Author Archives: Alain et Françoise

La péninsule d’Osa

C’est la saint Valentin

Au Costa Rica ça se fête également !!! Et pour l’occasion Alain a trouvé un super lodge.

Nous sommes au www.rioticolodge.com. Nous habitons une tente safari de luxe, de 36 mètres carrés, au beau milieu de la forêt, un must.

Un rio coule à 20 mètres de nous. L’eau y est fraîche, et les différentes piscines naturelles formées par les rochers sont un délice. Les innombrables petites cascadent forment des jacuzzis où nous avons profité de bons massages toniques.

Pour accéder à ce petit paradis, il faut prendre une piste sur 4 kilomètres, mais le jeu en vaut la chandelle. Si on n’entend pas le bruit des voitures, en revanche on est bercé par le chant des insectes nocturnes et le ruissellement de l’eau sur les rochers du rio.

Le jardin est superbe, planté d’arbustes et fleurs exotiques bien sûr !

Et, nous sommes une fois de plus agréablement surpris par l’absence de moustiques, ou presque !!! Juste quelques uns pour Alain, il a vraiment une peau « attrape bestioles », le pauvre !!!

Notre séjour ici sera zen, baignade dans le rio, bon p’tit resto à côté du Lodge, p’tite rando dans une propriété privée, recommandée par l’hôtelier, bref, nous garderons, cette année encore, un bon souvenir de cette Saint Valentin.

La péninsule d’Osa

Alors, on y va ou on n’y va pas ???? Allez on y va !

Oui, parce que la péninsule d’Osa , dans le sud du pays est réputée comme sauvage, très sauvage et difficile d’accès.

Ce matin, le propriétaire du Lodge nous demande ce qu’on allait faire aujourd’hui, on lui répond qu’on ne sait pas, alors il nous parle de la péninsule d’Osa, ah oui, on avait prévu d’y aller, mais ça n’est pas simple pour y accéder.

Mais, il y a maintenant une bonne route jusqu’à Puerto Jimenez, et c’est seulement à partir de là que tout se corse.

On part donc à 9h30 et à 13 heures nous étions à Puerto Jimenez, 140kilomètres.

Mais peu de temps avant d’arriver, on voit trois ou quatre personnes arrêtées au bord de la route et l’une d’elle est grimpée sur le talus en bordure de forêt. On s’aperçoit alors qu’ils sont en train de suivre un jeune paresseux qui essaie d’entrer dans la forêt. On s’arrête et on suit les manœuvres de près. Françoise leur demande s’ils sont Costariciens, et lui répondent par l’affirmative. Nous craignions qu’ils braconnent. En fait, ils essayaient de récupérer le jeune pour le remettre de l’autre côté de la route, où selon eux, la mère se trouvait.

Il aura fallu une bonne vingtaine de minutes avant que l’opération réussisse, car si le paresseux ne pouvait pas se déplacer rapidement, il essayait de se glisser hors de la couverture que les gens utilisaient pour le prendre. Ce petit animal n’est pas dangereux mais ses griffes sont très acérées, il fallait donc prendre de grandes précautions, d’une part  pour ne pas se faire griffer et d’autre part ne pas blesser la bête. Ce fut un bien joli moment que d’observer ce sauvetage.

En arrivant à Puerto Jimenez, nous cherchons un logement. Nous visitons deux ou trois cabinas, mais qui affichaient complets et on a fini à la cabinas la palmas, au bord de la plage.

Bof, elle n’est pas terrible, mais on s’en contentera. Le contraste avec hier est flagrant !!!

En revanche dans le jardin, pas terrible non plus, 3 couples de aras tricolores dégustaient des noix tout en haut d’un immense arbre et nous balançaient leurs coques vides sur la tête, exotique et magnifique, non ???

Puerto Jimenez, est une ville plus ou moins endormie, mais dans les années 1960 elle avait poussé comme un champignon. L’abattage du bois et la découverte de l’or dans les nombreux cours d’eau l’avait rendue attractive. Si l’abattage du bois se fait encore dans la péninsule les chercheurs d’or se sont convertis dans le tourisme.

La péninsule d’Osa est peu visitée, et pourtant elle a beaucoup à offrir. La faune y est impressionnante, dans le grand parc national de Corcovado. Nous avons renoncé à le visiter car son accès est difficile, et qu’il aurait fallu grimper, grimper, et grimper encore, dans la boue et dans une jungle très humide et chaude.

Notre guide (papier) propose une alternative aux treks dans le parc, c’est de faire une excursion en lisière du parc Corcovado. Il s’agit d’aller dans un bled et observer la nature. Oui, car nous ne sentons pas capables d’affronter la jungle encore une fois, et de façon plus difficile que ce qu’on a fait jusqu’ici.

Nous partons donc, GPS branché, vers ce village, Rio Nuevo, au bout de 5 km de piste et 4 ou 5 gués on ne voit pas de hameau, on fait demi tour. On revient dans le village et demandons au garagiste du coin où se trouve Rio Nuevo. Eh bien, c’était la bonne piste, sauf que nous ne sommes pas allés assez loin. Et hop on repart.

Sur la « route » on voit une première maison au milieu de nulle part, des vaches et leurs pics bœuf, une plantation de palmiers à huile, et plus loin c’est la forêt. Nous y voyons de nombreux oiseaux, mais pas un seul mammifère.

Après une heure de route, c’est-à-dire 5 km en voiture, on voit une autre maison, elle aussi au milieu de nulle part, il faut vraiment être né là pour vivre de façon si isolée.

A un moment Alain pense que le 4×4 ne peut plus aller plus loin, on se gare et continuons à pieds un peu en bordure de rivière, et là on admire de nombreux papillons, vert phosphorescent, orange, jaune, bleu, mais pas de photos possibles car ils volent trop vite et ne se posent que quelques secondes et repartent.

De retour à Puerto Jimenez, on se prend un super casado, le plat national costaricien et une bonne bière, puis direction la plage.

Nous avons fait une séance plage, pas celle devant notre cabinas, car elle n’est pas agréable dans le sens où il faut faire des centaines et des centaines de mètres dans la mer avant d’avoir de l’eau aux genoux. Nous en avons choisi une plus loin mais plus pentue. L’eau y est toujours très chaude, presque trop chaude. La température extérieure doit avoisiner les 40°.Nous ne sommes qu’à peine rafraichis quand on sort de l’eau

Demain, sera une dure journée, car nous reprenons la route pour Orosi, afin d’aller visiter le parc national Tapenti, à 350 kilomètres d’ici, c’est-à-dire qu’il nous faudra la journée pour arriver à destination.

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La côte Pacifique

Notre itinéraire au Costa Rica

Nous voici sur la côte Pacifique, tout a changé, le climat, les paysages, le style de balades, bref, nous sommes au soleil.
Il fait excessivement chaud, mais nous ne nous en plaignons pas.

Nos journées sont très chargées, les plages d’abord, et selon leur emplacement, le sable est blanc poudreux à gris foncé, baignades dans une eau très chaude. Les vagues sur le pacifique sont fortes si bien que les surfeurs y sont très nombreux, et nous prenons plaisir à les voir glisser sur les vagues.

La première plage playa conchal, comme son nom l’indique est la plage aux coquillages, faite de milliards de débris de coquillages, ce qui lui donne un aspect rosé.

Sur la playa Tamarindo nous avons dégusté une super langouste cuite au barbecue, autant dire que nous nous sommes régalés. Cette plage est très courue des ticos (les costariciens se nomment eux-mêmes comme ça) qui viennent y passer leurs week ends.

Sur l’une des plages nous nous sommes posés un moment afin d’admirer un véritable ballet de pélicans et autres oiseaux marins qui pêchaient, et la pêche était miraculeuse.

Une fois de plus nous apprécions d’avoir le 4X4, car les pistes sont assez difficiles pour rejoindre ces plages paradisiaques, certaines sont absolument désertes sur 2 ou 3 kilomètres. Toutes sont différentes, soit par leur situation géographique soit par les différentes activités que l’on peut y pratiquer.

Nos balades sont ponctuées par la découverte d’animaux, singes hurleurs, iguanes, chevreuils, coatis. La végétation, bien que moins intéressante que dans le centre ouest du pays, reste belle. P1030672 (Large)Le passage des gués est toujours un moment rigolo, il faut « analyser » judicieusement l’endroit où passer, sans que le moteur souffre d’une immersion.

Nous quittons maintenant la presqu’île de Nicoya pour nous rendre sur la côte pacifique centrale. Nous prenons le ferry à Paquera et traversons le golfe de Nicoya. Nous arrivons à Puntarenas, mais n’y ferons pas escale. Notre objectif étant d’aller à Manuel Antonio.

Le parc Manuel Antonio

Nous continuons à descendre la côte pacifique toujours aussi belle, le seul bémol, est que la route qui y conduit est bordée par des centaines voire des milliers hectares de plantations de palmiers à huile.

Nous arrivons à Manuel Antonio, nous avions réservé un hôtel, car on savait que le lieu est l’un des plus visité du Costa Rica, on savait aussi qu’il ne fallait pas y venir un week end car les ticos y débarquent.

Du coup, nous sommes logés à 30 mètres de la plage et 500 mètres de l’entrée du parc, et avec vue sur l’océan, quoi de mieux ?

Manuel Antonio, c’est palmiers sous le vent, eaux bleues scintillantes, et oiseaux tropicaux. Il a été classé parc national en 1972, ce qui lui a valu d’échapper à la construction d’une cité balnéaire. Il est le plus petit parc du pays, mais pas le moins fréquenté.

Les sentiers sont parfaitement balisés, des promontoires permettent d’admirer l’océan ou la forêt.

La faune y est importante, nous avons pu y voir des paresseux, agoutis, ratons laveurs, capucins, toucans et autres oiseaux, biches, iguanes, serpents, et pas vus tous ceux qui nous ont évité et caché dans la jungle.

Le parc est bordé par 3 plages, nous avons pique niqué sur l’une d’elles, accompagnés des iguanes voraces, l’une d’elle s’est jetée sur l’ananas qu’un touriste mangeait. Autant dire qu’il lui a vite donné le fruit.

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Les pistes du Costa Rica

Si tout semble super au Costa Rica, il faut tout de même évoquer l’état de certaines routes.

Le réseau routier entre les grandes villes est parfait, la vitesse est limitée à 80 kilomètres par heure, les nombreux ralentisseurs sont dissuasifs, sinon on y laisse le pot d’échappement. Il y en partout en ville, mais également en campagne, soit parce qu’il y a des iguanes dans le coin ou mieux, des tapirs. Les Costariciens sont très écolos.

Mais si certaines routes sont bonnes, d’autres sont des pistes, et pire encore !!! Souvent on doit passer des gués car il n’y pas de pont au dessus de la rivière. Pour être sûr de pouvoir traverser sans soucis, il suffit de descendre, aller au milieu du gué et si l’eau ne monte pas au dessus des mollets, c’est bon, on peut y aller. On comprend mieux pourquoi de très nombreux Costariciens ont des 4X4.

Entre Monteverde et Bijagua il y a environ une centaine de kilomètres dont 40 de pistes, nous avons mis 5 heures !!!!!

Certes nous avons voulu prendre un raccourci mais en fait ça n’était que de la piste, parfois on ne savait plus quelle direction prendre, si bien qu’un homme, qui nous avait aperçu, nous a en quelque sorte « escorté » jusqu’à la bonne route. Il avait compris notre destination.

Les gens du pays sont franchement très affables. Une autre fois, alors que Françoise assouvissait un besoin naturel derrière un bosquet, un chauffeur de camion a demandé à Alain s’il avait un souci, et souvent nous avons eu des propositions d’aide, c’est très rassurant.

Le parc du volcan Ténorio

Pour y accéder, on doit prendre une piste TRES difficile, on bénit notre 4X4 d’être en bon état.

On dit ici que lorsque Dieu finit de peindre le ciel en bleu il rinça ses pinceaux dans le rio Céleste. La rivière, les chutes d’eau et les bassins naturels turquoise du parc national Tenorio composent un paysage exceptionnel.

Nous marchons 1,5km à travers une forêt épaisse et humide avant d’arriver à un escalier très long et raide qui mène à la magnifique cascade du rio céleste haute de 30 mètres, la couleur est d’un bleu laiteux incroyable.

Puis nous continuons jusqu’au mirador qui domine la jungle, mais les nuages obstruent la vue, nous verrons mieux au retour, le soleil aura percé les nuages et illuminera la canopée. La couleur magique de cette rivière est superbe. Les rochers au fond de l’eau reflètent des couleurs vertes que l’on croirait des turquoises.

Nous marchons sur un sentier boueux jusqu’à un pont suspendu pour finalement arriver au confluent de deux rios, le mélange de ces eaux provoque une réaction chimique et produit cette couleur turquoise.

Des bouillonnements d’eau sentant le souffre sortent de ci de là du rio, l’eau y est tiède bien sûr.

A l’entrée du parc, les gardes forestiers, louent des bottes en caoutchouc, par prudence nous en avons pris et n’avons pas regretté ce choix. Nous sommes toujours en forêt tropicale humide, les chemins sont très boueux, pourtant nous sommes soit disant en saison sèche ……..alors en saison humide !!!!!!!!!!!!!!!

Il nous aura fallu 3 heures pour faire cette randonnée de 5 kilomètres !!

 

Dans l’après midi nous avons opté pour une excursion proposée par le Lonly planet. Très téméraires, nous avons suivi leurs conseils. En fait il s’agit de prendre dès le début, une piste presque à la verticale qui nous élève entre les deux volcans Ténorio et Miravalles. Les paysages y sont grandioses, les vaches, toujours elles, sont nombreuses dans les alpages, ainsi que les élevages de chevaux, les sources chaudes dégagent des colonnes de vapeur d’eau qui sourdent de la terre, nous sommes seuls et apprécions ces moments de Pura Vida !!!!!!!!!!!!!!

En fait nous avons parcouru 20 km de piste très très caillouteuses entre les deux volcans et au retour fait 85 km par la route bitumée.

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