La côte Caraïbe suite

Notre semaine à Cahuita est calme et simple, nous louons des vélos pour aller de plage en plage, toutes aussi belles les unes que les autres.

Certaines sont les favorites des surfeurs pour leurs vagues, d’autres pour le snorkeling. Nous ne pourrons pas profiter des fonds marins ici, car actuellement la mer est mauvaise et les courants sont très forts, la semaine dernière un Tica s’est noyé, et pourtant il connaissait bien le coin.

Nous nous baignons bien entendu, mais ne nous éloignons pas.

Nous observons la nature et découvrons toujours des oiseaux, des singes ou des paresseux.

Aujourd’hui nous avons eu la tristesse de voir un paresseux électrocuté sur les fils électriques, il n’était pas tombé au sol. Les vautours se chargeront de manger sa carcasse dans très peu de temps, c’est la loi de la nature.

Nous rencontrons des gens avec les quels nous échangeons sur nos différents point de vue du Costa Rica. Les villages de Puerto Viejo et Manzanillo, sont un peu comme Cahuita, sympas, très branchés Jamaïque. La population est en majorité, issue de la Jamaïque, où ils sont venus s’installer au XIX ème siècle, le reggae diffuse dans tous les bars et restaurants. Les dreadlocks sont portées par de nombreux locaux, les tatouages sur les corps bien bronzés sont souvent extravagants.

Notre dernière journée sur la mer des caraïbes, a été TRES appréciée, sachant que demain nous repartons pour San José. Ce matin nous avons eu une belle pluie, mais à midi il faisait beau et nous avons pu prendre notre dernier bain de mer.

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La côte Caraïbe

Nous avons rendu la voiture à Alajuela à 18 heures, 2ème ville du pays, située à 20 kilomètres de la capitale.

Nous avions réservé une cabinas, juste en face du lieu de rendez vous avec le loueur de voitures.

La soirée a été consacrée à la visite du parque central, très animé en ce samedi soir, il y a un petit orchestre sur la place et des danseurs se dandinent au son du xylophone, et des maracas.

D’autres personnes s’amusent à nourrir les écureuils et les pigeons. Les jolis perroquets verts caquètent très fort avant d’aller se nicher au faîte des arbres. Les enfants jouent avec des ballons de baudruche ; l’ambiance est très bucolique, on se sent bien.

Demain matin nous prendrons le bus pour la côté caraïbe.

Il est 8 heures, la ville est calme, le bus est presque vide, nous arrivons à 8h 30 à San José, il faut juste prendre un taxi pour nous conduire à une autre gare de bus.

A 10H30 nous montons dans le bus qui nous emmènera à Cahuita, où nous avons réservé un bungalow pour une semaine, notre dernière semaine de vacances…………….dur dur

Le voyage se passe bien , à 14h30 nous étions à la gare routière de Cahuita, un taxi pour l’hôtel el colibri rouge, et nous étions installés dans le grand appartement , prévu pour 8 personnes, on a de la place !!!!!!!!!!

Quelques courses à la petite épicerie du coin, histoire d’avoir de quoi manger le soir et le lendemain matin.

L’hôtel a une piscine et un jacuzzi, un joli jardin où vivent de nombreux oiseaux, lézards et écureuils Nous entendons les singes hurleurs tous les matins et tous les soirs.

Cahuita est un village afro caribéen, qui a su conserver son ambiance détendue. Ici, ce sont des maisons très colorées, souvent sur pilotis

Nous visitons le petit parc national de Cahuita, 10 kilomètres carrés, très différent des autres car situé le long du littoral, un seul sentier, si bien qu’on ne peut pas se perdre, il est possible de se baigner dans les eaux turquoise qui longent le parc.

Nous y verrons encore des capucins, des singes hurleurs, un serpent, et selon un guide il y en a beaucoup, des coatis, des ratons laveurs, des oiseaux, bref, c’est le Costa Rica.

Nous avons fait la connaissance d’un couple de français, et eux ont encore une voiture, si bien que nous allons passer deux jours ensemble.

Sur les conseils du propriétaire de l’hôtel nous sommes allés voir un tica, dans sa propriété située sur une colline près de Cahuita.

Il s’agit d’Alban, il vit dans la forêt primaire avec sa femme, son fils, belle fille et deux petits enfants.

C’est un amoureux de son pays, il possède une petite forêt primaire, qu’il entretient avec amour. Il nous a emmenés à un point de vue formidable qui domine la canopée et le parc national, nous y voyons très bien la petite barrière de corail. Nous avons eu un cours de botanique extraordinaire, vu des oiseaux dont un très beau toucan, des grenouilles rouge très venimeuses, des empreintes fraîches de petit puma. Alban cultive la banane, et des légumes, élève quelques poulets et deux cochons. Sa famille vit presque en auto suffisance.

Il aime recevoir des gens chez lui afin de partager ce coin de paradis selon lui. On lui a offert beaucoup d’argent pour implanter des pylônes relais de téléphones il a décliné l’offre. Il tient plus que tout à garder ce site vierge de toute infrastructure.

Sa maison ; pourtant TRES modeste faite de planches et toit en tôle mériterait un p’tit rafraîchissement. Elle est ouverte à tous les vents, sans porte ni fenêtre.

Vous   l’aurez compris ces instants de partage seront un temps fort du voyage, comme quoi, un petit bonheur peut devenir le bonheur.

Dans la région de Cahuita, sont implantés deux refuges pour animaux blessés ou orphelins. Nous avons choisi de visiter le « Jaguar centro de rescate » de Puerto Viejo, initié par deux scientifiques, l’un est espagnol , l’autre Italien. Ils vivent grâce aux visites et au mécénat. Des volontaires   s’engagent à travailler dans ce refuge. Nous aurons eu la chance d’avoir pour guide, la charmante Tania , jeune étudiante Française, en stage ici pour 4 mois.

Ces animaux : singes, tamanoir, ocelot, puma, paresseux, daims, caïmans, pélicans, divers rapaces, serpents, seront dans la mesure du possible réintroduits dans la forêt.

Sinon, de quoi est faite la vie de touriste à Cahuita ? Eh bien farniente par exemple dans le hamac tendu entre un oranger et autre fruitier. Plage et tentative de snorkeling, mais le lieu ne s’y prête pas vraiment, les courants sont forts, et dangereux. Nous avons vus quelques jolis petits poissons, beaucoup d’oursins crayons, noirs, rouges, des petits coquillages.

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Le parc Tapenti, Le parc de Tortuguero

Le parc Tapenti

Notre voyage de 350 kilomètres en 7 heures s’est très bien passé. La route est presque toujours belle, sauf que de nombreuses fois, nous avons été arrêtés à cause de travaux sur la route.

Nous arrivons dans la magnifique vallée d’Orosi, réputée pour ses paysages montagneux, ses sources thermales, et son parc national sauvage, et surtout pour son café.

Nous séjournerons deux jours à Orosi, très mignonne petite ville de montagne, notre hôtel est au centre de la ville, dans une rue calme qui mène aux sources chaudes. La vue sur la forêt de nuages et la montagne est superbe.

La petite église coloniale construite en 1743 à résisté aux différents tremblements de terre. C’est la plus ancienne église coloniale encore en activité. Son petit couvent qui la jouxte, renferme un musée d’art religieux (fermé lorsque nous y étions).

Nous avons fait une belle randonnée dans le parc national Tapenti, peu visité, et pourtant présente bien des atouts. Il y pleut 8OOO millimètres par an, les arbres et les rochers sont tous très moussus. Il est irrigué par des centaines de rivières.

Il paraît qu’il y a de nombreux animaux dans ce parc, mais nous n’y verrons qu’un seul coati et 3ou 4 ….humains.

Nous repartons ce matin de bonne heure pour San José, nous déposons à l’hôtel que nous avons réservé pour les deux deniers jours au Costa Rica (snif, snif !!!) une valise dont nous n’avons pas l’utilité pour la future destination.

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 Le parc de Tortuguero

Si la vallée d’Orosi est très arrosée dans l’année, Tortuguero est semblable avec 6000 millimètres d’eau par an. Mais si à Orosi nous n’avons eu que du grand soleil, il n’en est pas de même ici.

Le parc représente 311 kilomètres carrés, terrain privilégié des tortues, d’où son nom. Tortuguero est situé aux confins du Parc national du même nom, accessible uniquement en avion au en bateau.

Un grand canal a été creusé en 1974 sur un axe Nord sud, pour réunir toute une série de lagunes et rivières tortueuses. C’est une merveille d’ingéniosité. La pêche y est interdite, et la faune et la flore y sont protégées.

Nous laissons la voiture au parking de la Pavana après avoir fait une bonne dizaine de kilomètres sur piste poussiéreuse. Nous prenons un bateau pour une heure de navigation sur des rios bordés d’arbres exotiques majestueux et sur l’immense canal. Nous y croiserons un caïman et de nombreux oiseaux aquatiques. Nous ne connaissons pas l’Amazonie mais il paraît que ça lui ressemble.

Le village de Tortuguero est très exotique, les petites maisons en bois, pour la plupart abritent une population afro caribéenne et l’ambiance est tout a fait conforme au lieu.

Le premier soir nous ferons le tour du village qui se trouve sur une langue de terre entre rivière et mer. La mer est agitée, mais on nous dit que c‘est toujours comme ça à cette période de l’année.

Les Tortues viennent pondre sur cette plage à partir de mars, mais juillet, août et septembre sont les plus fréquentés par les 4 espèces de tortues. Nous sommes en Février, donc pas de tortues, dommage pour nous.

En 2014, les scientifiques ont évalué à 2 millions d’œufs pondus par 600 tortues sur la plage de 7 kilomètres.

Nous avons pris des informations afin de faire un tour dans le parc national qui se compose en une partie aquatique et une autre terrestre. Nous partirons donc demain matin à 6heures avec un guide.

Il est 6 heures, il pleut des cordes, le guide arrive et nous dit que si nous le souhaitons, on peut reculer le départ à 8h30, la pluie aura peut être cessé. Nous repartons à la cabinas, et à 8h30, il pleut toujours mais décidons de partir quand même.

Nous avons laissé nos Kways à l’hôtel de San José, c’es vraiment malin !!! Alors nous avons acheté des sacs poubelles de 120 litres qui nous ont servis de ponchos, assez efficaces.

Notre canoë, est à moteur électrique, afin de ne pas gêner les animaux. C’est vraiment agréable de naviguer, sur cette rivière bordée d’innombrables arbres. Le guide nous apprend qu’il y a plus de 2500 espèces de plantes et arbres dans le parc.

Notre canoë navigue donc dans les méandres de ces rivières, nous y verrons des caïmans, plusieurs sortes de hérons dont le héron tigre, des aigrettes, des basilics, des iguanes, des singes capucins et entendus des singes hurleurs.

Il a été recensé plus de 300 espèces d’oiseaux dans le parc, mais la jungle est tellement dense qu’ils se cachent et nous observent sans qu’on puisse les voir.

Nous n’aurons aucune photo de ce tour, car nous ne voulions pas endommager nos appareils photos.

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