De Ranakpur à Jodhpur
La route et horrible, très petite et cahoteuse. Heureusement que nous avons nos ceintures dorso lombaires.
Le désert est prédominant, avec des petits bosquets d’épineux. Et pourtant nous y voyons des villages désolés et des petits troupeaux de vaches et de chèvres. Plus loin ce sont des roches de très beau granit vert.
Bien avant d’arriver à Jodhpur, nous avons demandé à notre chauffeur d’aller dans un village de Bishnoïs. Ce sont des ethnies minoritaires qui vénèrent la nature. Ils ne mangent pas de viande, et font très attention à ne pas détruire la flore. En fait ils sont très écologiques. Nous avons été très gentiment reçus par une famille dans leur petite ferme. La dame nous a fait un bon thé, et nous avons discuté de leur mode de vie. Ils ont trois vaches, et cultivent leurs légumes très maigrichons. Ils souffrent énormément de la sècheresse, le lac près de chez eux est asséché, c’est un réel problème. Ils cultivent l’opium, et en consomment chaque soir. C’est un rituel chez les Bishnoïs. Leur fils qui était présent nous en a montré et nous avons pu y goûter, mais si peu, que nous n’avons ressenti aucun effet.
Etant donné que cette ethnie respecte la nature, nous avons eu la chance de voir des antilopes tout près de chez eux, et de très grosses tortues.
Trajet Ranakpur Jodhpur
Ranakpur
Ranakpur
Ce tout petit village est intéressant pour son temple Jain, édifié au 15ème siècle, tout en marbre blanc. Il est le plus vaste d’Inde, avec 1444 colonnes et 29 salles. C’est stupéfiant de beauté.
Les femmes de cette région sont couvertes de bijoux (de pacotille pour la plupart) leurs bras sont couverts de bracelets, le nez percé d’un énorme anneau, les chevilles cerclées d’un ou de deux anneaux. Bref, ça ne doit pas être facile, de travailler avec ce harnachement. Cependant elles adorent nous montrer tous leurs bijoux.
Trajet Udaipur Ranakpur
Route d’Udaïpur à Ranakpur
La route est très petite et heureusement que le trafic n’y est pas important car pour croiser cela n’et pas facile. Le paysage est semi désertique et montagneux.
Nous y voyons quelques lacs à demi asséchés, qui ne se rempliront qu’au mois de juillet ou août quand la mousson sera venue, et seulement si elle est abondante. En attendant il existe des puits au long de la route, et comme les gens n’ont pas de pompe, ils utilisent des moyens ancestraux pour utiliser cette eau.
Ce sont deux boeufs qui entraînent un axe et fait tourner une roue à godets. Les godets remontent l’eau, qui est collectée dans un bac. Le trop plein sert à irriguer les champs voisins. L es femmes viennent laver leur linge ici, et toute la famille faire sa toilette.
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