Lombok, la suite

Ce matin, au petit-déjeuner nous décidons du plan pour la journée. Le coq  chante perché sur la palissade du voisin,  le frangipanier nous embaume.

Nous partons vers le sud de l’île. Il fait très beau, pas un nuage dans le ciel.

Nous nous dirigeons vers Mataram, grande ville sans intérêt majeur. Nous avons cherché un  marché  dans un labyrinthe de rues pour enfin le  trouver. Nous n’avons pas été déçu car c’est ce qu’on appelle un marché loco /local. Pas un blanc à l’horizon. La pluie d’hier  a laissé des flaques d’eau qui ressemblent à  des petites mares, il faut faire très attention où l’on met les pieds. Sur ce grand marché on y trouve tous les légumes et  fruits de saisons, poissons séchés, viande, et petits ustensiles de cuisine. Les gens y viennent en carriole à cheval.

Puis nous avons continué vers un autre village où un beau parc est à visiter. C’est le roi de Mataram, qui, il y a 200 ans a fait un petit caprice et  fit creuser plusieurs petits lacs, rappelant les différents lacs du cratère du volcan Ringiani qui culmine à 3500mètres, au nord de Lombok.

Et voilà, c’est à peu près tout ce que  nous ferons aujourd’hui. Retour à notre GH, puis plage l’après midi, ah, on n’est pas gêné par les baigneurs, nous sommes seuls.

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LOMBOK

A 6h30 nous partons pour le port de Padang bai afin d’y prendre le fast boat (bateau rapide) pour Lombok.

Cette île  fait partie des petites îles de la Sonde. Elle est à 25 kilomètres de Bali.

Après une heure  de navigation nous faisons une première escale  sur l’île de Gili Trawangan  puis  Gili Méno et enfin  Gili Air. Ces 3 petites îles  sont  de véritables perles posées sur l’océan. Nous reviendrons dans 3 jours sur Trawangan.

Au débarcadère de Lombok, des taxis attendent, mais leur prix sont exorbitants, il a fallu négocier dur  avant d’en prendre un pour Senggigi à 30 km de là. Nous avions repéré une GH sur le guide, mais le chauffeur ne voulait pas nous y emmener, sous prétexte qu’elle n’est pas bien. Nous avons eu gain de cause et y sommes allés. Après l’avoir visitée, nous avons trouvé qu’elle était trop chère et du coup sommes repartis avec lui, sur ses conseils, dans un agence.

Nous  nous sommes bien fait « pigeonner ». En fait Le gars de l’agence nous a vendu un package à un  prix prohibitif : Guest house pour 3 jours, scooter pour 2 jours, transport et traversée pour Gili Trawangan, Guest house  pour  2 jours à Trawangan et retour sur LomBok. La GH  de Singgigi est absolument horrible, TRES SOMMAIRE . Il nous a dit qu’elle était au calme, or nous sommes au bord d’une route  très passagère,  le coq du voisin fait ses vocalises  tôt le matin, heureusement que nous avons nos boules « Quies ». Pas d’eau chaude, mais ça c’est moindre mal, il fait très chaud et la douche froide/tiède est agréable. En revanche les garçons qui gèrent la maison sont  très mignons et nous avons une  bonne connexion internet.

En aparté, il faut dire qu’ici, le moindre petit bistrot  a une connexion Internet, nous sommes loin en France d’avoir ce service. Pas une fois depuis notre arrivée, nous sommes allés  dans un cyber café, nous apprécions beaucoup de  pour voir écrire de notre lit ou sur la terrasse, ou de la table de restaurant où nous sommes installés pour déjeuner.

 

Enfin, nous resterons 3 jours dans cette GH

Nous regrettons notre dernière petite GH  à Ubud. Mais comme nous le disions, plus haut, les jours passent et ne se ressemblent pas.

Juste en face de la GH, sur la plage, Mimi, la patronne du petit restaurant est  adorable, nous y prendrons nos deux repas de la journée.

Sinon, Senggigi est une petite ville balnéaire, ses plages y sont magnifiques, L’eau est très chaude. Les centres  de plongées affluent. Il faut dire que nous sommes dans l’une  des meilleures régions du globe  pour la plongée sous marine. Nous, nous contenterons du snorkeling d’ici à quelques jours.

Nous  avons notre beau scooter tout neuf, Alain en est très content. La route du littoral est super belle, d’un côté la mer  de bleu canard, turquoise et  marine nous ravit ; de nombreuses cocoteraies bordent les plages où paissent gentiment les vaches. De l’autre côté la montagne  aux pentes vertes.

img_0916-largeLes petits restaurants de bambous  jalonnent la route, il suffit de s’y arrêter pour déguster de succulents poisson grillés  au barbecue, pas au charbon de bois mais aux  coques de noix de coco. Bref, le bonheur. On vit à l’Indonésienne, c’est-à-dire doucement en appréciant les moments qui passent.

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La découverte de Bali continue

Aujourd’hui, il fait toujours très beau, nous partons vers  la vallée de Sédimen, l’une des plus belles régions de Bali. Le scooter est en pleine forme et nous également, seuls nos fessiers souffrent un peu. Les routes sont relativement bonnes, il faut néanmoins être vigilant. Les Balinais conduisent comme des dingues, normalement la conduite est à gauche, mais quand  ça les arrangent d’être à droite, ils n’hésitent pas, les sens interdits ? Ils ne savent pas  ce que cela veut dire. Heureusement qu’Alain est un « good driver » !!!

Cette région montagneuse est superbe, les cultures abondantes.

img_0764-largeNous nous arrêtons souvent pour admirer le paysage. Nous ne visiterons pas de monument  ce jour. Sur le chemin du retour, dans un village, nous apercevons beaucoup de monde et un service d’ordre. Nous garons le scooter et demandons  ce qui se passe à une dame. Elle nous dit qu’il y a un enterrement et que si on voulait y aller ça n’était pas un problème et que l’on pouvait faire des photos ; Sic !!!!!!

Nous nous dirigeons donc vers le temple où une foule est réunie, crie et chante de joie. Le cercueil est porté à bout de bras par de jeunes hommes, et le plus surprenant , est que derrière, une immense plateforme en bambou de 20 mètres carrés environ , chargée d’un autel multicolore à prédominance jaune est  portée  également par une trentaine de très jeunes hommes vêtus d’un sarong et d’un tee shirt à l’effigie du mort.img_0770-large L’objectif du truc est de secouer au maximum  la plate forme. Cette danse macabre est absolument épuisante pour les jeunes hommes qui feront un kilomètre  avant d’atteindre le cimetière. Alors pour éviter les malaises, deux camions citerne d’environ 10 000litres  d’eau  chacun  est projetée sur les hommes à l’aide de puissantes lances. C’est HALLUCINNANT.

Nous avons vus des jeunes hommes abandonner le cortège car vraiment épuisés par ce « sport » inhumain.


Pendant cette procession, les gens discutent grignotent, portent les offrandes sur la tête, bref  tout ceci est festif. On nous fait des hello : « do you come from ? Ah France !!!!!!!!!!

Arrivés au cimetière, le cercueil est vidé de son « contenu », le corps nu est lavé par de nombreuses personnes. Pendant ce temps, ça discute autour, les enfants achètent des ballons gonflés à l’hélium, les petits marchands ambulants vendent des boissons, des bricoles à manger. Un photographe professionnel engagé par la famille, photographie dans les plus petits détails cette cérémonie.

Une fois lavé, le corps est paré de fleurs, enveloppé dans un linceul blanc, puis empaqueté dans une sorte de panier de bambou, et  remis dans le cercueil. Simultanément d’autres personnes, mettent des offrandes  dans une grande boîte  et vraisemblablement  des objets ayant appartenus au mort. Après tout  ce cérémonial, le cercueil est conduit dans un petit hangar en bambou, et recouvert d’un genre de petite tente blanche.

Les gens sont  tous  dans le cimetière, continuent leur conversation sous un immense ficus, les enfants jouent avec leur jeux  électroniques. Bref, tout le monde est heureux. Le temps passant, nous souhaitions partir, alors, curieux de connaître la suite, nous avons demandé ce qui allait se passer ensuite. Eh bien le  cercueil repartira au temple, puis reviendra pour y être enterré et enfin sera brulé quand il y aura plusieurs  de morts, On regroupe les crémations car  cela coûte très cher aux familles. Surprenant, non, cette culture ?????????

Pour les Hindouistes, la mort physique n’est pas une fin en soi.

 

Nous sommes donc rentrés, ravis d’avoir découvert fortuitement  cette cérémonie funéraire.

Après un bon petit dîner, dans un warung, avec une connexion INTERNET super, nous sommes repartis à la campagne pour la fin de la cérémonie (celle que nous avions vue la veille dans un temple) Vous suivez encore ?? Bravo !

Là, Gusti nous attendait, il nous a installé aux premières loges dans le temple, et avons pu observer les rituels.

Dans une autre cour du temple, l’orchestre s’est mis à jouer,  quand tout à coup un cortège important est arrivé, avec  le « Dieu » représenté par un humain. Il est effrayant,  immense, poilu et très coloré. Il arrivait d’un autre temple près du cimetière, à un kilomètre environ.

img_0845-largePuis, les danses ont commencé. Ce sont environ 50 enfants costumés et maquillés  comme nous n’avions jamais vus.

Les petites filles de 7 ou 8 ans nous ont offert une prestation inégalable en termes de perfection, puis ce sont les garçons qui ont dansé et ainsi de suite.

Nous sommes rentrés à minuit, heureux d’avoir découvert   une fête en plein cœur de village. C’est vraiment une chance car cette fête ne se produit que 2 fois par an.

Bali, c’est fini, nous repartons demain pour Lombok, une île voisine dans les petites îles de la sonde.

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