Author Archives: Alain et Françoise

Mirissa

Si Tangalla était  la plage de robinson Crusoé, il en est tout autre de Mirissa.

Cette petite bourgade, est touristique car ses plages  en arc de cercle sont très réputées pour le surf. A l’extrémité de l’une d’elle, un spot de surf fait le régal des sportifs, il faut dire que les vagues sont très grosses et permettent de réaliser  des performances.

Le soir, à la tombée de la nuit, tous les restaurants cachés sous les arbres et les cocotiers allument des torches, et les guirlandes électriques scintillent. Les pêcheurs ont un étal devant les restaurants et on peut commander les poissons ou les crustacés pêchés dans la journée. Il suffit après achat  de les faire préparer par le restaurateur. Pour nous la commande a été 2 énormes crevettes « jumbos », comme leur nom l’indiquent elles sont grosses comme des éléphants. Nous sommes bien régalés, mais tout compte fait, nous préférons les grosses crevettes qui sont, à notre avis plus goûteuses.

L’ambiance est festive, les vagues viennent nous lécher les pieds tant les tables sont installées au plus près de la mer, pourtant, suite au tsunami, une législation a été  mise en place afin de ne pas s’exposer au danger, mais peu d’établissements ont suivi  les règles si bien qu’un restaurant a déjà vu sa terrasse s’effondrer dans la mer.

Outre notre  journée farniente, nous sommes tout de même allés à Matara, la ville commerçante  à  quelques kilomètres de Mirissa. Cette ville n’a guère d’intérêt si ce n’est son aspect authentique, où l’on peut observer la vie quotidienne des Sri Lankais.

Nous avons profité d’être à Matara pour aller à l’Alliance Française, porter des livres que nous avons apporté de France. Un internaute que j’ai rencontré sur Internet, et qui parraine un enfant victime du Tsunami, m’avait suggéré  de faire don de livres. Nous avons été très bien reçus, mais hélas le professeur de Français était absent, et nous n’avons rencontré que la secrétaire qui nous a fait visiter l’établissement.

L’anecdote du jour :

Ce matin au petit déjeuner nous voyons arriver 2 jeunes garçons dans le jardin, ils lèvent les yeux vers le sommet des cocotiers, puis, s’entravent les 2 chevilles avec une corde et d’un seul coup grimpent au tronc à une allure folle. Arrivés en haut, ils sortent un coupe coupe et élaguent les branches mortes. Ils redescendent aussi vite qu’ils sont montés pour regrimper dans le suivant.et ainsi de suite. En 10 minutes ils avaient élagués 6 cocotiers

Galle

Galle, 90000 habitants, 4ème ville du pays, est chargée d’histoire. Ce sont les Portugais qui avaient initialement bâtis un petit fort, puis plus tard  l’agrandirent d’une série de bastions et de remparts, mais les Hollandais qui s’en emparèrent en 1640 détruisirent les traces de ce  fort, pour en refaire un plus grand à partir de 1663. Il est vaste de 36 hectares.

Le quartier du fort renferme 400 maisons et de nombreux services administratifs, ainsi que de beaux hôtels.

La ville nouvelle a subi de graves dommages lors du Tsunami et beaucoup de gens ont péri, en revanche la vielle ville a bénéficié de la protection des remparts.

Le port de pêche est très vivant, les lourds bateaux sortent toute la journée et les pêcheurs vendent le produit de leur pêche : barracudas, raies immenses, calamars thon rouge, sardines, poissons multicolores.1 kilo de thon vaut  200 roupies (1,33 euros).

Se promener dans la vieille ville et très agréable mais il y fait très chaud, nous y étions à Midi !!!!!!

Au retour de Galle, nous nous sommes arrêtés à Kogala, une minuscule bourgade, mais nous tenions à voir les drôles de pêcheurs sur  des mâts  enfoncés profondément dans la mer, au dessus des vagues et proches du bord de la plage. Les emplacements sont très convoités et se  transmettent  de père en fils. Le pêcheur s’installe sur le poteau et tend sa ligne. A chaque instant un poisson sort de l’eau.

Nous avons parlé avec des gens  du coin qui ont vécu le tsunami et ils nous ont dit que toutes les maisons que nous voyions étaient  neuves, puisque la vague a  emporté leur famille pour la plupart et leurs maisons. En ce qui les concerne, ce sont les français qui ont participé financièrement à la reconstruction.

Tangalla

SI   nous avons tant tardé  à donner de nos nouvelles, c’est que nous avons trouvé le paradis sur la route qui va de Yala à Tangalla, et qu’Internet n’existe pas.

Nous  avons pris un  bus  à Tissamaharama  pour Tangalla, et bien  nous en pris, nous nous sommes arrêtés 3 kilomètres avant Tangalla. On aurait cru qu’un tuk tuk nous attendait, car il était là où nous sommes descendus. Nous lui demandons de nous conduire à une guesthouse recommandée par le guide, mais hélas, c’était complet. Le propriétaire nous envoie ailleurs, et c’est là que nous arrivons au paradis.

Il s’agit d’une  très jolie maison en bord de plage avec un jardin luxuriant, une très grande chambre impeccable, du personnel  à nos petits soins. Cette maison ne compte que 2 chambres et nous sommes les seuls clients !!!!!!!!!

Pour la petite histoire, cette maison appartient à un couple de Français, qui la loue lorsqu’ils sont absents. Ils ne viennent que 2 mois par an. L’aménagement et la propreté à la française nous font apprécier le lieu. Les 2 jeunes garçons qui gèrent la maison nous ont dit que leurs patrons étaient  de très bonnes personnes.

L’océan Indien est face à nous, les pêcheurs à la cène rapportent des poissons multicolores à chaque jetée de filet, mais la plage est déserte et à perte de vue et  jonchée de coquillages.

C’est presque  à regret que nous  quitterons  ce coin idyllique.

Parc national de Yala

Nous avions rencontré un jeune couple de Suisses Allemands à Haputale qui, comme nous souhaitaient visiter  la réserve de Yala . Nous nous sommes donc donné rendez vous le lendemain  au même hôtel à Tissamaharama  afin d’organiser notre safari.

Le lendemain donc, dès 5 heures nous étions tous les quatre prêts à partir en 4X4  pour un  safari d’une longue journée.

Le parc national de Yala de 126 000 hectares était à l’origine un territoire de chasse  transformé en réserve en 1938. Il est réputé pour ses léopards, mais de nombreux animaux y vivent également. Nous avons donc pu observer  des  familles complètes d’éléphants dans les buissons qui se régalent de branches et feuilles d’arbres,  des daims, des sambars qui  broutent l’herbe bien verte des plaines, de nombreuse familles sangliers qui déambulent à travers les fourrés et les plaines ,des mangoustes,des macaques et langurs qui sautent d’arbres en arbres, des buffles d’eau se prélassant dans les innombrables lacs , des crocodiles alanguis sur les chemins et une multitude d’oiseaux : aigles, aigrettes, toucans, kingfishs, espèces de marabouts, oiseaux multicolores dont j’ignore le nom. Et pour finir, la cerise sur le gâteau, un léopard endormi dans un fourré.

Le parc aboutit à l’océan, et en 2004, il n’a pas trop souffert du tsunami, à cela près qu’une maison construite sur la plage a complètement disparu.

Notre chauffeur de Jeep, nous avait prévus petit déjeuner et déjeuner. Le petit déjeuner a été abrégé et terminé dans le 4X4, car un vilain singe nous  narguait du haut de son arbre et tentait de nous voler nos fruits.

Notre parcours d’une centaine de kilomètres sur  des pistes de terre rouge nous a certes secoué le dos, mais, nous ne regrettons pas ces instants de pur bonheur.