L’arrière pays de Lovina

A 8 heures et demi nous étions chez Sari (prononcer Sri), la dame qui fait blanchisserie, boutique, location de scooters, de voitures avec chauffeur, excursions en mer. Bref, madame tous services. Nous avons sympathisé avec elle, si bien que c’est chez elle que nous avons loué le scooter.  Cette fois, nous n’avons pas  négocié les prix  car après avoir visité sa maison, nous  étions  plutôt  consternés de voir les  conditions de vie de cette famille de 4 enfants.  En fait elle travaille pour un patron, et son mari possède une pirogue , il  emmène les touristes soit à la pêche, snorkeling ou voir les dauphins, mais ça ne rapporte pas beaucoup. Du coup, après tout ça, nous lui avons confié notre linge à laver, loué le scooter, loué la pirogue, loué la voiture avec chauffeur. Elle était tellement contente de travailler un peu qu’elle nous a fait  deux cadeaux !!!!

Il est donc 8h30 quand nous enfourchons le scooter, il fait déjà très chaud. Nous prenons la direction de Munduk en montagne, puis au bord d’un lac où les balinais passent leur dimanche tranquillement. La route est très sinueuse et pentue, le trafic pas très important ; les paysages sont magnifiques, nous traversons des plantations de café, de clous de girofles, des bananeraies. De nombreux temples  agrémentent le parcours.

A midi, nous nous sommes arrêtés dans une petite épicerie, comme on aimerait bien qu’il y en ait plus en France. Nous avons demandé si on pouvait manger, « no problem », nous dit le patron. Alors nous avons demandé des avocats et du citron vert. Ils n’en avaient pas,  la dame est allée nous acheter ça un peu plus loin. Et hop, si tôt dit si tôt fait, les avocats ont été coupés assaisonnés et dégustés. Oui, en ce moment c’est la pleine saison des avocats, mais ils ne ressemblent en rien à nos avocats vert et immangeables. Ceux là sont énormes, et très doux ; un délice dont nous faisons  une grande consommation.

Nous avons pas mal discuté avec ce couple fort sympa, ils sont Hindous, et comme en Inde les mariages sont arrangés, ils vivent avec la mère de monsieur et ont 3 enfants. Ils n’ont jamais bougé de chez eux !!!!!et s’étonnent que l’on puisse visiter 4 ou 5 îles de leur pays. En partant, eux aussi nous on fait cadeau de quelques fruits.

Puis nous repartons, direction, un site de sources chaudes. Cet endroit est superbe, en fait l’eau soufrée est canalisée et dessert 3 bassins. Dans l’un deux, l’eau tombe de 3 mètres ce qui fait un sacré massage lorsqu’on est dessous.

L’eau est trouble mais propre car  sans cesse renouvelée. Nous avons passé un super moment dans ces piscines dont l’eau est à 35°.

Vers 16 heures,  sur le  chemin du retour  nous avons  « profité » d’une  pluie tropicale  gigantesque. A l’arrivée nous étions  mouillés de la tête aux pieds, nos capuchons gorgés d’eau.

Pour terminer  cette belle journée, nous   nous sommes offert un massage Balinais d’une heure, très réparateur.

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Bali l’île des Dieux

Les jours passent et ne se ressemblent pas

Nous voici à Bali, nous avons fait la toute petite traversée d’une demi-heure qui sépare Java de Bali en compagnie des deux jeunes Suissesses. L’anglais nous a quittés pour  d’autres destinations.

Arrivés au port nous avons cherché un bus, et  bien entendu nous ne sommes pas restés longtemps à attendre. 3 ou 4 garçons  nous ont demandé ou nous souhaitions aller. Et là ont commencé les négociations !!!!!! C’est la politique du pays, Négocier ! Pour finir nous avons obtenu un minibus confortable pour  Lovina, à 1 heure de là environ.

A Bali,  la population est majoritairement  Hindouiste alors qu’à Java, elle est musulmane. On a vite fait la différence, nous avons constaté qu’à Java les mosquées sont très nombreuses, que le Muezzin appelle à la prière de nombreuses fois par jour et  la plupart des femmes portent le foulard. A Bali en revanche se sont les temples  qui prédominent, et que chaque maison  à le sien. Chaque jour des petites offrandes  de fleurs, de riz, d’encens et très bien présentées sont déposées au temple. Par exemple dans notre hôtel, il y a un petit temple très fleuri et chaque matin une dame, dépose des offrandes dans les allées du jardin, c’est très mignon et l’encens brûle sur chaque offrande.

Nous avions repéré  l’hôtel sur le lonely planet qui nous paraissait chouette. Il est niché dans un jardin  luxuriant d’un hectare. Les villas sont construites dans le   pur style balinais.

Cette fois, nous avons fait le bon choix. Après une petite négociation avec le réceptionniste  nous avons opté pour une belle suite, dans un cottage,  dont la salle de  bains est à ciel ouvert, le luxe !! Après 3 jours difficiles, mais très enrichissants, il fallait  se détendre.

Le village  de Lovina n’a pas grand charme, la plage de sable noir n’est pas terrible, mais extrêmement calme.

De jolies pirogues partent chaque matin à la pêche ou emmènent des touristes au lever du jour pour y admirer le saut des dauphins noirs. Nous envisageons cette sortie, mais avant, nous irons découvrir l’arrière pays en scooter, loué chez une sympathique Balinaise.

Pour la première fois depuis notre séjour nous avons rencontré des français avec lesquels nous avons sympathisé. (Leur site : www. zeloglobetrotter.fr)

Il s’agit d’une agréable  famille Normande et leurs deux enfants qui font le tour du monde. Les enfants sont   adorables, 9 et 6 ans, très éveillés au monde. Leurs parents nous disaient qu’hier, ils avaient eu une visio conférence avec leurs instituteurs et leurs camarades de classe.  Ils ont bien entendu animé activement  la conférence en argumentant leurs réponses aux questions posées par leurs camarades de classe. La maman leur fait cours chaque matin  et l’après midi est consacré  au voyage. La petite fille nous  a expliqué  son parcours, ce qu’elle avait aimé et moins aimé. Elle n’aime pas la chine car les chinois l’ont trop photographiée, il faut dire qu’elle est belle et blonde !!!!!!!!!!!!!! Nous confirmons  par expérience que les Chinois sont les «plus grands  photographes portraitistes » du monde, ils en sont même indécents.

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C ‘est plus la Java, c’est du Zola !

Vendredi

4 heures  du matin

C’est encore après une nuit très courte, que nous repartons pour découvrir le  volcan Kawah Ijiem.
Il est 4 heures du matin quand nous sommes dehors  sur la terrasse à boire un petit café, juste avant de pousser le minibus qui ne voulait pas démarrer.

C’est la même équipe qu’hier, sans les allemands qui ont pris un autre circuit.

Une fois le bus démarré, il nous faut une heure de route en pleine jungle pour  débuter un long trek. Franchement nous avons « ramé »pour accéder au cratère, soit 2 heures de  marche avec un dénivelé  important.

Les jeunes nous ont distancés très rapidement. Parfois lors de la montée, on pensait à renoncer, mais la motivation a été plus forte que la fatigue, et nous avons eu raison de persévérer.

img_0292-largeNous étions équipés de  bonnes chaussures de randonnées, en revanche  nous avons croisés des hommes ou plutôt des surhommes avec des charges de 60  à 80 kg de souffre  sur les épaules, chaussés de  bottes en caoutchouc, et affublés de vielles guenilles. Ils revenaient de la mine de souffre. Notre fatigue, et nos douleurs, ont été subitement effacées devant tant de courage. Pour nous humilité  était une évidence.

Nous ne croiserons pas beaucoup de touristes sur le chemin, mais il faut dire que le trek est tellement difficile que bon  nombre de personnes doivent renoncer.

Arrivés là haut, quel  émerveillement ! Le cratère du Kawah Ijiem, est large, en son centre un  somptueux lac  de souffre bleu turquoise, et sur le côté  un immense champ de souffre jaune très vif. En fait ce volcan crache en permanence du souffre, que les hommes vont chercher au fond du cratère et remonte dans des paniers en bambou fixés sur une barre de bois qui fait balancier sur le maigres épaules. Tous  sont minces et souvent de petite taille. Il leur faut 6 heures pour redescendre leur charge jusque dans la vallée. Ce travail de forçat, et c’est un euphémisme, nous a laissé sans voix. Quand ils nous  croisent ils ont le sourire. Certes pour la photo il est de bon ton de donner une pièce qui, peut être supérieure  à leur salaire quotidien de 3 euros. Ils  sont 300 à exercer ce métier de dingue, mais il est mieux payé que les autres petits boulots du coin.

Il y a quelques années  Nicolas  Hulot avait réalisé un reportage  sur ce site dans le cadre de son émission « Ushuaia »

Cette expérience restera pour nous inoubliable.

Après cette matinée très sportive et émouvante nous avons pris la direction de Ketapang, pour  y prendre le ferry en direction de Bali.

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