Palolem ( Goa)

De retour de Gokarna, nous avons repris un rythme toujours autant épuisant. Nous avons loué un scooter afin  de visiter l’arrière  pays. Nous avions envisagé de le louer plusieurs jours, mais le loueur, très honnête nous a mis en garde. Il  nous a dit que la route nationale était très dangereuse et que les  policiers arrêtaient souvent les touristes, et comme Alain a oublié son permis en France, mieux valait rouler sur les petites routes, ce que nous avons fait. En Inde on peut donc rouler sans casque et sans permis, à ses risques et périls, et ils sont énormes.

Notre journée a commencé par un bain de mer  dès 7 heures, l’eau doit être à 32°, le petit déjeuner n’étant servi qu’à 8h30. Puis direction  la petite route qui borde la côte. Le paysage est très vallonné, les forêts  de tecks succèdent aux cocoteraies et quelques rizières d’un vert éclatant agrémentent des clairières. Nous avons vu de très beaux arbres dont nous ne connaissons pas les noms. Des petits temples sont disséminés dans la nature et nous en avons visité un :Jaïn, celui là.

Nous avons fait une halte sur une autre plage  que Palolem, où nous résidons ; elle est presque déserte, quelques huttes sont à louer, quelques restaurants et c’est tout ; le  paradis pour qui veut se reposer, et prendre de la distance par rapport à la vie trépidante des villes.

Aujourd’hui dans notre Guesthouse, c’était   la cueillette des noix de coco, plusieurs hommes ont grimpé aux cocotiers, et on fait tomber des  centaines de kilos de noix. En aucun cas le trafic piétonnier n’a été interrompu dans  la cocoteraie où nous logeons, seul un gars prévenait ceux qui coupaient les noix afin qu’ils n’en jettent pas sur la tête d’un touriste quand il  passait. Je pense que ça ne doit pas faire du bien de recevoir  une grappe de noix de 10 kilos environ, ça décoiffe. Ah ! Nous sommes loin des procédures  européennes  de sécurité ; ici on ne connaît pas les barrières de sécurité, les déviations pendant les travaux sur les routes, les  jouets avec les petits trucs qui cassent facilement, les vêtements d’enfants bourrés de paillettes et de jolis boutons à peine cousus  etc…et je ne sais pas si  ça fait plus de dégâts.

Depuis le temps que des Indiens, sur la plage, nous proposaient un tour de bateau pour aller voir les dauphins, nous avons craqué pour cette petite excursion. Nous avons donc vu des bancs  de dauphins pas très loin de la plage,  c’est encore un moment très agréable que nous avons vécu.

Demain nous prenons un bus de nuit pour Mumbai, où nous séjournerons 4 jours avant de rentrer  à la maison. Nous savons déjà que le rythme  ne sera pas celui que nous venons d’avoir à Palolem, Mumbai compte plus de 20 millions d’habitants, soit un tiers de la population Française, tout de même !!!!

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Gokarna

Nous venons de refaire une petite escapade dans le karnataka, histoire de découvrir le village de Gokarna, célèbre pour ses temples et son bassin sacré mais également pour ses plages désertes.
Le village est toujours animé, les pèlerins y viennent nombreux et le soir,  se sont encore des milliers de fidèles qui se réunissent et chantent dans les temples. Nous logeons dans un bel hôtel  sur la colline qui domine  le village, et de notre terrasse nous entendons les chants et les clochettes des temples ce qui donne une touche magique au lieu.

Nous avons visité un hameau, et lorsque nous sommes arrivés à hauteur de l’école publique, nous avons entendu des enfants chanter. Nous nous sommes approchés et la dame de service (que nous savons supposé être) nous a fait signe de venir. Elle nous a apporté des chaises et nous a installés  dans la salle de classe.

Nous avons pu y voir l’institutrice et sa vingtaine d’enfants en train de prier avant le repas de midi. Ils chantaient, les yeux fermés,  le pouce et l’index joints.  A la fin de la prière ils nous ont salués, et nous n’avons pas échappé « do you comme from ? »Et « what’s your  name ? »

Nous avons pu constater que la classe n’avait pas de bancs, ni bureau, et que la cour d’école n’avait aucune clôture. Nous sommes  bien loin de nos protocoles européens en matière de sécurité.

Les plages de Gokarna sont très belles, certes un peu difficiles d’accès, mais lorsqu’on  a franchi les rochers, on est  heureux d’avoir trouvé  ce petit coin de paradis. Quelques huttes à louer et bistrots sont installés là, les vaches se promènent nonchalamment, et tout va bien.

Si ces plages à quelques kilomètres du village sont superbes, on ne peut pas en dire autant de  la plage municipale, située en plein village. Elle est très grande et  évidemment accueille beaucoup d’Indiens. Cette plage est absolument immonde, ce sont des tonnes de déchets laissés là par les gens, elle ressemble un peu à la grande plage de Chennai, mais en plus petit. Dernièrement, le festival de Shivarathri a eu lieu à Gokarna, et des immenses hangars de toile ont été édifiés pour l’occasion, évidemment ça a généré des déchets. Sur cette plage  on vient célébrer les cérémonies après les crémations, et là encore les déchets sont abandonnés sur la plage.

Aucun touriste occidental ne s’y baigne, en revanche les Indiens s’en donnent à cœur joie. Ils doivent être immunisés dès la naissance par le lait de leur mère qui a consommé de l’eau plus ou moins croupie pendant leur grossesse. Quand on les voit boire l’eau des bassins sacrés, absolument verdâtre et pleine de détritus, ça donne plutôt la nausée.

Une anecdote : L’autre jour, nous étions dans une rue et discutions avec des voyageuses devant une toute petite échoppe de rue qui vend  des bonbons, et autres sucreries, quand une  vache arrive devant la boutique, elle s’arrête et urine. La commerçante très fière de cet acte a attendu que la vache ait presque terminé de faire pipi, puis a mis  sa main sous la queue a récupéré un peu d’urine, a béni son échoppe et a  porté le reste  à  sa bouche , s’est signé la poitrine , et voilà, nous, nous étions a faire « beurk » en cœur.

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Goa

Nous voici à Goa, dans ce tout petit état mais ô combien connu du monde entier. . C’est en 1510 que les portugais investirent  la région afin de contrôler la route des épices. Il aura fallu 5 siècles d’occupation avant que les troupes indiennes entrent dans Goa pour mettre fin à cette occupation. C’est donc en  1961 que Goa redevint Indienne.

Goa  est très touristique, du nord au sud, pour son architecture  héritée des Portugais, les églises y sont extrêmement nombreuses, mais ce qui attire par-dessus tout les touristes ce sont ses plages paradisiaques.

Nous avons choisi de nous installer sur les plages du sud, car celles du nord sont plutôt destinées à ceux qui aiment la foule et la fête. Nous sommes donc à Palolem, logés dans une petite cabane dans une jolie cocoteraie, juste sur la plage.

La plage de Palolem compte de nombreuses huttes, sommaires, mais agréables.

La vie s’y déroule très tranquillement, je crois bien  que nous sommes les seuls Français à fréquenter cette  plage. Les Russes, les Scandinaves, et les Allemands y sont nombreux.

Nos journées sont épuisantes : petit déjeuner copieux à 8 heures, promenade sur d’autres plages, baignades, transats, déjeuner, transats, promenade dans le village, dîner, et  veillée sur la terrasse de notre cabane.

La température de l’eau doit être de  32° environ, et le sable de la plage tellement brûlant que l’on doit mettre les chaussures pour accéder dans l’eau.

Nous avons vécu ainsi pendant 3 jours, ce qui nous  valu de nous reposer de nos derniers voyages.

Nous partons maintenant pour Gokarna dans le Karnataka tout proche. Nous allons y visiter cette toute petite ville pour ses temples, son ambiance, et ses plages désertes.

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