Santa Rosalia

Pour arriver ici, il nous aura fallu 4 heures mais avec des pauses photos et repas. La route est toujours aussi belle et sinueuse. En arrivant vers Mulege, (un village que nous visiterons au retour de notre périple plus au nord), les plages se succèdent, toutes aussi belles les unes que les autres.

Il est possible d’y camper sans problème, mais si on n’y voit que très peu de tentes, en revanche ce sont les ENORMES campings cars, et ça n’est qu’un euphémisme. Derrière leurs gros engins ils traînent leur voiture, et pas des twingos ou C1 ou autre petite voiture, mais des grosses berlines. Ceux qui ont des caravanes, les tirent avec des camions. Tout juste incroyable.

Ces américains, sont pour la plupart des retraités. A Mulégé, on y voit des vieux américains très baba cool, mais qui ont les moyens de venir avec leur propre petit avion, il y a une piste d’atterrissage devant l’hôtel où ils logent. On ne se refuse rien !!!!!!!!

Bref, nous nous sommes à Santa Rosalia, petite ville minière de cuivre et de cobalt qui a connu son apogée au 19 ème siècle, grâce à des Français. La société Boléo y est venue extraire le cuivre. Elle était fermée depuis de longues années mais en 2013, elle a rouvert, en développant 3800 emplois.

Les jolies maisons colorées sont collées les unes aux autres pour former des rues sympathiques. Et comme c’est une petite ville (12 000 habitants), tout le monde se dit bonjour.

La petite église Santa Barbara a un petit air Français, car c’est Gustave Eiffel qui l’a conçue pour l’exposition universelle de 1889. Puis elle a été démontée et stockée à Bruxelles, pour être expédiée en Afrique de L’ouest, puis à santa Rosalia sur la commande d’un directeur d’El Boleo.

Santa Rosalia a été dévastée par l’ouragan Jimena en 2009. La ville est aujourd’hui reconstruite.

Quelques vieilles machines et locomotives sont exposées de ci de là dans la ville. Un petit musée est installé dans l’ancien bâtiment administratif de la société. Nous n’avons pas pu le visiter, car fermé.

Demain départ pour Guerero Negro

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LORETO

Nous partons de Puerto San Carlos à destination de Loreto, sur la mer de Cortes.

La route est absolument magnifique, la montagne est omniprésente, donc la route est sinueuse et pas monotone du tout

L’arrivée à Loreto est belle, nous trouvons très facilement notre hôtel, Alain a un GPS, ça facilite les choses.

C’est un couple Mexicano/Irlandais qui tient ce petit hôtel. Norma, la patronne est adorable.

Notre installation est rapide, puis nous partons visiter cette très jolie petite ville, riche d’un patrimoine laissé par les jésuites qui s’installèrent ici en 1697. De nombreuses missions y sont d’ailleurs toujours en activité.

Loreto possède l’une d’elle, et un joli petit musée permet de découvrir ce qu’était la vie des missionnaires au 17è siècle.

Hélas, la vie ne fut pas rose pour les indiens de l’époque. Ils ont du se résoudre à l’évangélisation. Leur vie était à peu près égale à celles des noirs qui servaient en Louisiane ou en Caroline. Ils ont été décimés rapidement par des maladies qui n’existaient pas avant l’arrivée des missionnaires.

Aujourd’hui les jésuites n’ont plus un rôle d’évangélisateurs mais agissent comme coopérants.

Ce matin, il est 9h30 environ ; on partait pour une balade quand Norma nous dit qu’un paquebot de croisière fait escale à Loreto, et que sur la place, en face l’hôtel, il allait y avoir des danses folkloriques, et que ça serait sympa.

Du coup on sursoit à notre sortie et on profite de ce spectacle de danse fort sympa.

Alors pour l’histoire des croisières, c’est juste incroyable. Le paquebot, tenez vous bien, peut accueillir 6000 croisiéristes et presque autant de personnel.

Aujourd’hui, ce sont des Américains qui débarquent, les uns sont avec des cannes, d’autres des déambulateurs, en fauteuil roulant si si c’est vrai, d’autres avec des attelles aux jambes, mais il y a aussi des jeunes couples avec enfants.

Vous pensez bien que tous les commerçants de Loreto avaient mis les petits plats dans les grands, les fondations style SPA, Restos du cœur avaient leur stand dans la rue où passent obligatoirement les croisiéristes. Oui, les américains sont généreux, alors quelle aubaine aujourd’hui pour eux.

Sur le Malecon (front de mer) deux ambulances (type SAMU) sont prêtes à démarrer au cas où ? Des toilettes mobiles ont été installées sur le port.

5 paquebots par an font escale à Loreto.

Voilà pour les potins de Loreto ce mercredi matin.

Cet après midi nous avons traversé la sierra giganta pour atteindre la mission San Javier. Nous avons parcouru 40 kilomètres dans un site magnifique, les cactus cardones sont majestueux, la roche rouge étincelle au soleil, la route sinueuse est libre, nous ne rencontrerons que quelques voitures. Parfois, des cours d’eau traversent la route et des chèvres sont là à s’abreuver de cette eau douce qui descend de la montagne.

L’arrivée à San Javier est agréable, nous buvons un bon café dans une famille qui reçoit des visiteurs. La dame nous montre la photo de ses 50 ans de mariage, nous présente ses 7 enfants, gendres et belles filles, et petits enfants. Bref, vous l’avez compris, ici aussi c’est un accueil formidable qui nous est réservé. La maison est certes très modeste, mais quel générosité de la part de leurs occupants !

San Javier, est une mission qui date de 1744, dont la construction dura 15 ans.Ce sont les pierres de la montagne qui ont servi à la construire.

Ne comptez pas sur nous pour vous faire des exposés culturels. Si vous voulez plus d’informations, la littérature est abondante sur le sujet et Internet est une bonne source d’informations aussi.

Comme nous l’avons déjà dit, notre humble et modeste blog est tout juste fait pour vous donner de nos nouvelles et vous faire partager un peu de notre voyage.

Demain nous irons sur l’île Coronado. Nous avons réservé une panga.

L’île Coronado est à une douzaine de kilomètres de Loreto, elle est inscrite au patrimoine mondial de L’UNESCO. Inhabitée, elle a un charme fou. Les plages paradisiaques sont en sable blanc très fin. Nous avons pique niqué sur l’une, en toile de fond la mer turquoise. Il fait beau mais pas trop chaud, le top !!!

De nombreux oiseaux et mammifères marins peuplent l’île et ses fonds marins.

Nous avons pu admirer un long moment les otaries qui se disputaient les meilleurs emplacements sur les rochers.

Des plongeurs se régalaient à nager avec elles, avec seulement masque et tuba. Nous avions les nôtres mais l’eau est trop froide à cet endroit pour nager sans combinaison. Du coup, nous sommes restés sur la panga. Les otaries sont extrêmement nombreuses. Nous nous sommes bien régalés.

En fin de soirée nous avons fait un tour au cimetière, au cimetière, dites-vous ??? Ben oui, Françoise aime bien visiter les cimetières. Celui de Loreto est très construit, on croirait presque un lotissement, tant les tombeaux sont grands. Certains ressemblent à nos loges de vigne, et ceux des enfants sont émouvants car les parents y mettent les jouets, on a même vu des petites maisons en plastique.

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PS : Il n’y a pas eu de newletter pour l’article précédent car j’ai posté 2 articles en 3 heures. La cause : L’enregistrement de 2 dates différentes à cause du décalage horaire.

Le grand jour (Puerto San Carlos)

Comme convenu à 7 heures nous étions au rendez vous avec Candelorio. Il nous offre un café, et Hop dans le bateau….  Si si, le bateau est garé devant l’agence, on grimpe dans la panga (grande barque à moteur) et un gros 4×4 tire le bateau. On se serait cru sur un char qui traverse notre village !!!

Et on roule comme ça jusqu’à l’embarcadère. Le 4×4 recule le bateau dans la mer, et c’est parti pour 4 heures de navigation.

On navigue d’abord pendant une heure, on ne voit rien, sauf quelques otaries qui sont sur le ponton d’une bouée de balisage. Puis, notre capitaine, ralentit la panga et nous dit «  il y en une » alors évidemment c’est l’excitation, la baleine grise est assez loin, on est tout de même contents.

Mais quelques minutes plus tard, ce sont d’autres cétacés qui viennent autour du bateau, elles font jaillir leur « geyser » d’eau dans un ronflement important puis replongent. Certaines ont la délicatesse de replonger en montrant leur belle queue, c’est vraiment un super spectacle. Ces baleines grises viennent des eaux de Sibérie et d’Alaska, elles parcourent  entre 6500km à 9000 km pour mettre bas dans les eaux chaudes et abritées des lagunes de Basses Californie.

On reste donc deux bonnes heures à ce spectacle puis au retour nous avons le plaisir de voir des phoques qui jouent à faire des galipettes dans l’eau, puis des dauphins. On ne parle pas des centaines de cormorans et pélicans qui plongent sans arrêt. Ici, les eaux sont très poissonneuses.

Notre capitaine nous a arrêté près de pêcheurs de crevettes type gambas, les bestioles sont énormes, d’ailleurs tous les restaurants en proposent à leur menu. Hier soir, Alain s’est régalé, avec un plat de crevettes à l’ail et Françoise une salade de crabe. Evidemment c’était très bon et frais. Ici pas d’élevage, tous les coquillages , poissons et crustacés sont sauvages.

En ce qui concerne le village de San Carlos, 7000 habitants. C’est plus un bled qu’autre chose, deux rues goudronnées et les autres sont en terre. Les gens sont pauvres, mais tellement gentils. Ils ne vivent que de la pêche et du tourisme lié à l’observation des baleines. Nous avons été très surpris de ne voir que quelques touristes, et pourtant nous sommes en haute saison.

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