Retour en Equateur

SI nous avons été si tardifs à mettre en ligne la suite de notre voyage est indépendant de notre volonté.

NOUS avons passé 6 belles journées à Mancora. Le soleil, la plage, les bains chauds. Les tortues marines par dizaines, les pélicans les frégates. Les retours de pêche. Nous avons vu un thon   de 200 kg.

Bref tout était super sauf la connexion Internet.  Alain a donc décidé d’être à Guyaquil en Équateur pour finaliser l’article.

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Nous prenons le bus ce mercredi pour repartir en Équateur. La compagnie CIFA est sérieuse, le bus très confortable. Tout va bien.

A la douane Pérou/ Équateur nous avons eu un petit souci. La policière qui doit tamponner nos passeports rechigne à le faire car le tampon qui nous a été appliqué lors de notre sortie du pays 10 jours plus tôt n’a pas l’air de lui convenir. Ça dure au moins un quart d’heure, quand de guerre lasse, on suppose, elle nous tamponne le précieux document.

Ces formalités terminées on repart en bus.

3 heures plus tard nous sommes près de notre destination finale à Guayaquil.  Françoise demande à Alain de vérifier son sac à dos qui est dans les paniers au-dessus de nous.

Et….le choc !!! Tout notre matériel à disparu : l’appareil photo, la tablette, l’ordinateur, le disque dur, les lunettes de soleil et même la bouteille Thermos !!!!I

Il y a des arrêts fréquents et bien entendu les voleurs sont déjà descendus.

A l’arrivée on raconte notre histoire à  un flic qui déplore l’événement mais ne peux rien faire.

Il nous emmènera seulement à la station de taxis et nous serons immédiatement conduits à notre hôtel.

Nous sommes bien tristes mais on relativise vite en se disant que ça n’est que du matériel et que nous sommes en bonne santé.

Le lendemain matin nous essayons de trouver un commissariat de police pour déposer plainte.

Un flic de ville appelle ses collègues de la police nationale. Une voiture arrive nous prend en charge et nous emmène au commissariat.   Notre plainte est prise et la journée de découverte de la ville peut commencer.

Guyaquil est la 2ème ville de Équateur. 2500 000 habitants.

Le centre est beau le malecon  ( front  de mer) de plus de 2km est magnifique. Nous avons fait un tour de grande roue qui est installée au bout et permet de découvrir la ville.

Plusieurs parcs ombragés permettent de se reposer car il fait très chaud ici (33°).

Dans le parc Simon Bolivar une centaine d’iguanes terrestres vivent là, au grand plaisir des visiteurs.

Deux très jolis quartiers aux maisons colorées sont agréables mais bourrés de flics et quand on veut s’écarter du quartier touristique on est vite rappelé à l’ordre.

Un flic nous a dit qu’à Guayaquil il y avait des quartiers très dangereux, mais la municipalité met tous les moyens en œuvre pour protéger les touristes. Du coup, il y un flic tous les 100 mètres.

Nous regrettons de ne pas pouvoir mettre de belles photos. Seuls nous restent nos smartphones. Nous avons essayé des trouver un autre appareil photo mais en vain.  Soit c’est du bas de gamme soit du professionnel.  Du coup on attend d’être rentrés pour en acheter.

Et pour vous envoyer cet article nous avons retrouve les cyber cafés de nos premiers voyages sans ordinateur, et avec un clavier qwerty qui n’est pas très ergonomique pour nous.

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Chiclayo

Nous quittons Chachapoyas à 20H30  pour Chiclayo.

Le bus de nuit, de la compagnie Chiclayo  transportes est des plus confortables. On nous avait bien dit que les bus Péruviens grandes lignes étaient chouettes, eh bien on le confirme, ils sont chouettes.

Nous avions des sièges inclinables à 160°, hyper larges.

Avec tablette pour le repas, oui car on a eu un repas en début de nuit, puis couverture en textile polaire. La télévision si on la souhaite, prises USB, et un Stewart pour couronner le tout. Ah non……Un écran qui nous  indique en simultané la vitesse du bus. Un vrai luxe pour 12,5€ par personne !!!!! si bien que nous  sommes arrivés frais et dispos à 6 heures du matin à Chiclayo. Nous avions choisi l’hôtel «Embajador» sachant qu’il venait nous chercher au terminal des bus. Effectivement on nous attendait, puis direction l’hôtel, petit déjeuner, douche, et hop on part découvrir la ville. On n’était même pas fatigués car on a pu dormir dans le bus. Pourtant il a bien fallu traverser les Andes, descendre de 2500  mètres à 27 mètres !!!!!!!! et on a rien senti.

Chiclayo est une très grandes ville, plus de 600 000 habitants, l’une des plus grande du Pérou, pas très belle, son «parque central» est assez sympa, la cathédrale,

dont les plans ont été faits par Gustave Effeil est belle, mais ça n’est pas Notre Dame de Paris………non plus.

Puis nous avons pris un taxi pour la gare des «collectivos» (taxis collectifs). Ensuite direction La playa de Pimentel à 15 kilomètres de là.

Et quelle horreur sur la route, toute droite à 4 voies, des détritus partout absolument partout, du plastique, encore du plastique, sur des kilomètres. On passe vraisemblablement  en bordure des bidonvilles de Chiclayo. Puis tout d’un coup, tout redevient propre ou à peu près et là on voit plusieurs grandes écoles, dont une Chinoise, la construction est typique de l’architecture de l’empire du milieu, étrange !!!

Enfin on arrive sur la plage de Pimentel, grande, très grande, beaucoup de monde,

  des restaurants la bordent et proposent  bien évidemment les produits de la mer, dont les fameux ceviches, (poisson cuit dans le jus de citron).

Cette plage, entre autres, présente l’intérêt de voir des petits bateaux de pêcheurs fait en roseau, et la pagaie est une vulgaire planche de  bambou.

 Ces bateaux sont les mêmes qu’il y a  1000 ans, ceux qu’utilisaient les Moche. Le pêcheur monte à califourchon sur son bateau et part à la pêche ainsi. On les a observés longuement, c’est très sportif. Ils reviennent avec quelques kilos de poissons qui sont vendus immédiatement sur la plage.

En fin d’après midi, nous avons fait un brin de shopping, car Alain a  laissé  son fond de culotte l’autre jour sur une moto taxi  bien vieille, qui avait des trucs en métal qui dépassaient  du siège. Total, le beau pantalon «Aigle», est parti à la poubelle. Et comme on voyage léger, il fallait remplacer le dit pantalon.

Le lendemain nous avons pris un tour organisé avec guide pour aller au musée du seigneur de Sipan, et sur le site des découvertes.

Nous ne nous attarderons pas sur cette longue histoire passionnante. Juste quelques informations.

En 1987 (c’était  hier) des pilleurs de tombes sont arrêtés avec un butin d’or et de pierres semi précieuses. L’archéologue  Walter Alva est aussitôt prévenu et comprend vite  qu’il y a matière à chercher vers les pyramides de Sipan, déjà connues.

Les travaux commencent et évidemment ils vont de découvertes en découvertes. Il s’agit de la plus grande découverte archéologique depuis celle du Machu Picchu.

Les Moches  (Mochéééééé en espagnol) ont vécu  dans cette région du Pérou de l’an 100 à 700 après Jésus Christ.

Ils découvrent de nombreuses tombes dont celle appelée la tombe du « seigneur de Sipan ». Le seigneur  est enterré à 7mètres de profondeur avec 2 femmes, deux hommes, un chien, deux lamas, tous sacrifiés. Egalement de nombreuses céramiques et ornements d’or d’argent de bronze et de cuivre.

Un magnifique musée  « le museo tumbas reales » édifiée en 2006,  bourré de haute technologie.

Les objets sont magnifiquement  exposés et bien éclairés. On peut voir  les restes du seigneur de Sipan ainsi que d’innombrables objets de valeur inestimable.

Nous avons terminé la journée par le musée archéologique de L’ethnographe Allemand Enrique Brüning. Il réunit également de magnifiques pièces  de l’Amérique précolombienne.

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Kuelap, Les sarcophages Karjia, et les grottes de Criocta

Si nous avons fait tant de route ces derniers jours c’est essentiellement pour venir visiter la forteresse de Kuelap.  Et le jeu en a valu  la chandelle. Kuelap est une cité fortifiée située à 3000 mètres d’altitude. Construite  par les Chachapoyas  au 6ème siècle. Sa construction a demandé  3 fois plus de pierres que la grande pyramide de Keops !!!

Les Chachapoyas vivaient  sur cette terre bien avant les Incas. Et hélas c’est à cause d’eux et des conquistadors que  les Chachapoyas ont été décimés. La cité a disparu et la forêt a repoussé. Elle  a été découverte en 1843 par hasard, et depuis  les archéologues s’y intéressent beaucoup.  Kuelap est beaucoup plus ancienne que le Machu Pichhu.

Les constructions  sont immenses,  en pierre de calcaire. Les murs d’enceinte mesurent 20 mètres de haut.

Le seigneur et propriétaire  des lieux avait fait de son peuple  des esclaves afin de  construire cette forteresse. 400 maisons circulaires dont certaines encore en assez bon état. Ce site est absolument insolite et tellement incroyable du fait de sa situation géographique.

Jusqu’en Mars 2017, ce site était très difficile d’accès, car il fallait grimper pendant des  heures, parfois sous un soleil de plomb ou  sous une pluie battante  sur un sentier  mal balisé.

Depuis le 3 mars 2017, un magnifique téléphérique a été  construit par l’entreprise Française POMA, le leader dans  ce domaine.

Du coup maintenant il est beaucoup plus facile  d’aller visiter ce site d’exception. Il faut tout de même monter un sentier assez difficile. L’état Péruvien voudrait en faire un deuxième Machu Picchu.

Actuellement c’est 1 million de visiteurs pour le Machu Picchu et seulement 40 000 pour Kuelap. Nous avons certainement été chanceux de le visiter avant qu’il ne devienne trop touristique.

Le lendemain nous avons repris une excursion pour aller aux grottes de Criocta, certes elles sont belles mais rien à voir avec nos super belles grottes de Dordogne ou de tout le sud ouest de la France. Ce qui est amusant  c’est qu’on nous prête des bottes pour la visiter car franchement c’est plus que boueux et l’eau coule de partout. Les mesures de sécurité sont loin d’êtres celles  de l’Europe (sauf pour le téléphérique tout neuf de Kuelap, où les mesures de sécurité sont draconiennes).

Les stalactites et stalagmites sont belles mais peu nombreuses. Les péruviens s’extasient devant, nous sommes une fois de plus les seuls « blancs » dans cette excursion. On nous montre des os soit disant de l’époque Chachapoyas, ce dont on doute étant donné l’humidité régnante, les ossement devraient être  dissous  depuis longtemps……..

Avant de continuer notre balade nous avons pris notre repas dans un bled franchement moche, Luya, mais on y a mangé encore du Cuy, bien bon et bien grillé.

Puis nous avons repris la route, plutôt la piste, les paysages sont toujours aussi splendides. L’herbe de la pampa rose pousse partout, Nous arrivons aux falaises de Karajia.  Ce site n’a été découvert qu’en 1985 par un archéologue Péruvien et daterait des années 1460 /1470. C’est vraiment extraordinaire. Les Chachapoyas avaient le culte des morts, ils fabriquaient  des sarcophages en  boue et tiges de chaume et y inséraient le mort en position fœtale.

Les sarcophages sont perchés à 200 mètres du sol, alors comment faisaient ils pour les monter là ???????.  Ce rite était exclusivement réservé aux dignitaires. Pour y descendre, il faut être en forme et nous y sommes, 25 minutes  de  sentier très difficile, les enfants  louent des bâtons ou on peut louer un cheval. Françoise opte pour la canne. Enfin arrivés en bas, on se presse pour louer un cheval pour le retour et nous n’étions pas les seuls !!! Les sarcophages de Karajia ça se mérite.

En bas, les enfants  proposent de nous montrer où se trouvent certains  sarcophages, invisibles du bas de la falaise, alors on prête l’appareil et un gamin  nous fait de belles photos au téléobjectif contre quelques soles (monnaie péruvienne).

Cette région, au fin fond du Pérou est très pauvre et on suppose que la découverte de ces sarcophages a amélioré le quotidien des habitants. Les quelques touristes  qui viennent  là, leur permettent de gagner un peu plus d’argent.

(La location des chevaux, les bâtons de marche, les photos des sarcophages, les petites sculptures, les tricots fait mains).

Sinon, la culture c’est essentiellement la pomme de terre, il faut dire qu’au Pérou il y a…..mille espèces de patates, notre guide nous disait qu’il en avait déjà testé 50….). Le désastre c’est que les paysans traitent les champs, avec des produits phyto sanitaires, le pulvérisateur dans le dos et à pied dans le champ sans  aucune protection, évidemment les pieds de patates font un mètre de haut et les fleurs 3 cm de diamètres.

Kuelap

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