COPAN

Tôt ce matin, 7 heures, nous prenons un « chicken bus » (bus local) pour aller à Copan. Nous sommes comme d’habitude les seuls touristes à bord.

Il s’arrête toutes les 10 minutes pour faire monter ou descendre des passagers.

IMG_6012 (Large)Enfin à 9 heures 30 nous voici à la frontière du Honduras. Oh, les formalités ne sont pas difficiles à faire, nous sommes les seuls au guichet de l’immigration.

Nous reprenons un bus Hondurien pour repartir vers la petite ville de Copan.

Très mignonne, située dans une région doucement vallonnée, avec ses jolies rues pavées, elle est le point de passage de tous ceux qui vont visiter les ruines de Copan.

Après un bon kilomètre à pied à la sortie du bourg, nous entrons sur le site de COPAN.

Excentré par rapport aux autres sites majeurs, Copan se situe à l’extrême sud du monde Maya.

IMG_6025 (Large)Nous sommes très étonnés de voir tant de militaires armés tout au long de la route et sur le site archéologique. En fait nous apprendrons par le journal, que le secrétaire d’état aux Nations Unies Ban Ki Moon et le président de la république du Honduras y étaient en même temps que nous, sauf qu’eux ont eu droit à un survol du site en hélicoptère….et snif, pas nous.

Ici pas de pyramides immenses, mais un ensemble de 16 temples et structures à taille humaine où les stèles et les sculptures sont d’une grande finesse. C’est l’un des sites les plus étudiés par les archéologues.

Les Mayas, grands observateurs du ciel et des étoiles firent de Copan un site de premier ordre sur le plan scientifique. Nous sommes entre 628 et 695 de notre ère !!!

P1020859 (Large)A l’entée du site, de magnifiques perroquets multicolores ont élus domicile, là.

On les retrouve gravés sur les murs de la cité. Le cacao était la boisson de prédilection des rois, et ses graines servaient également de monnaie d’échange. Quelques cacaoyers sont plantés dans le parc.

Après cette visite, très enrichissante, nous avons repris notre route vers le bourg et mangé dans un super petit restaurant.

20150115_065923 (Large)Là aussi, au Honduras, le quotidien national avait fait un article sur les événements tragiques que la France venait de connaître.

Puis de nouveau bus pour la frontière Hondurienne/ Guatémaltèque et retour tranquille à Chiquimula où le marché bat encore le plein.

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Linvingston

Notre voyage continue, nous nous dirigeons maintenant vers Livingston qui sera notre prochaine destination.

Le bus confortable mais TRES vieux nous emmènera en 3 heures environ à Rio Dulce. Cette ville sans grande importance se situe sur le fleuve du même nom. Rio Dulce est en fait le point de jonction entre le sud du Pays et le Peten. C’est avec Porto Barrios sur le littoral, l’un des deux points de départs des lanchas. Ces grosses barques à moteur, en fibre de verre sont l’unique moyen de transport pour aller à Livingston. Il n’y a pas de route et ses habitants n’en veulent pas.

Le Rio Dulce est un fleuve majestueux qui coule langoureusement à travers la forêt tropicale depuis le lac Izabal. A quelques kilomètres de là il s’étrangle pour former un magnifique canyon peuplé d’oiseux exotiques avant de s’ouvrir sur l’océan. La navigation entre Rio Dulce et Livingston est très agréable.

Livingston est une ville « à part » du Guatemala. Ici vivent Les Garifuna, ethnie noire descendant des esclaves introduits par les espagnols et les anglais dans les caraïbes.

P1020812 (Large)Nous avons mangé dans un restaurant typiquement garifuna, dont la spécialité est le tapado, sorte de bouillabaisse locale, un vrai délice.

Nous ne logerons donc pas a Livingston, car franchement ça n’est pas agréable, la plage y est très sale et peu engageante. Il n’y a rien de spécial à faire si ce n’est que s’imprégner de l’ambiance très caribéenne. Les femmes portent le même genre de vêtements que « les nounous » noires du Mississippi à une certaine époque où la loi raciale était encore en vigueur. Bien qu’aujourd’hui ???????????

IMG_5974 (Large)Nous avons donc trouvé un super hôtel en pleine jungle, au bord du fleuve, le Finca Tatin. Notre bungalow baigne littéralement dans la végétation, un vrai paradis, mais qui dit jungle, dit chaleur et humidité, et cette dernière est assez étouffante. En tout cas c’est une expérience intéressante.

Paradoxalement, nous sommes très étonnés de ne pas voir d’insectes indésirables dans notre bungalow. Ils chantent le soir, mais dehors !!

IMG_5999 (Large)P1020781 (Large)La vie s’écoule doucement ici, nous avons pris un kayak afin de découvrir le coin. On y voit les femmes lavant leur linge dans l’eau du fleuve, avec leurs ribambelles d’enfants nus autour d’elles, car leurs vêtements sont … au lavage. D’autres personnes y font leur toilette. Quelques petits commerces sont installés là, avec fruits et légumes.

Les pécheurs dans une barque taillée dans un seul tronc d’arbre, pêchent avec un fil tenu dans la main et un hameçon au bout de la ligne, et ……….le poisson se fait prendre souvent. P1020805 (Large)D’ailleurs à voir le nombre de pélicans, aigrettes, grues et cormorans sur les berges et en vol juste au ras de l’eau on se dit que le fleuve doit être très poissonneux.

Nous sommes ravis de rencontrer les Guatémaltèques, ce sont des gens absolument très chaleureux. Apres trois nuits au Finca Tatin, ce soir nous sommes à Chiquimula, une ville intermédiaire entre Livingston et Copan au Honduras, où nous irons demain. Nous dormons donc ici, dans cette petite ville pas touristique pour un sou. Notre petit hôtel est évidemment rempli de Guatémaltèques qui nous saluent à chaque passage sur le palier où nous sommes en train de rédiger ce billet.

Pour l’instant nous n’avons pas du tout la sensation d’insécurité, bien qu’on nous ait dit beaucoup d’horreurs sur le pays. Certes de temps en temps on voit des gens avec le colt à la ceinture ou des gardes avec la mitraillette devant les magasins, mais ça ne nous émeut pas plus que ça.

Le drame qui vient de toucher la France et qui a fait d’ailleurs la Une des journaux Guatémaltèques, doit bien avoir de forts retentissements dans la vie de chacun en France.
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Direction le Guatemala

A sept heures ce matin nous étions sur le ponton de Caye Caulker afin d’embarquer pour Belize City, la capitale.

A huit heures nous étions déjà arrivés, nous savions qu’il y avait une banque tout près d’ici, alors, traînant nos bons sacs à roulettes et portant nos «  petits » sacs à dos, nous sommes allés faire du change.

Nous avons converti des euros et des dollars Béliziens en Dollars US, et gardé pile poil ce qu’il nous fallait pour assurer le transfert en bus jusqu’à la frontière guatémaltèque.

Il fallait bien calculer car à El Remate on savait qu’on ne pourrait pas retirer de l’argent car il n’y a ni banques ni distributeurs de billets.

Après ça, nous avons pris un taxi, énorme VIEILLE bagnole américaine type limousine, pour nous emmener au terminal de bus. Tellement vieille que le chauffeur de taxi n’a pas voulu qu’on touche les poignées des portières, de peur qu’elles nous restent dans les mains.

Dans le coffre on y aurait mis une vache, tellement il est grand.

Du peu que nous avons vu de Belize City, c’est franchement moche et sale.

Les maisons sont en bois sur pilotis pour la plupart, mais tout ça est brinquebalant, seuls les banques sont belles !!!!

Il est dit que la sécurité n’est pas au top dans cette ville, surtout la nuit.

Arrivés au terminal, nous avons eu notre bus pour la frontière Belizienne/guatemaltèque.

IMG_5844 (Large)Nous avons terminés les dernier kilomètres en partageant un taxi avec un dindon

Là aucun souci, ni à la douane Bélizienne, ni Guatémaltèque. Pourtant on savait que parfois les douaniers Guatémaltèques demandaient une taxe d’entrée (ILLEGALE) qui finit dans leurs poches mais là tip top en 30 minutes tout fut réglé.

Ensuite nous avons rechangé nos dollars US en Quetzals (monnaie guatémaltèque), puis négocié le prix d’un taxi pour El Remate.

1 heure plus tard nous étions à l’hôtel «  las gardénias » d’El Remate.

Bof, la chambre n’est pas terrible, mais pas chère non plus, on a l’eau chaude quand même, en revanche le petit jardin devant est très mignon, et de la salle de restaurant on profite de la vue sur le très beau lac Peten Iza.

P1020703 (Large)El Remate est un tout petit village en pleine nature, à 35 kilomètres de Tikal, les maisons sont éparpillées tout autour du lac. Les gens sont gentils, et nous saluent tous.

Ce matin à 8h30 nous partons découvrir le biotope Cerro Cahui de El Remate. Nous sommes seuls, tout est calme, le parcours est bien balisé. Nous y avons fait une belle randonnée de 3 heures environ.

La température est déjà élevée, l’air est humide, mais nous progressons bien à travers cette jungle. Elle est habitée par de nombreux animaux, mais hélas nous n’y verrons que de beaux oiseaux rouges, à défaut de voir, des singes hurleurs, des agoutis, des coatis, des chevreuils, des jaguars ou des serpents, qui peuplent la jungle.

Comme nous disait le patron d’un restaurant, « si vous n’avez pas vu d’animaux, eux vous ont vu et vous ont évité ».

Tikal

P1020735 (Large)Tikal, le plus grand site Maya d’Amérique centrale avec El Mirador au nord du Guatemala.

Les mayas choisirent de s’installer à Tikal pour des raisons commerciales mais également guerrières. Les premiers mayas arrivèrent sur le site au VII ème siècle avant notre ère.

Et c’est seulement 250 à 900 ans après JC que la cité prend toute son ampleur.

Puis vers 900 que le déclin Maya commence.

Les mayas laissent donc un patrimoine exceptionnel, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979 ;

En 1877 ? Un Suisse débarque à Tikal et démonte les linteaux en bois de certains temples et les remporte à Bâle. Quelques années plus tard un Anglais dresse la première carte de Tikal et réalise des photos des pyramides.

Ce n’est qu’en 1956, que les travaux d’études et de restauration commencent et ce jusqu’au milieu des années 1980.

Ce qui est actuellement restauré ne représentent qu’une infime partie du centre cérémoniel, les autres structures sont encore enfouies dans la végétation.

Les ruines représentent 16Km2 au milieu d’un parc de 576 km2.

Après l’abandon du site, la nature a repris ses droits, véritable refuge pour de nombreux oiseaux dont on entend en permanence le gazouillement ou le croassement du toucan dont il en existe 3 sortes ici, c’est l’oiseau national du Bélize. Au Guatemala l’oiseau national est le quetzal, hélas quasiment disparu à cause de sa chasse pour ses plumes merveilleuses. Il a donné son nom à la monnaie guatémaltèque.

Des jaguars, des coatis, des dindons, des serpents, et des singes hurleurs peuplent la jungle. Ces derniers poussent de tels cris qu’on les entend de très loin et favorisent l’aspect mystérieux du site.

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