Ica

Nous sommes donc partis de Paracas en bus avec la même compagnie que pour y venir : Cruz del Sur. Il parait que c’est la meilleure dans cette région.

On doit dire que cette fois, notre plan n’était pas le bon plan. Très tôt nous nous sommes aperçu que deux nuits suffiraient à Ica, alors que nous en avons pris trois. Heureusement que notre logement est grand, fonctionnel et au centre de la ville tout près de la plaza de armas. Nous posons nos affaires et partons faire des courses pour notre dîner,  on constate que cette ville est extrêmement sale, poussiéreuse, que les rues sont défoncées et qu’il y fait extrêmement chaud. Nous sommes tout près du désert, et du coup les nuits sont fraîches. En fait Ica, a beaucoup de mal a se relever du tremblement de terre dévastateur de 2007. La cathédrale a été complètement reconstruite. Mais bon nombre d’édifices sont encore en travaux et les maisons particulières ont été rebâties à la hâte.

La plaza de armas n’a rien d’extraordinaire, ce matin, un petit centre de vaccination y était installé.

On voit très vite que cette ville a souffert et du coup le niveau  de délinquance a augmenté.

Nous avons donc contacté un guide par l’intermédiaire de notre logeuse afin qu’il nous emmène découvrir le coin. Car ce que l’on n’a pas dit c’est que la région d’Ica, bien qu’elle doit désertique, possède les plus beaux vignobles du Pérou, et du coup nous sommes allés dans des bodegas, déguster du vin et le fameux Pisco. Ce Pisco, est un marc de raisin un peu comme le cognac.

Les vins péruviens sont plutôt doux, et franchement ils ne nous ont pas emballés. Notre guide était un peu triste que nous ne soyons pas fan de leurs vins.

Puis une autre balade nous a emmenés voir le palmier à 7 branches de 350 ans. Ce palmier curieusement, a poussé  horizontalement et a développé 7 têtes. Du coup bien entendu les légendes autour de cet arbre se sont multipliées, et les pouvoirs de ce palmier sont multiples…….. Au Pérou, le mysticisme est très présent, et chaque région  a son histoire. Puis chemin faisant nous avons fait une halte dans le parc où se trouve la sorcière de Cachiche, qui, elle aussi a des pouvoirs .Elle attire beaucoup de monde. Ces deux visites ne nous laisserons pas de souvenirs impérissables.

En revanche, ce dont on  se souviendra, c’est que nous avons déjeuné dans l’un des innombrables restaurants touristiques  dans les vignobles, et quand soudain, on voit arriver Camille et Faustine nos charmantes copines connues à Paracas. Nous avons bien entendu passé quelques bons instants avec elles.

Aujourd’hui nous partons revisiter la ville d’Ica, bien qu’elle ne soit pas belle, nous avons visité el templo del senor de Luren,  toute neuve rebâtie, après le séisme de 2007 de magnitude 7,9. Puis nous avons déjeuné dans un petit restaurant, ou plutôt une cantine à trois francs six sous, mais nous  avons eu l’estomac bien rempli.

L’après midi fut consacré à Huacachina, il s’agit d’une oasis bordée de palmiers, à 6 Km du centre ville. Elle est l’un des lieux les plus étonnants du désert côtier péruvien. Le problème est qu’elle s’assèche à très grande vitesse, ceci à cause du réchauffement climatique. Elle aurait pu être classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, mais du coup ce ne sera pas possible. Antérieurement il y a eu jusqu’à sept oasis dans cette région, mais elles se sont asséchées  successivement. On peut faire du buggy dans les dunes, du ski et du sandboard, du coup dans le village qui borde la lagune, de nombreux hôtels s’y sont installée, la jeunesse y fait beaucoup la fête. Nous avons grimpé une dune, et ça nous suffit, on est loin de la dune du Pilat qui parait bien naine à côté des dunes de Huacachina.

photos

Paracas (El Chaco)

Nous quittons Lima pour Paracas, à 250 kilomètres plus au sud, sur la côte Pacifique. Nous avons voyagé  en bus touristique de luxe  ce qui est un must dans ce pays.

Nous logeons dans une gentille maison d’hôtes, ou nous sommes les seuls Français, les autres clients sont Péruviens, et bien courtois.

Ce petit port de pêche est essentiellement  connu pour ses iles Ballestas, ses colonies de lions de mer et ses oiseaux marins. Mais Paracas, a plus à offrir, on vous en parle.

Par ailleurs, les plages de la réserva nacional natural comptent parmi les plus belles du Pérou, bien que s’y baigner est réservé aux courageux  car l’eau est très froide. Ceci est lié au courant de Humboldt qui arrive  de l’antarctique.

Cette région du Pérou est extrêmement poissonneuse car le plancton y est très abondant.

Notre arrivée à Paracas fut un peu mouvementée, car un phénomène sismique s’est produit dans les TONGA. En fait un volcan sous-marin a fait éruption, ce qui a provoqué un tsunami ressenti  entre autre au sud du Pérou et justement à Paracas, où nous arrivons.

Du coup tout le monde était sur le qui vive. Le malecon (front de mer) a été inondé ainsi qu’une ou deux rues.

A la descente du bus, nous avons fait la connaissance de deux jeunes Françaises en voyage pour 7 / 8 mois, elles nous ont paru bien sympathiques, du coup nous décidons de faire des activités ensemble.

A peine nos affaires installées à l’hôtel, nous nous donnons  rendez vous dans une agence recommandée par ToutPerou.

On réserve donc un tour pour visite la reserva nacional de Paracas qui  représente 335 000 hectares.

Mais ce que nous n’avions pas  prévu ni Manuel de l’agence, c’est que les autorités péruviennes ont suspendu tout trafic sur la mer jusqu’à nouvel ordre. Du coup nous étions sans activité pour le lendemain. Qu’à cela tienne, on organise autre chose, et pourquoi pas un tour  en buggy dans les immenses dunes de sable. Jamais sans les filles on aurait pensé faire  ce truc un brin casse cou, mais on ne regrettera pas.

Et donc l’après midi à 16h, nous partions avec Camille et Faustine, et un jeune enfant dans un buggy prévu pour 8 personnes à la découverte de ces dunes.

Ce fut très «  fun » comme disent les jeunes, au début Françoise a eu des quelques appréhensions vite dissipées. Notre pilote semblait très  à l’aise au volant.

Certes, nous nous sommes ensablés une fois sur la cime d’une dune mais avec une planche de sandboard, l’assistant a eu vite fait de gérer le mini problème selon eux.

Entre crêtes et cirques ou encore vagues de sable, les paysages sont somptueux. Nous nous sommes arrêtés plusieurs fois pour faire du sandboard, euh……  ce sont les filles qui ont fait du sandboard, pas nous.

Ça  nous aurait bien  plu, car cela n’est absolument pas dangereux, sauf que lorsqu’on est au fond de la dune, eh bien il faut prendre sa planche sous le bras et remonter, dur, dur, aux dires de Faustine et Camille.

Nous avons profité du coucher de soleil, bien rougeoyant entre dunes et océan.

En début de journée de dimanche on se demandait bien ce que nous allions faire et du coup, entre  une balade sur le malecon, un  bon repas au restaurant, une sieste, des échanges sur nos différents voyages avec Faustine et Camille et cette activité, nous avons passé une super journée.   

Aujourd’hui, nous partons avec Camille et  Faustine  visiter la reserva nacional natural. Il fait très beau le ciel est immaculé, et seule une petit brise nous caresse, mais le soleil est très méchant.

Manuel est notre chauffeur, Il nous explique l’origine de cette réserve de 335 00000 hectares, elle est aussi  intéressante sur le plan archéologique que biologique, elle est protégée contre le courant de Humboldt et ses eaux gelées. Le plancton y est très abondant et du coup les poissons également .Cette zone est l’une des mers les plus poissonneuses du monde où la faune est très importante, en aparté le plat national est le ceviche ( poisson cuit au citron et piment). Les oiseaux y sont extrêmement nombreux et d’ailleurs les îles Ballestas, situées un peu au  large, regorgent  de guano. Tous  les 8 à 10 ans, il est prélevé  des milliers de tonnes de guano qui serviront  d’engrais pour les jardins du monde entier. Les iles Ballestas se visitent, mais nous ne le ferons pas. On ne veut pas jouer les blasés, mais quand on a déjà visité les Galapagos et qu’on va y retourner, eh bien, on zappe les Ballestas.

Tout compte fait il n’était pas possible de visiter  les Ballestas à cause d’éventuels résurgences du Tsunami, Brrrrrrrr, dommage pour nos petites copines qui avaient prévu cette sortie

Le sable des dunes et des plages est  de  couleurs différentes si bien que l’on trouve  des plages rouges, grises, blanches ou jaunes. Les dunes sont multicolores également, cela en fait un  site lunaire si bien que les locaux disent que c’est Mars.

Paracas n’est pas une belle ville, c’est un chantier sans fin, depuis quelques années pourtant, elle est devenue la cite balnéaire à la mode pour les  Péruviens du sud. Dans 20 ans, ce sera un haut lieu du tourisme.

photos

Lima

Tout d’abord nous  vous souhaitons une très bonne année 2022, bien entendu, bien meilleure que  la précédente. Nous pensons que personne ne nous contredira.

Nous sommes ravis de pouvoir vous donner quelques nouvelles de Lima ou nous avons posé nos bagages pour 3 nuits.

Nous avons voyagé sur la compagnie Air France qui nous a bien plu.

Nous avions réservé un taxi de France pour venir nous chercher à l’aéroport, ce qui est un petit luxe pas négligeable. Un vrai plaisir que de voir notre nom affiché sur un panneau à la sortie de l’aéroport.

Peut être que nous nous embourgeoisons ou que nous avons viré dans le club des vrais seniors.

Ceci étant dit, nous sommes arrivés «  tranquillou » à l’hôtel.

Notre première nuit a été assez chaotique à cause du décalage horaire, mais comme nous sommes positifs, on va essayer de reprendre le rythme rapidement.

Du coup à 9h ce matin nous avions rendez vous avec Laurent de chez Tout Pérou, pour un briefing. (www.toutperou.com pour les curieux)

Oui cette année nous faisons dans le confort.

Tout Pérou est un réseau solidaire qui aide les voyageurs à organiser leur voyage et leur  donne des conseils et suggestions. Ils proposent  de réserver des transports, des sites, des excursions, etc, mais sans  jamais imposer. Ça nous va très bien car on aime gérer aussi nos voyages nous mêmes.

Du coup nous avons rencontré Laurent ce matin à l’hôtel et avons mis en place quelques services.

Ce qui est formidable c’est que l’on fait ce que l’on veut avec eux, et on gagne du temps.

Lima, capitale du Pérou, 14 millions d’habitants, de nombreux quartiers, certains à ne pas y mettre les pieds, mais d’autres très agréables, et nous, nous avons choisi le quartier de Miraflores pour loger.

Ce quartier est situé près du pacifique, très résidentiel, et pourvu de nombreux magasins , le  soir c’est très animé.

Du coup nous avons visité Miraflores et ses nombreux jardins au bord du Pacifique, le plus romantique est bien sur le jardin del amor, d’ailleurs les amoureux y sont nombreux, et au Pérou, comme dans toute l’Amérique latine, les amoureux sont très démonstratifs en public.

L’eau du Pacifique  à Lima est froide et pourtant nous avons vu des baigneurs et surtout beaucoup de surfeurs, certains sans combinaison, Brrrr.

Notre première journée se résumera à cette belle balade, car le décalage horaire se fait sentir et à 16 heures nous étions de retour à la chambre.

En aparté, nous vous  parlons un peu de la Covid 19 et ensuite , promis on n’en parle plus.

Alors les règles sanitaires au Pérou actuellement sont les suivantes :Port du masque  en extérieur.

Port de deux masques pour entrer dans les lieux publics (banques, magasins, restaurants, bus etc. )

Et sans pass sanitaire on ne rentre pas.

Il y a de la solution hydro alcoolique partout.

En 2021, Les péruviens ont vécu   des moments BEAUCOUP plus difficiles que nous en Europe.

Le pays vient de rouvrir ses frontières récemment, et d’ailleurs Laurent nous disait que la population était actuellement ravie de pouvoir ressortir.

Leur confinement a duré de très longs mois, et dans les familles, une seule personne  pouvait sortir pour aller faire les courses.

A ce jour de nombreux hôtels, restaurants et magasins n’ont pas encore rouverts.

Puis il y a eu  la vaccination, et là ce fut très compliqué pour eux, au début de la campagne le vaccin était payant  autant dire que peu de Péruviens  pouvaient se faire vacciner, enfin le vaccin est devenu gratuit et les files d’attente étaient interminables, car sans rendez vous.

Laurent nous a dit  que pour sa première vaccination il a attendu pendant 7 heures, et pourtant il était arrivé à 4 heures du matin.

Et pour les tests PCR ………… c’est 40 euros  pour tout le monde. Quand on sait que le salaire MOYEN au Pérou est de 476 dollars.

Sans polémiquer, il  semblerait que les français soient un brin enfants gâtés et qu’ils devraient regarder un peu plus loin que leur porte.

Fin de la discussion.

Lima, 2eme jour

Ce matin, nous  partons à 8 heures pour le quartier historique de Lima. Il semblerait que nous ayons surmonté le décalage horaire.

Notre hôtel est tout près du métropolitano (c’est un compromis entre le bus et le métro). Nous achetons une carte style navigo et comme ça on peut bouger comme on veut.

Il n’y a presque personne, dans le métro, nous sommes assez tranquilles pour faire les 8 kilomètres.

Le centre historique de Lima est très beau, les  palais coloniaux ont résisté aux nombreux tremblements de terre. D’ailleurs il y en a encore eu un petit la semaine dernière, sans faire de dégâts. Curieusement  la cathédrale, elle, a été  de nombreuses fois reconstruite.

Nous commençons la visite de cette très  belle « plazza de armas » ou plazza Major , sur laquelle se trouve le palais du président de la république et sa résidence privée, la cathédrale, le palais de l’archevêché reconverti  en musée, et de très nombreux palais coloniaux.

L’origine du palais présidentieldate de la fondation de Lima, mais a été reconstruit en 1935, et «  revisité » en 2005, Tous les autres palais datent de la fondation de la ville en 1535 par Francisco Pizarro. Chaque jour à midi, c’est la relève de la garde, et le jeudi elle est faite avec les chevaux, sauf qu’aujourd’hui c’est vendredi, donc pas de chevaux.

La visite de la cathédrale (1725) et du musée apostolique sont très intéressants. Les balcons du musée sont de style Mauresque. La cathédrale présente 13 grandes chapelles dont les retables sont ciselés d’or et d’argent. 

1600 balcons sont « accrochés » à ces palais, A l’époque il  fallait être vu et voir ce qui se passait dans la rue !!!

Avec la colonisation va l’évangélisation et du coup on trouve des églises à tous les coins de rue ainsi que les couvents, San Domingo, San Francisco, étant les plus  importants.

La place est très belle, malheureusement peu ou pas ombragée, et il fait chaud ici. En son centre  une magnifique fontaine de 1650, sans eau hélas.

Les Péruviens, et pourtant nous sommes dans la capitale, sont accueillants, ils s’arrêtent volontiers pour nous demander si on a besoin d’aide et sont ravis quand on leur dit que nous sommes « FRANCHESSS »

L’après midi, visite du  magnifique et très intéressant musée Larco, fondé par Rafael Larco. Cette visite nous a permis de mieux comprendre l’origine du Pérou, ses différentes civilisations, les Mochico, les Chimu, et les Incas.  

photos