fade.

En revanche Cali est la capitale de la Salsa, et tous les jeudis, la ville s’enflamme avec les cours et les démonstrations de salsa et danses Andines.

Super chance, nous sommes à Cali ce jeudi soir. Nous avons donc pu profiter de la fête. Notre hôtel est justement tout près du théâtre de plein air. Nous avons donc découvert que les habitants de  Cali aimaient danser. C’est sur des airs endiablés que jeunes et beaucoup moins jeunes dansaient   jusque tard dans la nuit.

Nous ne garderons pas un souvenir impérissable de cette grande ville

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