Les Galapagos

Le moment tant attendu arrive enfin.

Nous sommes à  l’aéroport de Guyaquil en attente de notre avion pour  l’archipel des Galapagos.

Ce nom fait rêver, et nous sommes  très  heureux de pouvoir découvrir « les îles enchantées » comme disent les Equatoriens.

Les Galapagos  ce sont 41 îles volcaniques situées à un millier de kilomètres dans l’océan pacifique   Quelques unes seulement sont habitées

Nous avons choisi de visiter santa Cruz, Isabella, San Cristobal et Floreana.

Mais pour entrer dans l’archipel il faut  vraiment casser sa tirelire.

Certes l’archipel est classé  au patrimoine mondial par l’UNESCO depuis 1978., mais quand même !!!

On nous fait payer très cher la visite

  • Billet d avion :350 dollars par personne l aller/ retour (pour un peu plus de 1000km)
  • Entrée dans l archipel : 100 dollars ( pour l entretien du parc)
  • Contrôle des bagages :20 dollars (car il est formellement interdit d importer des fruits légumes graines etc…..d ailleurs on nous appose des scellés sur les bagages et à l arrivée  à l aéroport un chien détecteur de graines  fruits, etc…renifle tous les bagages  avant que l on puisse les récupérer.

Malgré tout ça  ce projet nous tenait à  cœur et on est vraiment très heureux d être ici.

Ces îles isolées et leurs fragiles écosystèmes ont un statut quasi mythique de vitrines de biodiversité. C’est  l un des endroits de la planète où  les empreintes humaines  restent minimales.

Place aux animaux et à la flore que l humain n a pas le droit de détruire.

Du coup les animaux  ne sont absolument pas craintifs.

Notre première journée fut consacrée à la découverte des tortues géantes des Galapagos. Elles sont absolument impressionnantes. 200 000  vivent dans l archipel.  Nous en avons vu qui se reproduisaient.  C’est un vrai spectacle très bruyant. 10 especes de tortues sont recensees dans l archipel.

Les lions de mer (otaries) on ne sait pas encore faire la différence sont partout  chez eux. Si on est assis sur un banc et que l un  des eux veut la place, eh bien on se déplace.

Le règlement dans l archipel est que l on ne doit pas  être à  moins de deux mètres d un animal,

Mais il n est pas interdit à  l animal de se rapprocher de l humain, c’est assez cocasse .

Les iguanes marins  ne sont pas beaux mais inoffensifs. Selon les différentes îles leurs couleurs sont différentes.  Aujourd hui nous en avons vu des rouges sur l île Floreana. Les noirs se confondent avec la lave. Il Faut faire attention de ne pas marcher dessus !!!!

Les oiseaux également sont nombreux et notamment les pinsons de Darwin. Les jaunes sont très beaux ainsi que  certains rouges.

Après la découverte de ces tortues géantes nous sommes allés dans les tunnels de lave. En fait lors des explosions des volcans, la lave s est solidifiée sur le dessus et le dessous est resté liquide. Cette visite  est assez drôle à  explorer.

A Puerto Ayora  ,le centre de recherche Charles Darwin, à  l origine de la théorie des espèces  est ouvert au public. Le centre travaille essentiellement  à  la conservation des différentes espèces de tortues des Galapagos.

Une autre activité  nous a beaucoup plu à  Puerto Ayora. La criée du matin est un véritable spectacle.

Les pêcheurs déchargent leurs grosses cargaisons de poissons pêches au lancer sur les tables de la criée et les gens viennent directement acheter leurs poissons

Mais ici  il faut composer avec les otaries, les pélicans, les iguanes et les hérons qui eux sont assez timides.

Les pêcheurs découpent les poissons  et donnent les déchets aux animaux, et quand ça  ne vient pas assez vite les bestioles volent sur les étals.  Nous nous sommes beaucoup amusés  de cette situation.

Le marché aux poissons

Les plages sur l’île de Santa Cruz sont très belles, nous en avons testé  une où  des petits requins à pointe noire nagent juste en bord de plage. Ils sont eux aussi inoffensifs.

Ce qui  est bien ici c’est  qu il n’y à aucun animal agressif.

Nous avons pris un tour guide pour aller sur Floreana. Cette île est la plus australe des Galapagos. Peu peuplée. Seulement 125 personnes y sont recensées .Cette îles fut le refuge de pirates à l époque coloniale.

Nous avons fait du snorkeling mais assez décevant  nous avons vu quelques grosses tortues marines, une raie, un gros poisson tout rond aux yeux globuleux et quelques poissons multicolores.  Nous sommes  loin des merveilles que nous avons vu à  Sumatra ou à Sulawasi.

En revanche nous avons vu des pingouins des Galapagos.

Nous nous excusons pour les fautes d orthographe et les erreurs de ponctuation  mais nous devons  « travailler » sur un clavier qwerty ce qui n est pas aidant.  Nous avions oublié  que les cyber cafés existaient encore, et heureusement.  Ils nous rendent bien service actuellement.

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Retour en Equateur

SI nous avons été si tardifs à mettre en ligne la suite de notre voyage est indépendant de notre volonté.

NOUS avons passé 6 belles journées à Mancora. Le soleil, la plage, les bains chauds. Les tortues marines par dizaines, les pélicans les frégates. Les retours de pêche. Nous avons vu un thon   de 200 kg.

Bref tout était super sauf la connexion Internet.  Alain a donc décidé d’être à Guyaquil en Équateur pour finaliser l’article.

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Nous prenons le bus ce mercredi pour repartir en Équateur. La compagnie CIFA est sérieuse, le bus très confortable. Tout va bien.

A la douane Pérou/ Équateur nous avons eu un petit souci. La policière qui doit tamponner nos passeports rechigne à le faire car le tampon qui nous a été appliqué lors de notre sortie du pays 10 jours plus tôt n’a pas l’air de lui convenir. Ça dure au moins un quart d’heure, quand de guerre lasse, on suppose, elle nous tamponne le précieux document.

Ces formalités terminées on repart en bus.

3 heures plus tard nous sommes près de notre destination finale à Guayaquil.  Françoise demande à Alain de vérifier son sac à dos qui est dans les paniers au-dessus de nous.

Et….le choc !!! Tout notre matériel à disparu : l’appareil photo, la tablette, l’ordinateur, le disque dur, les lunettes de soleil et même la bouteille Thermos !!!!I

Il y a des arrêts fréquents et bien entendu les voleurs sont déjà descendus.

A l’arrivée on raconte notre histoire à  un flic qui déplore l’événement mais ne peux rien faire.

Il nous emmènera seulement à la station de taxis et nous serons immédiatement conduits à notre hôtel.

Nous sommes bien tristes mais on relativise vite en se disant que ça n’est que du matériel et que nous sommes en bonne santé.

Le lendemain matin nous essayons de trouver un commissariat de police pour déposer plainte.

Un flic de ville appelle ses collègues de la police nationale. Une voiture arrive nous prend en charge et nous emmène au commissariat.   Notre plainte est prise et la journée de découverte de la ville peut commencer.

Guyaquil est la 2ème ville de Équateur. 2500 000 habitants.

Le centre est beau le malecon  ( front  de mer) de plus de 2km est magnifique. Nous avons fait un tour de grande roue qui est installée au bout et permet de découvrir la ville.

Plusieurs parcs ombragés permettent de se reposer car il fait très chaud ici (33°).

Dans le parc Simon Bolivar une centaine d’iguanes terrestres vivent là, au grand plaisir des visiteurs.

Deux très jolis quartiers aux maisons colorées sont agréables mais bourrés de flics et quand on veut s’écarter du quartier touristique on est vite rappelé à l’ordre.

Un flic nous a dit qu’à Guayaquil il y avait des quartiers très dangereux, mais la municipalité met tous les moyens en œuvre pour protéger les touristes. Du coup, il y un flic tous les 100 mètres.

Nous regrettons de ne pas pouvoir mettre de belles photos. Seuls nous restent nos smartphones. Nous avons essayé des trouver un autre appareil photo mais en vain.  Soit c’est du bas de gamme soit du professionnel.  Du coup on attend d’être rentrés pour en acheter.

Et pour vous envoyer cet article nous avons retrouve les cyber cafés de nos premiers voyages sans ordinateur, et avec un clavier qwerty qui n’est pas très ergonomique pour nous.

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Chiclayo

Nous quittons Chachapoyas à 20H30  pour Chiclayo.

Le bus de nuit, de la compagnie Chiclayo  transportes est des plus confortables. On nous avait bien dit que les bus Péruviens grandes lignes étaient chouettes, eh bien on le confirme, ils sont chouettes.

Nous avions des sièges inclinables à 160°, hyper larges.

Avec tablette pour le repas, oui car on a eu un repas en début de nuit, puis couverture en textile polaire. La télévision si on la souhaite, prises USB, et un Stewart pour couronner le tout. Ah non……Un écran qui nous  indique en simultané la vitesse du bus. Un vrai luxe pour 12,5€ par personne !!!!! si bien que nous  sommes arrivés frais et dispos à 6 heures du matin à Chiclayo. Nous avions choisi l’hôtel «Embajador» sachant qu’il venait nous chercher au terminal des bus. Effectivement on nous attendait, puis direction l’hôtel, petit déjeuner, douche, et hop on part découvrir la ville. On n’était même pas fatigués car on a pu dormir dans le bus. Pourtant il a bien fallu traverser les Andes, descendre de 2500  mètres à 27 mètres !!!!!!!! et on a rien senti.

Chiclayo est une très grandes ville, plus de 600 000 habitants, l’une des plus grande du Pérou, pas très belle, son «parque central» est assez sympa, la cathédrale,

dont les plans ont été faits par Gustave Effeil est belle, mais ça n’est pas Notre Dame de Paris………non plus.

Puis nous avons pris un taxi pour la gare des «collectivos» (taxis collectifs). Ensuite direction La playa de Pimentel à 15 kilomètres de là.

Et quelle horreur sur la route, toute droite à 4 voies, des détritus partout absolument partout, du plastique, encore du plastique, sur des kilomètres. On passe vraisemblablement  en bordure des bidonvilles de Chiclayo. Puis tout d’un coup, tout redevient propre ou à peu près et là on voit plusieurs grandes écoles, dont une Chinoise, la construction est typique de l’architecture de l’empire du milieu, étrange !!!

Enfin on arrive sur la plage de Pimentel, grande, très grande, beaucoup de monde,

  des restaurants la bordent et proposent  bien évidemment les produits de la mer, dont les fameux ceviches, (poisson cuit dans le jus de citron).

Cette plage, entre autres, présente l’intérêt de voir des petits bateaux de pêcheurs fait en roseau, et la pagaie est une vulgaire planche de  bambou.

 Ces bateaux sont les mêmes qu’il y a  1000 ans, ceux qu’utilisaient les Moche. Le pêcheur monte à califourchon sur son bateau et part à la pêche ainsi. On les a observés longuement, c’est très sportif. Ils reviennent avec quelques kilos de poissons qui sont vendus immédiatement sur la plage.

En fin d’après midi, nous avons fait un brin de shopping, car Alain a  laissé  son fond de culotte l’autre jour sur une moto taxi  bien vieille, qui avait des trucs en métal qui dépassaient  du siège. Total, le beau pantalon «Aigle», est parti à la poubelle. Et comme on voyage léger, il fallait remplacer le dit pantalon.

Le lendemain nous avons pris un tour organisé avec guide pour aller au musée du seigneur de Sipan, et sur le site des découvertes.

Nous ne nous attarderons pas sur cette longue histoire passionnante. Juste quelques informations.

En 1987 (c’était  hier) des pilleurs de tombes sont arrêtés avec un butin d’or et de pierres semi précieuses. L’archéologue  Walter Alva est aussitôt prévenu et comprend vite  qu’il y a matière à chercher vers les pyramides de Sipan, déjà connues.

Les travaux commencent et évidemment ils vont de découvertes en découvertes. Il s’agit de la plus grande découverte archéologique depuis celle du Machu Picchu.

Les Moches  (Mochéééééé en espagnol) ont vécu  dans cette région du Pérou de l’an 100 à 700 après Jésus Christ.

Ils découvrent de nombreuses tombes dont celle appelée la tombe du « seigneur de Sipan ». Le seigneur  est enterré à 7mètres de profondeur avec 2 femmes, deux hommes, un chien, deux lamas, tous sacrifiés. Egalement de nombreuses céramiques et ornements d’or d’argent de bronze et de cuivre.

Un magnifique musée  « le museo tumbas reales » édifiée en 2006,  bourré de haute technologie.

Les objets sont magnifiquement  exposés et bien éclairés. On peut voir  les restes du seigneur de Sipan ainsi que d’innombrables objets de valeur inestimable.

Nous avons terminé la journée par le musée archéologique de L’ethnographe Allemand Enrique Brüning. Il réunit également de magnifiques pièces  de l’Amérique précolombienne.

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