Hoi an

Notre voyage de Dalat à Hoi An s’est fait en bus de nuit, sauf que nous  n’avons pas choisi la meilleure compagnie. Le bus est vétuste, et le chauffeur pas sympa du tout. Les sièges sont usagés mais ils se baissent entièrement, ce qui nous a permis de dormir.

L’arrivée à Hoi An est simple, nous allons à pied à notre hôtel qui est très chouette, ça compense du bus.

Une bonne douche et hop en route pour  visiter la ville, que bien sûr nous avons reconnue en partie. Sauf qu’il y a14 ans les touristes étaient beaucoup moins nombreux.

Par exemple en plein après midi, le beau pont japonais était désert et  aujourd’hui, on a du mal à se frayer un chemin pour le traverser. La circulation des véhicules qui était interdite lors de notre passage est actuellement autorisée, du coup ça provoque un véritable bazar. Dommage, mais  chacun a le droit de découvrir le monde !!

Hoi An est inscrit au patrimoine de l’UNESCO et fait partie du TOP 25 des destinations dans le monde, c’est dire  le succès de cette ville.

Hoi An est un véritable musée vivant, petite ville portuaire qui déborde de charme surtout la nuit quand les milliers de lampions éclairent la ville et se reflètent dans le fleuve Thu Von.

A Hoi An, , on peut se faire faire de vêtements sur mesure en 48 heures, il y a plus de 400 tailleurs.

On peut aussi apprendre à faire la cuisine, les écoles de cuisine se  comptent  par centaines également, et pour le shopping, on n’en parle pas !!!!!!!

Hoi An fut du XVII ème au XIX ème siècle l’un des principaux ports internationaux de l’Asie du sud est.

Pendant la domination  Française  Hoi An était un centre administratif.

C’est aussi ici que vint s’implanter la 1er communauté chinoise, les maisons communes des congrégations jouent encore un rôle essentiel auprès de la population chinoise.

Le pont japonais est extrêmement connu. Ce sont les japonais qui l’ont construit en  1596 afin de d’établir une voie de communication avec le quartier chinois situé sur l’autre rive. Il est absolument très solide car aucun tremblement de terre ne l’a fait bouger.

Les vieilles maisons sont assez bien conservées, mais nous n’avons par retrouvé la maison de ce vieux professeur de mathématique  qui parlait encore très bien le français. Il nous l’avait fait visiter et nous avait parlé de l’époque coloniale. Peut être est il mort aujourd’hui et sa maison doit être devenue l’une de ces milliers de boutiques ou galeries d’art.

Le musée / galerie Précious Heritage by rehahn  du photographe  Rehahn est a ne pas rater. Ce photographe parcourt le Vietnam depuis 2011, afin de rencontrer les diverses ethnies du pays. Ses photos sont magnifiques et ont fait l’objet de nombreux prix, notamment dans national géographic, Geo, etc ……www.rehahnphotographer.com

Outre son succès planétaire, il aide les populations qu’il a rencontrées.

La campagne autour de Hoi An est très jolie, nous avons traversé de jolies rizières, et un village Traké, adorable. 

Les nombreux jardins  écologiques sont cultivés à l’ancienne et les légumes récoltés sont fournis dans de nombreux restaurants de la ville. On peut aussi y prendre des cours de cuisine bio.

Puis un autre village  Thanh Ha, le village des potiers. Ce village a été fondé au XVI ème siècle. Les poteries de Hoi An proviennent du village et les dernières familles de potiers fabriquent encore  pour la restauration des maisons  de  Hoi An

Le très beau musée Terra Cotta été érigé en 2011 à l’entrée du village.

Le jardin du parc autour du musée  est l’occasion d’admirer les reproductions en terre cuite des plus beaux monuments au monde dont la vieille ville de Hoi An mais aussi le Taj Mahal, Notre Dame  de Paris, les pyramides d’Egypte, etc…autres. Les reproductions sont magnifiques et on se prend au jeu d’essayer de retrouver le nom des monuments.

Le lendemain nous avons fait du vélo toute la journée. Nous cherchions le coin où nous pourrions faire un tour de bateau  rond en bambou.

Nous l’avons trouvé grâce à une jeune fille qui nous a racolés et nous a emmené au bord du fleuve dans la forêt de bambous d’eau. Le coin est fort sympa. Notre batelière nous a baladé pendant une heure, nous a confectionné des « bijoux » en feuilles de bambous, nous a donné des bâtons en guise de canne à pêche avec un morceau  de viande au bout du fil, mais sans hameçon. Bien entendu ça devait être pour le fun, car nous n’avons rien pris. Puis de retour sur le fleuve, elle a ramé fort afin de nous faire tourner comme dans un manège, elle riait beaucoup mais Françoise un peu moins.

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Dalat

Après  5 heures de route dans  un bus couchettes, mais en plein jour, nous étions en forme pour aller nous promener dès notre arrivée, vers 17 heures.

La ville est située à 1500 mètres d’altitude, il y fait toujours très bon, entre 15 et 25°. On l’appelle la ville de l’éternel printemps. Ca n’est pas un hasard si les français d’Indochine l’avait  élue pour y passer leur vacances. D’ailleurs  on l’appelait le petit Paris.

La tour Eiffel en miniature existe toujours, la gare est une copie de la gare de Deauville.

Les cultures maraîchères et horticoles tiennent une place prépondérante dans l’économie de la ville.

La culture des fraises est très importante, nous en avons largement profité. L’artichaut également est sur tous les étals, il est énormément utilisé en infusions. D’ailleurs la gentille propriétaire de l’hôtel nous offrait le soir, lors de notre retour, une bouteille thermos  d’infusion d’artichaut.

La culture des plantes et des fleurs est très importante, en ce moment c’est la pleine saison des glaïeuls, des chrysanthèmes, les champs sont en  fleurs, c’est vraiment joli.

Dommage que les serres à perte de vue, gâchent un peu le paysage.

Le magnifique jardin public est à voir également avec ses topiaires, ses bonzaïs, et ses nombreuses espèces d’orchidées.  

Le tourisme est très développé à Dalat, surtout pour les Vietnamiens.

Nous avons loué un scooter pour découvrir certains lieux indiqués  sur le guide, sauf que ……après 80 kilomètres nous avons renoncé, car nous n’avons pas trouvé le village en question. On a dû s’arrêter 20 fois pour demander où se trouvait le bled et à chaque fois, les indications étaient erronées. Il faut dire que les Vietnamiens ne savent pas vraiment lire un plan, enfin, tous ceux que nous avons rencontrés

En revanche nous avons trouvé  facilement la route des chutes de Datanla. Certes elles  ne sont pas exceptionnelles, mais ce qui est intéressant c’est qu’on peut y aller à pied, mais c’est très pentu et en pleine forêt. Alors il a été installé un genre de téléphérique sur rails, qu’on pilote selon  son goût et son sens de l’aventure. Nous l’avons pris et ça nous a bien amusés.

Nous avons, bien entendu visité le marché, que nous n’avons absolument pas reconnu.

En 2005 la grande place était  pleine de petits marchands et aujourd’hui c’est une place très fleurie. Les marchands se sont déplacés dans les rues adjacentes.

Le lac Xuan Huong  créé par la construction  d’un barrage  en 1919, en fait un lieu très agréable.

On peut y faire du pédalo en forme de cygne, c’est assez kitch, mais cela a du succès. La route  de 7 kilomètres qui entoure le lac constitue  une belle promenade.

La cathédrale construite entre 1930 et 1942  pour les vacanciers Français. Elle n’a rien d’exceptionnel. En revanche la croix sur la flèche se dresse à 47 mètres.

La jolie pagode Lam Ty Ni, dont le magnifique portique a été fait par l’unique bonze en 1961, est intéressante pour ses décorations.  Le joli jardin, planté d’arbres  est agréable pour y faire une petite pause.

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Saigon (Ho Chi Minh Ville)

Ah L’Asie, ça on l’aime, et nous y revoilà.

A l’arrivée dans l’aéroport de Saigon (Ho chi Minh ville) on est tout de suite dans l’ambiance, le désordre organisé et la chaleur nous rappellent que nous sommes bien en Asie du sud est.
Saigon attire des gens de tout le pays dans l’espoir d’améliorer leur situation. Certains réussissent et d’autres restent sur la touche, ça se ressent vite.

Juste une petite comparaison et promis on ne reparle plus de Dubaï.
Le taxi à la sortie de l’aéroport à Dubaï c’est la queue comme tout le monde. Puis arrive une GROSSE BMW sièges en cuirs et tout le tralala, c’est le taxi, le chauffeur est en costume cravate, charge nos bagages et en route.
A Saigon, on se fait racoler par un gars, il nous emmène hors de la longue queue des taxis officiels, et hop le chauffeur nous charge nos bagages dans sa petite voiture, style Hyundai dont tout est protégé par du plastique, même le plafond !!!! Et c’est un faux taxi !!!! qui nous conduit gentiment à notre hôtel sans trop nous arnaquer.
Voilà le cadre est posé.

Il est pourtant 20 heures, mais le trafic est intense, et ce sont les motos les plus nombreuses.

Un Vietnamien nous a dit qu’il y avait 18 millions d’habitants à Saigon et autant de motos, on veut bien le croire.

Notre hôtel est bien placé dans le district 1, du coup, on dépose nos affaires et hop on va se boire une bière (1,25€ le litre) dans le quartier certes pas très clean, les filles y sont nombreuses et semblent être très intéressées par les messieurs…….

Le lendemain matin nous prenons un taxi pour Cholon, le quartier Chinois, où il n’y a plus tellement de chinois, mais restent d’innombrables pagodes. Nous choisissons la Tam Son Hoi Quan dédiée à la déesse de la fertilité.

Les femmes, et les jeunes couples y viennent prier pour avoir des enfants.

Puis chemin faisant nous nous arrêtons au marché de la soie, à celui des herbes médicinales.
La ville est immense, on ne sait pas trop comment faire pour rentrer vers notre hôtel, pas un taxi en vue, mais il faut dire que Cholon est un quartier très populaire et les taxis n’y trouvent pas beaucoup de clients.
Du coup on se hasarde à prendre un bus de ville et, super il nous emmène dans le district 1.

Pour traverser la rue, il faut IMPERATIVEMENT le faire à la vietnamienne, sinon on reste sur le trottoir la journée entière.

Attention ça roule beaucoup

Explication : les motos , (les plus nombreuses), les voitures, les bus et les camionnettes roulent dans tous les sens, et le terme n’est pas trop fort.

Le piéton qui veut traverser la rue doit absolument se lancer dans ce chaos de véhicules et ce sont eux qui évitent les dits piétons, et ça marche !!!! Du coup il faut marcher lentement et à vitesse constante. On se souvenait de la technique, il n’a donc pas été difficile de reprendre le coup. Mais franchement c’est quand même très flippant.

On part alors revoir la mairie où siège le comité du peuple, la poste, un immeuble emblématique de la ville,

et la cathédrale Notre Dame, hélas fermée pour rénovation.

Ah, on n’a pas parlé de la nourriture au Vietnam, c’est un vrai régal et on peut manger partout, Dans la rue, dans des petits restaurants et bien évidemment dans des restaurants de luxe. Nous, notre prédilection c’est la rue. Le seul souci, c’est que les chaises et les tables sont pour « lilliputiens » ; mais il faut dire que les vietnamiens sont vraiment de petite taille, d’ailleurs grâce à leur taille ils sont souvent 3 voire 4 personnes sur un même scooter, quand ils ne sont pas 5 avec les enfants.

Nous avions visité Saïgon en 2007, du coup on a surtout profit de l’ambiance et zappé les musées tel que celui des horreurs de la guerre qui nous avait beaucoup troublés.

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