Les 4000 iles (suite)

14  Février 2009

7h30 petit déjeuner, nous n’avons pas très bien dormi à cause de la chaleur, bien que nous ayons un ventilateur.

Puis départ  en vélo à la découverte de l’île qui n’est pas très grande.

Don Khon et Don Det sa voisine étaient  un point de passage  pour le transport des marchandises entre Saigon et le Laos durant la période coloniale française.

Les français ont construit un étroit chemin de fer entre les deux îles reliées par un beau pont.

De vieilles locomotives rouillent aux deux extrémités de la voie. En continuant note balade nous passons dans de belles rizières et des poches de forêt primaire ; des petits hameaux sont dispersés dans cette belle nature.

De vieux bâtiment coloniaux sont en ruine, on y  voit notamment l’ancien hôpital qui date du début du 19eme siècle.

Dans cette partie du Mékong, il y a de très nombreux rapides, nous   y découvrirons une magnifique cascade.

La rive opposée, sur la droite appartient au Cambodge.

Nous n’avons pas eu la chance de voir des dauphins Irrawaddy, une espèce menacée, à la pointe de l’île.

Notre balade nous conduit sur une très belle plage  déserte, nous n’avons aucune envie de nous baigner, l’eau est jaune. En revanche les enfants  se régalent et passent leur journée dans le fleuve.

Après cette belle balade, nous passerons l’après midi sur la terrasse de notre bungalow à observer la vie des gens, les bateaux qui descendent le fleuve. Il fait très chaud, on est bien.

Aujourd’hui c’est la saint Valentin, du coup nous allons dîner dans un restaurant très sympa tenu par un Laotien francophone, nous avons  discuté un  bon moment de son pays et du nôtre qu’il connait pour être allé à Paris.

Cette petite île nous plait particulièrement car la vie y est simple, les gens vivent doucement et ne semblent pas stressés du tout.

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Les 4000 iles

13 février 2009

Nous avions réservé le bus  pour notre voyage dans les 4000 iles (Si Phan Don), nous sommes  10 personnes, le bus  est très confortable avec la clim.

Après ces 3 heures de voyage, nous arrivons à 10h30 dans le petit village de Ban Nakaseng.

Les 4000 îles forment un  merveilleux archipel sur le Mékong . A cet endroit il peut mesure 14 kilomètres de large pendant la saison des pluies, c’est sa plus grande largeur sur  ses 4350 kilomètres.

Pendant la saison sèche des milliers d’iles et ilots apparaissent. Dans les grandes îles permanentes, les villageois semblent vivre  tranquillement. Ils produisent du riz, de la canne à sucre, des cocotiers. Ils pêchent également dans ce fleuve si poissonneux.

Nous avons  choisi l’île de Don Kon pour y  passer quelques jours. Sa voisine, Don Det, est plutôt fréquentée par les routards au long cours qui aiment faire la fête.

Don Kon est calme, et en principe les logements sont plus confortables.

De  Bang Nakaseng, nous embarquons   sur un bateau «longue queue», son nom vient du fait que  le moteur du bateau se trouve au bout d’une perche, ce qui fait penser à une queue qui suit le bateau.

L’arrivée sur l’île est très exotique, on nous met tout de suite dans l’ambiance. Il faut sauter du bateau  sur la plage en essayant de ne pas trop mouiller nos vêtements.

Alain avait eu la bonne idée de réserver un bungalow, et du coup on  est tout près du débarcadère. Notre bungalow  sur pilotis est sommaire mais propre, avec ventilateur et moustiquaire, tout au bord du Mékong, nous avons une terrasse avec hamacs, c’est vraiment chouette.

Nous déposons nos affaires et partons  louer des vélos complètement déglingués, mais on ne peut guère trouver des vélos corrects sur cette île.

Les routes sont des chemins très sableux, les enfants nous accueillent en criant « sabaidi » ce qui veut dire bonjour en Laotien.

L’île est très jolie, de la forêt, des cocotiers, palmiers, rizières. Les gens sont très « cool », certes pauvres mais semblent ici aussi vivre sereinement.

A 17 heures nous sommes au bungalow et prenons une douche bien méritée, il n’y a pas d’eau chaude, mais comme  il fait très chaud, donc pas de soucis.

Diner sympa en face du bungalow et à 19h30 nous sommes de retour.

L’électricité ne fonctionne que de 18h à 22 heures. Et nous avons de la chance car  elle a été installée sur les îles en 2008, Avant  t il n’y avait que des générateurs.

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Les Boloven

12 Février 2009

Réveil à 6h45

Nous partons en excursion sur le plateau des Boloven, qui est une région très agréable pour son climat. Le plateau était peu exploité avant que les colons Français au début 20eme siècle,  commencent à planter des caféiers, théiers hévéas et bananiers.

La plupart de ces français a quitté la région au moment de l’indépendance du Laos  dans les années 1950.  

Dans la fin des années 1960,  Les américains tenaient à contrôler les Boloven et les Nord vietnamiens également. Les bombardements y étaient intensifs. Aujourd’hui encore, Il reste de très nombreux engins explosifs non désamorcés.

Dans  cette région  du sud Laos vivent différentes ethnies

Nous partons donc avec   deux Espagnols, deux  Canadiens. Le minibus est confortable et climatisé.

1ere étape : la belle cascade tat fan faite de deux bras parallèles, qui tombent sur 120 mètres , puis le marché très local de Paksong, on y trouve de tout, enfin tout ce qu’un Lao peut avoir besoin pour sa vie quotidienne. Ils n’ont pas du tout les mêmes standards que nous.

Nous continuons notre route dans une région très boisée, puis visite d’une plantation de café  et de thé, avec dégustation.

Nous déjeunons au bord d’une cascade, puis nous visitons un tout petit village où les gens sont très pauvres mais semblent heureux, en tous cas nous sommes accueillis avec le sourire et  les enfants ne mendient pas.

Les gens se baignent et se lavent dans la petite rivière, les enfants sont nus et jouent avec leur chien, la vie coule doucement.

Puis nous continuons vers un village de l’ethnie des Katu, qui a un particularité c’est de  fabriquer leur futur cercueil qu’ils entreposent sous leur maison, jusqu’au jour  fatidique.

Dans un autre village, la particularité des Alak, est de  tatouer le visage des femmes, ce qui doit être très douloureux. Nous avons vu quelques femmes âgées tatouées  mais pas de jeunes.

Une autre minorité, les Suay, sont réputés pour être les meilleurs dresseurs d’éléphants, qu’ils utilisent pour défricher et transporter les troncs d’arbres.

Ceci dit il y a de moins en moins d’éléphants au Laos.

Au retour de cette sympathique journée nous demandons au guide de nous laisser  au centre de massage où  Il y a un sauna aux herbes que nous voulons tester. Les hommes sont séparés des femmes bien entendu. Après ce sauna atypique, nous prenons  une heure de massage.

Puis resto de rue, où nous avons bien mangé.

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