Les 4000 iles

13 février 2009

Nous avions réservé le bus  pour notre voyage dans les 4000 iles (Si Phan Don), nous sommes  10 personnes, le bus  est très confortable avec la clim.

Après ces 3 heures de voyage, nous arrivons à 10h30 dans le petit village de Ban Nakaseng.

Les 4000 îles forment un  merveilleux archipel sur le Mékong . A cet endroit il peut mesure 14 kilomètres de large pendant la saison des pluies, c’est sa plus grande largeur sur  ses 4350 kilomètres.

Pendant la saison sèche des milliers d’iles et ilots apparaissent. Dans les grandes îles permanentes, les villageois semblent vivre  tranquillement. Ils produisent du riz, de la canne à sucre, des cocotiers. Ils pêchent également dans ce fleuve si poissonneux.

Nous avons  choisi l’île de Don Kon pour y  passer quelques jours. Sa voisine, Don Det, est plutôt fréquentée par les routards au long cours qui aiment faire la fête.

Don Kon est calme, et en principe les logements sont plus confortables.

De  Bang Nakaseng, nous embarquons   sur un bateau «longue queue», son nom vient du fait que  le moteur du bateau se trouve au bout d’une perche, ce qui fait penser à une queue qui suit le bateau.

L’arrivée sur l’île est très exotique, on nous met tout de suite dans l’ambiance. Il faut sauter du bateau  sur la plage en essayant de ne pas trop mouiller nos vêtements.

Alain avait eu la bonne idée de réserver un bungalow, et du coup on  est tout près du débarcadère. Notre bungalow  sur pilotis est sommaire mais propre, avec ventilateur et moustiquaire, tout au bord du Mékong, nous avons une terrasse avec hamacs, c’est vraiment chouette.

Nous déposons nos affaires et partons  louer des vélos complètement déglingués, mais on ne peut guère trouver des vélos corrects sur cette île.

Les routes sont des chemins très sableux, les enfants nous accueillent en criant « sabaidi » ce qui veut dire bonjour en Laotien.

L’île est très jolie, de la forêt, des cocotiers, palmiers, rizières. Les gens sont très « cool », certes pauvres mais semblent ici aussi vivre sereinement.

A 17 heures nous sommes au bungalow et prenons une douche bien méritée, il n’y a pas d’eau chaude, mais comme  il fait très chaud, donc pas de soucis.

Diner sympa en face du bungalow et à 19h30 nous sommes de retour.

L’électricité ne fonctionne que de 18h à 22 heures. Et nous avons de la chance car  elle a été installée sur les îles en 2008, Avant  t il n’y avait que des générateurs.

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Les Boloven

12 Février 2009

Réveil à 6h45

Nous partons en excursion sur le plateau des Boloven, qui est une région très agréable pour son climat. Le plateau était peu exploité avant que les colons Français au début 20eme siècle,  commencent à planter des caféiers, théiers hévéas et bananiers.

La plupart de ces français a quitté la région au moment de l’indépendance du Laos  dans les années 1950.  

Dans la fin des années 1960,  Les américains tenaient à contrôler les Boloven et les Nord vietnamiens également. Les bombardements y étaient intensifs. Aujourd’hui encore, Il reste de très nombreux engins explosifs non désamorcés.

Dans  cette région  du sud Laos vivent différentes ethnies

Nous partons donc avec   deux Espagnols, deux  Canadiens. Le minibus est confortable et climatisé.

1ere étape : la belle cascade tat fan faite de deux bras parallèles, qui tombent sur 120 mètres , puis le marché très local de Paksong, on y trouve de tout, enfin tout ce qu’un Lao peut avoir besoin pour sa vie quotidienne. Ils n’ont pas du tout les mêmes standards que nous.

Nous continuons notre route dans une région très boisée, puis visite d’une plantation de café  et de thé, avec dégustation.

Nous déjeunons au bord d’une cascade, puis nous visitons un tout petit village où les gens sont très pauvres mais semblent heureux, en tous cas nous sommes accueillis avec le sourire et  les enfants ne mendient pas.

Les gens se baignent et se lavent dans la petite rivière, les enfants sont nus et jouent avec leur chien, la vie coule doucement.

Puis nous continuons vers un village de l’ethnie des Katu, qui a un particularité c’est de  fabriquer leur futur cercueil qu’ils entreposent sous leur maison, jusqu’au jour  fatidique.

Dans un autre village, la particularité des Alak, est de  tatouer le visage des femmes, ce qui doit être très douloureux. Nous avons vu quelques femmes âgées tatouées  mais pas de jeunes.

Une autre minorité, les Suay, sont réputés pour être les meilleurs dresseurs d’éléphants, qu’ils utilisent pour défricher et transporter les troncs d’arbres.

Ceci dit il y a de moins en moins d’éléphants au Laos.

Au retour de cette sympathique journée nous demandons au guide de nous laisser  au centre de massage où  Il y a un sauna aux herbes que nous voulons tester. Les hommes sont séparés des femmes bien entendu. Après ce sauna atypique, nous prenons  une heure de massage.

Puis resto de rue, où nous avons bien mangé.

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Dernier jour à Vientiane

10 février 2009

 Ce matin, nous prenons le chemin du très grand marché Talat Sao. On y trouve absolument de tout, mais surtout des tissus et des vêtements

Comme souvent en voyage, Françoise s’est acheté un sinh et sa ceinture métal (il s’agit de la tenue traditionnelle portée par les femmes Lao).

Palamy lui  a donné les bons plans pour certains achats.

Nous déjeunons dans un  restaurant de rue, on y mange souvent très bien pour pas cher du tout.

Puis visite  de deux temples, dans l’un d’eux nous profitons d’une cérémonie privée entre un couple et 3 moines. Nous avons demandé à Palamy  ce que pouvait être ce type de cérémonie. Elle nous a dit qu’il s’agissait très certainement d’une demande d‘aide. (Par exemple une aide  divine pour réussir à avoir un enfant, ou une guérison, ou encore un nouveau travail….)Très souvent, lorsque les Lao sont en difficulté ils consultent les bonzes.

60% des Lao sont bouddhistes mais très nombreux sont ceux qui pratiquent le culte des esprits (animisme) bien qu’il soit interdit, il demeure la principale croyance non bouddhique du pays. En pratique les Laos  font cohabiter pacifiquement le bouddhisme et le phil (animisme)

Avant de quitter Vientiane nous profitons de la soirée au bord du Mékong, les couchers de soleil y sont très beaux, et l’ambiance est toujours un peu festive, c’est très agréable.

A 20 heures, départ pour Paksé en bus de nuit.

Le bus est atypique.  Les couchettes sont comme dans les trains, sauf que nous sommes deux par couchettes.  Il a fallu quitter nos chaussures avant  de monter dans le bus, et les mettre dans un sac plastique, c’est très propre.

Nous avons fait la connaissance de deux jeune Lao qui nous ont conseillé une guest house à Paksé, il s’agit de l’oncle de l’un d’eux.

11 février 2009

Arrivé à Paksé  à 6h30, après avoir passé une assez bonne nuit dans ce bus impensable en France en termes de sécurité.

Nous sommes allés de suite chez l’oncle du jeune homme, et avons pris une  grande et jolie chambre dans sa maison coloniale bien entretenue.

Nous prenons une bonne douche et  partons dans une agence de voyage afin de  réserver un tour le lendemain dans les Boloven. Nous nous informons également des prix pour aller dans les 4000 îles, ainsi que pour le voyage à Siem Reap au Cambodge.

Après toutes ces démarches, nous faisons un tour dans Paksé qui ne présente pas un grand intérêt. Puis  après une bonne sieste réparatrice,  nous retournons à l’agence afin de réserver notre voyage à Siem Reap dans une semaine environ.

Nous réservons aussi notre voyage dans les 4000 îles.

En fin de soirée balade le long du Mékong puis nous  avons siroté un bon cocktail au 6eme étage du Pakse Hotel d’où la vue est splendide. (il n’y a pas d’immeuble plus haut à Paksé)