Luang Prabang 1er jour

3 février 2009

Luang Prabang , 26 000 habitants

Le Laos a ouvert ses frontières au tourisme en 1989, après l’effondrement  de l’URSS et du système soviétique. Près  de 100 000 intellectuels, aristocrates et entrepreneurs ont quitté le pays , le laissant exsangue.

Heureusement dans la décennie qui a suivi, la légalisation de l’entreprise privée a permis là réouverture de magasins, la restauration de palais, d’hôtels, etc…  et l’économie a pu renaître. 

Inscrite au patrimoine de l’UNESCO en 1995, Luang Prabang regorge  de temples  dans les tons rouge et or, des centaines  de moines et novices en kesa orangée (habit du moine bouddhiste) déambulent dans ces temples, et dans la ville, les arbres aux couleurs chatoyantes et aux parfums subtiles peaufinent ce décor

La gentillesse des gens renforce la tranquillité ambiante.

Dès le petit déjeuner terminé, nous partons à la recherche d’une autre guest house, et nous n’avons  aucune difficulté. A quelques  mètres seulement nous  en trouvons une très belle, la chambre  est grande, jolie et très bien placée.

Nous nous installons rapidement et partons visiter la ville.

Une rocade a été construite autour de Luang Prabang , ce qui préserve  le centre ville.

Les rues principales sont parallèles au fleuve, et les petites rues, qui les coupent sont plutôt des sentiers qui   séparent « les villages », chacun nommé d’après son Vat (temple).

Une grande colline, Phu Si, domine la ville vers le milieu de la péninsule  formée par la confluence  du Mékong et de la rivière Nam Khan.

Guide en mains nous commençons à visiter la ville, quand nous rencontrons les gens du Cantal qui ont déjà loué leurs vélos. Nous nous empressons de faire la même chose.

On enfourche les vélos, et partons vers le Vat Xiengthong. C’est le plus somptueux de la ville. Construit en 1560, près du Mékong par le roi Setthathirat. Puis nous roulons à notre gré, Il n’y a pas beaucoup de circulation et faire du vélo est très agréable bien qu’ils  soient en très mauvais état.

Nous visiterons au moins 5 temples dans la journée

Le marché du matin est très surprenant, car  sur les étals, on  trouve des denrées absolument insolites : chauves souris, écureuils, crapauds, chiens, oiseaux. Les étals de fruits et légumes sont beaux, on remarque que les piments sont très utilisés dans la cuisine Lao.  

D’ailleurs outre la faune  des forêts et des montagnes, on ne trouve plus  beaucoup d’oiseaux ni petits mammifères autour des villes et villages. Les Laos les chassent pour manger. Nous avons vu un jeune enfant avec un lance pierre en train de chasser les petits oiseaux.

Vers 12h30, nous nous arrêterons au restaurant « Tamarind ». Restaurant nouvelle cuisine où nous avons très bien mangé.

A 17h30 nous avons rendez vous avec Bernard et Mado (les gens du Cantal) pour décider de la journée du demain.

Puis, au cours de notre balade  nous rencontrons une française qui connaît très bien le Laos, puisqu’elle y vient depuis  10 ans.

Elle capture des papillons, afin de les étudier et d’installer un jardin  à papillons à Luang Prabang.

Elle nous propose d’aller, demain, à Tat Kuang Si, à 32 km de Luang Prabang. Il s’agit de cascades sur plusieurs niveaux. Nous partagerions les frais du tuk tuk par 6. Nous nous mettons d’accord et demain nous partirons à 11h 30.

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De Pakbeng à Luang Prabang

Lundi 2 Février 2009

Ce matin lever à 7 heures, petit déjeuner à la guest house, thé pour Françoise, café Lao pour Alain et omelette. Nous achetons des sandwiches et des bananes pour manger sur le bateau.

Le bateau part à 8 heures, nos  gros sacs sont portés par un jeune homme.

La population  est très cosmopolite sur ce bateau, outre les Laos qui descendent à Luang Prabang, nous rencontrons  un jeune japonais très drôle, un couple d’allemands francophones et un couple charmant d ‘Aurillac avec lesquels nous avons beaucoup discuté.

Les paysages sont toujours très beaux et variés.

Il est 15h15 quand Françoise remarque une dame Lao âgée qui fait des grimaces sur son banc en bois. Elle semble souffrir.

Françoise lui demande par gestes si elle a mal, et sa réponse est oui, elle a mal au dos et aux jambes ; elle  lui donne un paracétamol à prendre de suite et lui en donne un autre. Elle lui explique qu’elle devra le prendre en fin de soirée. Rapidement elle a été soulagée, et son sourire est revenu.

Au Laos mieux vaut ne pas être malade, le système de sante n’est pas très bon et toujours payant.

17h30 nous arrivons à Luang Prabang. Le débarcadère est correct.

Aussitôt nous cherchons la guest house repérée sur le guide Nous prenons la chambre, mais elle ne correspond à notre attente, nous en changerons demain.

La soirée est très agréable, nous visitons le marché de nuit, très calme, où les femmes Hmong  vendent leurs produits artisanaux. Françoise a acheté 7 belles étoles.

On sait déjà que nous aimerons Luang Prabang.

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De Huay Xai à Pakbeng

1er Fevrier 2009

9 heures, après un petit déjeuner pas terrible,  nous sommes à l’embarcadère   de Huay Xai

11h40, départ pour Pakbeng.

Le bateau est complet, une soixantaine de personnes environ, surtout des touristes baroudeurs. Les sièges sont des bancs en bois, pas confortables du tout.

En revanche nous sommes récompensés par les paysages sublimes tout au long du Mékong, et la vie sur le fleuve y est intense.

Long de 4350 km, la source du Mékong se trouve en Chine, sur les hauts plateaux du Tibet, et prend fin dans le golfe du Tonkin. Il traverse le Laos sur 1900 km.

Les pêcheurs  de poissons chats sont nombreux. Certains poissons, adultes vers 6 ans, peuvent mesurer de 2 à 3 mètres et peser jusqu’à 300 kg. Outre le poisson chat très apprécié par les Laos, le fleuve  regorge de poissons.

Nous voyons des orpailleurs qui tentent de trouver la grosse pépite.

Les femmes lavent leur linge dans une eau jaunâtre et les enfants se baignent et jouent.

Les bateaux sont très nombreux, des barges venant de la province du Yunnan en Chine, viennent livrer leurs marchandises en Thaïlande.

Tout au long de notre croisière nous pourrons acheter des produits locaux, quand le bateau s’arrête pour déposer des voyageurs.

17h30, nous arrivons à Pakbeng, et ô surprise, comme le fleuve est bas à cette période de l’année, nous débarquons sur le sable et la berge est très haute.

Il n’y a pas d’appontement. Françoise est la première à descendre du bateau, une planche étroite sert de passerelle.

Ce village se trouve à moitié chemin entre Huay Xai et Luang Prabang. Nous y ferons escale une nuit.

Françoise se hâte donc  de monter ce talus afin d’aller chercher une chambre, car nous avons lu qu’à Pakbeng, les guest house sont peu nombreuses et souvent sales. Du coup nous  avions vu dans le guide qu’une  était recommandée, et c’est donc celle-ci qui nous intéressait.

Alain est resté dans le bateau et utilisera les services d’un jeune Lao pour monter nos bagages qui sont encore dans la cale.

Françoise a trouvé la fameuse guest house,  elle est très modeste, et relativement propre. L’électricité est fournie par un générateur, nous dinerons  d’un repas simple mais bon.

Petite promenade digestive dans le village aux rues poussiéreuses, peu éclairées,  par le générateur. Heureusement que nous avons nos lampes frontales. Les maisons pour la plupart en bois sont accrochées sur le versant de la colline  escarpée.

Notre nuit sera bonne, et surtout sans aucun bruit.

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