Siquijor ou l’île mystérieuse

Hier soir, nous avons demandé à l’office de tourisme  les horaires  des bateaux pour Siquijor. 8h30 nous dit-on.

Ce matin, nous sommes donc près à partir à 7h30, en tricycle. Sauf que, arrivés au port à 7h50 on nous dit que le bateau part  à 10 heures 30 !!!!! On attendra donc !!! Il paraît que les départs sont assez aléatoires ici aux Philippines.

La traversée dure trois heures. Le fastcraft (bateau rapide) est confortable. Il y a un gilet de sauvetage par siège, ça rassure. Il paraît que très régulièrement des bateaux font naufrage aux Philippines !!!!! Mais avec le nombre de navires qui vont d’îles en  îles ça n’est guère étonnant.

Bref, nous sommes bien arrivés à Siquijor. Accueillis comme d’habitude par une armée de chauffeurs de tricycles.

L’un d’eux nous conduira, à notre demande, à San Juan, à une dizaine de kilomètres de là. Nous avons lu  sur le forum voyage qu’une super guest house était vivement recommandée. Hélas, lorsque nous sommes arrivés, le dernier bungalow venait d’être pris. Notre chauffeur nous propose de nous emmener voir une autre.

C’est donc au Royal cliff   resort que nous poserons nos bagages  pour 3 ou 4 jours. Cette petite guest house de 6 bungalows, est super, juste en bord de mer, notre bungalow est posé sur la  roche volcanique juste en surplomb de la mer.

Le jardin  est magnifique, les  plantes exotiques, dont nous rêvons en Europe, sont superbes. La propriétaire, Aline, est très accueillante et le personnel féminin adorable. Alain  trouve les jeunes filles très très belles…

Notre bungalow est équipé d’un réfrigérateur qui nous sera bien utile pour stocker le rhum et les très bons petits citrons ….. Pour l’apéro sur notre terrasse.

Siquijor, est une île à part dans les Philippines, empreinte de sorcellerie et de mystère. Elle est célèbre pour ses guérisseurs. Peu touristique, elle est néanmoins très attachante.

Assez petite, une route côtière de 72 km en fait le tour. La vue y est souvent dégagée  sur l’océan et on peu profiter  de la vie des villageois.

L’après midi sera fait de balades aux alentours de la guest house. Rencontre avec les gens du coin qui sont vraiment très chaleureux. Nous cherchions une plage et sommes arrivés  par hasard dans la cour d’une famille. Un peu gênés nous avons demandé notre chemin  pour la plage, la dame, très chaleureuse a demandé à son fils de nous y conduire.

Nous apprécions réellement cette  convivialité.  Les enfants nous saluent, mais ne mendient pas. Nous nous  sentons bien ici.

Ce soir, nous sommes  couchés et bercés par le ressac de la mer, un vrai bonheur.

Demain nous louons une moto pour 2 ou 3 jours. Siquiror mérite une découverte assez approfondie. Alain se régale déjà à l’idée de rouler tranquille sur les petites routes  peu fréquentées, le trafic routier est faible ici.

Ce matin  le loueur de moto est venu de Siquijor City nous livrer le scooter à la Guest House.

Il est bien et roule vite, sauf que les casques et notamment celui de Françoise est très limite, puisqu’il s’agit d’un casque vélo, qui s’envole dès qu’on est à 30 km/heure !!

Ceci dit, seuls les touristes portent un casque, car pas un Philippin n’en porte.

Notre programme de la journée sera approuvé par Aline qui nous confie une carte de l’île.

Et c’est parti. Direction Siquijor pour y faire des courses, rhum, petits citrons, entre autres, puis  nous avons  pris le chemin de la montagne, enfin si on peut dire ça, car ça grimpe juste un peu, notre scooter ne souffre même pas. Le Paysage est magnifique, nous ne rencontrons presque personne. Nous cherchions des « waterfalls » que nous avons trouvé grâce à des personnes rencontrées au bord la route. Nous avons pique-niqué là, seuls sous les cocotiers. Les vacances, quoi !!

Puis,  nous nous dirigeons vers une plage renommée. Pas facile à trouver non plus. Les Philippins sont des gens sympas, ils sont toujours prêts à nous aider, et c’est donc au bout d’une toute petite route que nous trouvons cette  très belle plage …………… presque déserte.

Nous rencontrons 7 jeunes garçons, 2 frères et leurs cousins qui revenaient de la pêche à l’épervier. L’un d’eux sortait tout juste de l’eau avec une bonne dizaine d’oursins  de différentes couleurs.

Ils avaient tout prévu, le feu sur la plage, la marmite pour le court bouillon, les sauces, le vin de coco, le rhum, bref tout pour se régaler. Les uns écaillaient des petits poissons multicolores, les autres s’occupaient de griller les oursins au Barbecue, d’autres de couper les tous petits poissons en menus morceaux.

Ils nous ont invités à goûter leur bonne « tambouille ». Alors, le vin de coco c’est bon mais très fort, les oursins grillés, bons, mais trop salés( naturellemnent), et les poissons grillés ou au court bouillon, un vrai délice. Plus frais, impossible.

Après cette dégustation nous reprenons la route pour visiter  le plus vieux couvent des Philippines et son  église construite en pierre de corail et bois. Aujourd’hui le couvent sert d’école et l’église est toujours utilisée pour les offices.

Sur la route du retour, nous avons découvert d’autres chutes d’eau, beaucoup plus belles que les précédentes.

Puis pour finir notre tour, nous sommes allés dans une coopérative laitière. Il s’agit d’une micro entreprise communautaire. Quand nous avons voulu entrer, une dame qui gardait  son unique  vache devant la laiterie, nous dit « c’est fermé ». Alors voyant notre déception, elle a attaché sa vache  à un poteau, a couru chez une dame qui, elle, est allée chercher les clés de la laiterie. Nous avons pu acheter  nos yaourts et du  lait aromatisé. Bien que nous soyons venus aux heures de fermeture, nous  avons été reçus, avec toujours autant de gentillesse.

Et tout au long de la route, les gens nous saluent et à la sortie des écoles, les « Hi »  et les « Hello » des enfants nous sont adressés allègrement. Les Philippins nous séduisent réellement.

Pour termine cette découverte de le Siquijor, nous partons en forêt et en montagne. Le paysage est magnifique, la forêt très dense, et  nous sommes seuls sur  la route. De temps en temps nous  entrons dans un village où, comme d’habitude les gens nous saluent et nous indiquent notre chemin.

Dans ce tour, nous avons visité une charmante réserve de papillons, le garçon qui s’en occupe demande une petite participation afin d’entretenir cet endroit assez insolite, au milieu de nulle part.

En rentrant à la Guest House, Françoise a fait un peu de snorkeling , mais n’a pas trouvé que  le  paysage sous marin était formidable, en revanche l’eau est chaude .

Nous garderons un excellent souvenir de Siquijor et de ses habitants.

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Bohol 2ème jour

Ce matin, c’est un peu  « relax ». Nous partons à 10 heures  en tricycle à  la gare centrale afin d’y prendre  un bus pour les Chocolats Hills. La route qui mène au site est belle, bordée de forêts et de quelques rizières. Le trafic n’est pas dense et pour l’instant, on trouve que les Philippins ne sont pas des fous au volant, pourtant ça n’est pas ce qu’on a lu dans les guides.

Chocolats Hills  est  un site en montagne  où se trouvent 1800 collines de 40 à 120 mètres de hauteur. Selon les scientifiques, ce serait le résultat d’un  soulèvement d’anciens dépôts de coraux, façonnés ensuite par l’érosion. Le paysage est magnifique. On accède à l’une des collines pour  découvrir toutes les autres. Arrivés au sommet de la colline, nous constatons que la  plate forme d’accueil a été détruite par le séisme d’octobre 2013.

Pourquoi Chocolats Hills ?? En fait ces collines sont recouvertes d’un fin gazon naturel vert en saison humide mais en saison sèche, elles deviennent marron, d’où leur nom.

Nous reprenons un bus et c’est 2 heures plus tard que nous arrivons à  Tagbilaran.

Soirée calme, nous avons dîné dans un petite resto de rue, et quoi ???? eh bien un succulent pot au feu, mais avec pour unique couvert une cuillère, pas de fourchette, ni couteau, alors le bon morceau de viande, dégusté avec les doigts.

Photos

Les Philippines

Ca y est nous sommes arrivés à Cebu au Philippines.

trajet cebu

Le vol avec Air Asia s’est bien passé. 4 heures au total ; on ne pensait pas que c’était si  loin !!!!

Nous avons pris un taxi pour nous conduire à la guest  house que nous avions réservée de France. Moche, très moche même, mais pour une nuit on s’en contentera.

p1000251-large1er dîner avec les autochtones. Barbecue (poulet, porc ou poisson) et riz. Pas de couvert, les corbeilles qui servent d’assiettes sont recouvertes d’un plastique et, hop, après le repas on retire le plastique, on en remet un et ….. au suivant. Sur les tables des sacs en plastiques. Chacun en prend  et l’enfile comme un gant, et hop on mange sans se salir les mains, c’est top, non ???

Fin de soirée calme dans notre micro chambre.

Départ pour l’ile de Bohol

Il est 7 h30, nous sommes sur le trottoir à héler un taxi, il y a énormément de taxis, de tricycles à moteur et de jeepneys aux Philippines. A l’origine se sont des jeeps laissées par les américains, qui ont été reconverties en bus. Maintenant ces jeepneys sont construits spécialement pour être des bus. Ils sont très décorés et nombreux sont les graffitis  peints sur les bus. Toujours en lien avec la religion. Les Philippins sont des Chrétiens fervents.

Nous prenons donc le bateau, un fastcraft (catamaran rapide) pour nous conduire à Tagbilaran sur l’ile de Bohol, à 2 heures de Cebu. La mer est calme, mais le soleil absent.

A l’arrivée, des hordes de garçons attendent les touristes pour les conduire dans les hôtels.

Nous n’avons rien réservé, alors nous avons choisi un jeune garçon (père de 4 enfants déjà !!) pour nous emmené visiter des Guest houses.

La 1 ère est bien mais le gars nous propose une chambre sans fenêtre, nous déclinons l’offre. Nous choisirons la deuxième, dans un petit pavillon près du centre ville. C’est pas mal, mais sans eau chaude, ici ça n’est pas grave, il fait toujours chaud !!!

Notre petit driver nous propose de nous faire découvrir Tagbilaran et ses environs. Nous acceptons. C’est donc avec Henri que nous passerons la journée.

On dépose nos affaires dans la chambre, ressautons dans le tricycle à moteur et partons vers  Albuquerque. Nous ferons une petite croisière sur la rivière Lobok avec déjeuner buffet à volonté et musique. Sympa. Hélas, nous aurons droit à la démonstration de vie d’une tribu  de la région, les Ati. C’est purement mercantile, mais bon, on  a pu voir de beaux enfants dans ce village,

Ensuite direction le sanctuaire des tarsiers. Une fondation s’occupe de  protéger ces adorables petites bêtes  en voie de disparition. Ce sont l’un des plus petits primates. Ils ont des  gros yeux tout ronds et sont capables de tourner la tête presque à 360°. Ils  pèsent quelques grammes mais peuvent faire  des bons de 5 mètres.

Retour par la plus vielle église de Bohol, détruite en partie par un tremblement de terre. L’école située à côte a subi des dommages, si bien que la classe se fait sous un barnum juste à côté. Henri nous dit que c’est provisoire, mais ça dure depuis octobre.

Photos