Jaipur

Jaîpur 2 600 000 habitants

Après un vol de 2h30, de Kolkata à Jaïpur, notre chauffeur nous attendait à l’aéroport comme convenu. Notre voiture est une Ambassador Birla, elle ne semble pas de première jeunesse mais elle est propre et roule sans faire de bruit. Notre chauffeur s’appelle Anil, et c’est avec lui que nous allons découvrir le Rajasthan pendant 3 semaines.

D’abord direction l’hôtel, le Dera Rawastar, en fait, c’est une très belle maison appartenant à une famille aristocratique Rajput. Notre chambre est magnifique, décorée avec goût, avec de meubles de famille. Une adresse à conseiller. Pour ceux que cela intéresse (www.derawatsar.com).

Puis c’est la visite de city Palace. Ce palais immense, conçu par Jai Singh mais terminé par Le Maharaja Mubarak Mahal. Une partie est toujours habitée par la famille du Maharaj Bhawani Singh

Jaipur est une très belle ville que l’on nomme la ville rose, la bien nommée

Le fort d’Amber, est absolument extraordinaire. Il fut construit au 16 ème siècle par le Maharaja Man Singh. C’est une merveille architecturale. Amber était jadis la capitale de l’état de Jaipur.

En redescendant d’Amber nous nous sommes arrêtés au Royal Gaitor, un ensemble de cénotaphes de Maharajas. Ils venaient s’y faire incinérer, le tombeau de Jai Singh II, est particulièrement beau.

Le temple de Galta ou temple des singes. A 10 kms de Jaïpur, se trouve ce temple où vivent de très nombreux singes sacrés.. Les gens y viennent pour y prier, se laver et laver leur linge. Une source d’eau miraculeuse serait à l’origine d e la création de ce temple.. Les singes y sont très largement nourris, pendant que de nombreux mendiants nous demandent quelques roupies pour manger. C’est le paradoxe de l’Inde. EDnfin, « no problem »!!  !!!!!!! pour tout le monde

Le temple Birla. Celui-ci est absolument spectaculaire. Tout neuf, il a été édifié par la famille Birla, concurrent de la famille Tata (les constructeurs de véhicules) . Tout en marbre blanc, une splendeur !

Et pour finir à Jaïpur, une séance de cinéma, en Hindi. Effectivement nous sommes allés au ciné, pas tellement pour suivre le film, quoi que nous nous sommes laissés prendre au jeu Bollywood, mais pour voir l’ambiance dans la salle, et il y en avait. Les Indiens viennent en famille, avec bébés, et jeunes enfants. Ils sont très bon public car ils commentent le film, applaudissent, et rient aux éclats. La salle où nous sommes allés, est la première salle de cinéma Hindi en Inde. Elle ressemble à un gâteau à la crème. C’est l’un des symboles de Jaïpur.

Puis pour bien terminer la journée, nous nous sommes offert une séance de massage ayurvédique d’une heure. On y prend vite goût, tellement c’est bien.

Kolkata (Calcutta)

La visite du temple de Kali, nous a laissé sans voix. Lorsque nous sommes arrivés dans le quartier, il y avait énormément de monde. Nous avons vite compris que ce lieu est sacré pour les Hindous. En fait kali est la Déesse du bien et du mal, elle est autant destructrice que bienfaitrice. Elle représente les plus hautes notions spirituelles et philosophiques. Les fidèles la vénèrent et lui apportent beaucoup d’offrandes. Le spectacle est inimaginable, les gens se bousculent pour la voir, mais ce qui est encore plus inimaginable, est que chaque jour, une chèvre est sacrifiée en son honneur. Il nous a été difficile d’apercevoir la Déesse tellement la foule se précipite pour la voir. Les gens sont comme en transe devant cette statue horrifiante. Le Brahmane qui nous guidait nous a montré le lieu de la décapitation quotidienne de la chèvre, d’ailleurs nous avons vu un homme avec la chèvre (plutôt un chevreau) sans tête dans une main, et la tête dans l’autre. Ensuite la bête est dépecée, et les morceaux sont portes à la cuisine du temple, où ils sont cuits avec des légumes et donnés aux pauvres du quartier. Des pauvres, il y en a plus que partout ailleurs, car c’est aussi dans ce quartier que se trouve le Nirmal Hriday (le foyer des mourants de Mère Térésa, célèbre dans le monde entier)

Dans les petites rues adjacentes des dizaines de petits commerces vendent des images à l’effigie de Kali, des fleurs d’hibiscus rouge, comme le sang de Kali, bref tout tourne autour de l’hémoglobine ici. Les jeunes femmes revêtent souvent un habit rouge pour porter les offrandes à Kali.

Pour nous reposer un peu de cette visite très troublante, nous avons visité 2 temples Jaïns. Eux aussi sont intéressants mais beaucoup moins fascinants que Kali.

Une anecdote à cette journée, nous étions dans un taxi, dans une circulation invraisemblable, quand tout à coup nous avons entendu un fracas de tôles important. C’était notre taxi qui venait de se faire prendre en «  sandwich » entre deux autres taxis. Notre chauffeur s’est mis à crier, les deux autres également, chacun s’est penché par-dessus sa portière, le premier a commencé à faire une manœuvre pour se décrocher de l’autre voiture, le deuxième également. Quand les 3 taxis ont été désolidarisés, nous somme repartis. Pas un seul instant quelqu’un n’est descendu pour voir les dégâts. Les constats à l’amiable n’existent pas en Inde. Il faut dire que les Ambassador Birla, sont très résistantes, elles sont souvent cabossées, mais roulent, et c’est le principal.

Si Calcutta est une ville horriblement bruyante, il est tout de même possible de trouver des coins sympathiques, tel le jardin botanique, créé, il y a deux cents ans. Un énorme banian, trône au milieu de ce parc. Sa canopée serait la deuxième plus grande du monde, d’ailleurs il figuré dans le livre « Guiness » des records. C’est très impressionnant.

Et encore une anecdote : En allant au petit coin dans le parc, Alain a eu la très agréable surprise de croiser deux serpents, l’un gros comme son bras, et il n’en vu qu’un mètre environ, et un autre jaune en entier de cinquante centimètres. Du coup, nous avons été très vigilants, le reste de la visite. Il fait chaud actuellement à Calcutta, 29°, bien que les Bengalis disent qu’il fait seulement bon. Au mois de juillet le thermomètre monte jusqu’à 45°, avec une hygrométrie de 95%. A cette période ils souffrent beaucoup, et il ne fait pas bon d’y aller. A la mousson, l’eau peut monter jusqu’à un mètre dans certaine rues, elles ne sont praticables qu’à pied ou par les « Ricshaws wallahs, qui ont de l’eau jusqu’aux………. .

Un autre endroit très agréable dans Kolkata, est le Victoria Mémorial, ce très beau bâtiment a été construit de 1900 à 1920, l’occasion du 60 eme  anniversaire de la Reine Victoria. Cet édifice en partie en marbre blanc, abrite une très belle collection de documents (peintures, gravures) dédiées à la vie Indienne au 19 éme siècle sous la domination Britannique.

Un autre lieu incontournable de Kolkata est l’Indian Coffee House. Ce bistrot mythique, est l’ancien lieu de rencontre des artistes, des bohèmes, des révolutionnaires et des indépendantistes. Le poète Rabinshara Tagore, prix Nobel de littérature en 1913, y venait aussi. Maintenant, les étudiants s’y rassemblent, car le bistrot est situé dans le quartier de l’Université.

 

Kolkata (Calcutta)

CALCUTTA( KOLKATA) 15 O00 000 habitants

Ca n’est feint de dire que Calcutta est une ville complètement  folle. Après une journée à arpenter les rues, nous avons pu constater que se côtoient  dans la plus  grande indifférence quelques très riches Indiens et de très nombreux pauvres. Nous voyons de pauvres « hommes chevaux » ou ricshaws vallahs   qui traînent dans  leur carriole des gros Indiens bien dodus. (Dans son livre «  La cité de la joie » Dominique Lapierre raconte très bien  la vie quotidienne à Calcutta)   Ils sont encore 15 000 à  Calcutta à faire ce métier inhumain. Calcutta reste la dernière ville d’Inde où s’exercent encore ces pratiques. Le gouvernement avait bien pensé  faire abolir cela, mais que seraient devenus ces hommes pour lesquels, trainer des gens est leur seul revenu.

Le Marché aux fleurs, est un régal pour les yeux, mais pas forcément pour le nez. Chaque jour , ce sont des millions de têtes d’œillets d’Inde, roses d’Inde, roses, jasmin, bleuets, hibiscus, et autres fleurs que je ne connais pas, qui sont vendues soit en collier d’un mètre soit au kilo. C’est vraiment extraordinaire. Toutes ces fleurs sont destinées  pour la plupart aux temples de la ville, et au fleuve la HOOGLY, qui est aussi un fleuve sacré pour les Hindous. Quelques compositions florales sont destinées à la décoration des  maisons, et à nous mêmes, puisque nous en avons reçu une dans notre chambre. Nous  avons choisi un hôtel très confortable afin de pouvoir souffler un peu, après la visite de la  ville si bruyante et surpeuplée.

Nous avons vécu un moment émouvant  quand nous sommes entrés dans  la maison mère de Mère Térésa. Elle est inhumée là au cœur d’un quartier où des milliers de pauvres survivent. Les sœurs qui habitent là sont charmantes, et bien entendu dévouées à  la même cause que la fondatrice des missionnaires de la charité.

Un petit musée est attenant à la pièce où se trouve sa sobre sépulture. Il relate sa vie, son combat pour les pauvres de Calcutta et ses rencontres avec des hommes éminemment influents, sa remise du prix Nobel de la paix en 1979, etc……….

Les Indiens sont  très drôles parfois, ils peuvent être autant indifférents  que  curieux de connaître notre culture.

Un exemple : un homme fait tomber son stylo dans la rue, je lui ramasse, et là, commence une longue discussion. Il nous demande  d’où nous venons, ce que nous faisons dans la vie, si nous avons des enfants, combien nous gagnons (chez eux toutes ces questions ne sont pas tabou). Evidemment nous faisons la même chose que lui. Il s’agit en fait d’un prof d’Anglais pour les petits orphelins d’une fondation. Il est un Indien moyen, vivant avec sa femme, ses 2 fils, sa sœur et sa mère, Dans une   pièce, avec cuisine et sanitaires. Selon les statistiques nationales, 44% des familles Indiennes vivent dans une seule pièce.