Author Archives: Alain et Françoise

Varanassi 2eme jour

Dès 6H30 nous étions dans un rickshaw pour les Ghats de Vanarassi. Le brouillard est important, notre taxi driver est assez prudent, c’est très rare dans cette profession.

L’arrivée sur le 1er ghat nous a laissé sans voix.  Pourtant ……………… je me pince, c’est bien réel. De nombreux   pèlerins arrivent pour faire leur « puja » (sorte de prière, d’invocation silencieuse),  descendent les hautes marches, se déshabillent et plongent dans le Gange , dont la température doit avoisine les 8 °. Ils font de nombreuses ablutions, et sortent, c’est absolument inouï.

DCF 1.0Puis, nous continuons, notre  promenade et trouvons les lavandiers, qui lavent leurs saris, des draps ou je ne sais quels linge, ils sont les pieds dans l’eau torse nus et frappe le linge avec d’énormes bâtons sur des pierres prévues à cet effet.

Plus loin ce sont les « Sadhus » ( hommes sains pour les hindous)

Pendant ce temps des enfants  tentent de vendre quelques vielles cartes postales, ou s’ils n’ont rien à vendre, demandent quelques roupies pour manger.

Au ghats des crémations, les cérémonies ont déjà commencé, nous surprenons un chien, parmi tant d’autres en train de manger des restes humains. Nous n’avons pas encore pris notre petit déjeuner, mais, là à l’instant je n’ai pas faim du tout.

Lors de notre  déambulation, nous avons été interpellés par le couple de Français que  nous avions rencontré la veille dans un restaurant. Ils nous ont permis de nous déconnecter de  la réalité en nous proposants d’aller petit déjeuner avec eux dans un  petit  restaurant typique  de chez typique. Là, allongés sur des nattes nous avons pu échanger nos émotions, et nos différents parcours de routards.

Puis, ensemble nous avons décidé de prendre un  rickshaw pour aller à Sarnath, lieu ou le Bouddha a prêché son 1er discours.

La course en Rickshaw a duré  une demi-heure mais, ce fut une fois de plus l’occasion de penser que je ne reverrais jamais ma Touraine. Pour ceux qui connaissent les autos tamponneuses dans les fêtes foraines, eh bien c’est un peu la même chose. Vous prenez un rickshaw, des dizaines d’autres  devant et derrière, des voitures, des cyclo pousse, des tracteurs, des scooters, des chèvres , des vaches et des chiens, et bien évidemment des humains qui prennent  un risque  extrême  à essayer de traverser la rue. Vous mettez tout ça en mouvement et le tour est joué.  Chaque « pilote » roule le plus vite possible et tente d’éviter l’autre véhicule en freinant juste avant le clash. Ah, j’oubliais le bruit, chacun a le doigt en permanence sur le klaxon, ca vous donne le ton. Bref, il est impossible de parler à son voisin dans le richaw tant le bruit est important. Nous avons vu notre premier accident de la circulation cet après midi. Piéton contre scooter.

Varanassi 1er jour

Varanassi (Bénares) 1 200 000 habitants

L’autre jour nous avons rencontré des français à Agra qui nous disaient que Vanarassi était une ville inouïe, mais je ne sais pas si ce qualificatif est suffisant, il faut vraiment vivre ici pour croire ce que l’on voit, je me frotte les yeux …………

C’est une vile surpeuplée. C’est sur les ghâts (escaliers qui conduisent au Gange)   que l’on prend toute la mesure de la spiritualité Hindoue. On y vit et beaucoup, mais on y  vient aussi pour  sa crémation (il y en a 200 par jour.Je suis bouleversée par ce que j’ai vu  aujourd’hui, peut être bien une dizaine de crémations simultanées, réalisées dans une cacophonie innommable, les enfants, les hommes, les femmes, les chèvres, les vaches, les chiens sont là, au bord du Gange. Les uns jouent, les autres font des incantations, cassent et pèsent le bois pour le bucher, d’autres plongent les corps dans le Gange avant de le poser sur le bucher, d’autres encore emportent les derniers morceaux de corps non calcinés dans le Gange. Pendant ce temps les hommes et les femmes, qui n’ont pas ce jour là de funérailles dans leur famille, parlent, tricotent, rient.

Lors de notre promenade, nous avons du faire de la place pour laisser passer un convoi  mortuaire dans  les très étroites rues de la vieille ville. Le corps est enveloppé dans un linceul blanc, recouvert de rubans  très colorés orange blanc jaune. Selon la richesse de la famille du défunt, le corps est plus ou moins décoré. Il est porté par 4 jeunes hommes hors caste  qui récitent de psaumes sur une civière faite de bâtons de bambou.

Si la famille est riche elle peut acheter du bois de santal pour la crémation (il faut  250 kg de bois pour une crémation) ou bien du bois ordinaire, mais si la famille n’a pas d’argent, le corps est « offert » au Gange, et il part à la dérive. La nature fera le reste.

Cette ville surpeuplée, grouille par ailleurs de vitalité, nous avons pu croiser à deux reprises un cortège lors d’une cérémonie religieuse. Une divinité dont je ne connais pas le nom, même si un Indien a tenté de m’expliquer ce que signifiait cette procession. Nous avons beaucoup ri en voyant et surtout en entendant la dite musique dont les décibels  n’avaient  rien à envier à un airbus qui décolle (je n’exagère pas). Et cette musique était réalisée grâce à un  groupe électrogène trainé  sur un chariot sans âge par de nombreux jeunes garçons. Au passage de ce cortège, les gens se signaient.

Vanarassi n’est qu’un paradoxe, dans les rues se côtoient quelques personnes richissimes et de pauvres hères sans maison, ni nourriture. Les enfants abandonnés sont nombreux, nous en avons croisés qui ne devaient pas avoir plus de 3 ans. Dur, dur pour le cœur……………

Trajet de Khajuraho – Varanassi

Une journée de train

Eh oui, s’il est facile de se déplacer en Inde, (Le réseau ferroviaire est en bon état, le confort est selon la classe que l’on choisi, et il y en 8. Cela va de la classe très chic, avec repas servi à bord au fourgon à « bestiaux », et ceux là sont les plus nombreux ! Nous avons choisi la classe intermédiaire, sauf pour notre train de nuit qui nous conduira à Darjeeling, soit 9 heures de train, nous avons choisi la 1ère classe. Il faut dire que les trains roulent en moyenne  à …………… 50 km /heure. Ainsi s’il est facile de prendre le train, il en est tout autrement d’avoir  les bonnes informations au bon moment. En effet  à 7h30 ce matin nous nous dirigeons vers la gare routière, afin de prendre le bus pour Satna. On nous apprend que le bus avait eu un accident (un de plus, il faut se rappeler celui de train entre Dehli et Agra).

Nous utilisons un rickshaw, pour nous conduire à Bamita, où, un  autre bus devait passer. Au bout d’une heure d’attente, et ne voyant rien venir, nous étions tout de même un peu inquiets à cause de notre correspondance pour Varanassi. Et comme par magie un taxi passait par là…………. Le chauffeur nous a proposé de nous emmener à Satna, et nous n’avons pas refusé. C’est dans un petite TATA que nous sommes partis. Plusieurs fois j’ai cru mourir, tellement il conduisait vite, mais quand je lui demandais d’aller plus doucement, il me répondait qu’il était «  good driver ». Une fois tout de même il a du se faire peur dans un virage, si bien qu’après il a ralenti. Comme sur toutes les routes, le trafic est important, il fallait  éviter chiens, vaches, etc. et cette fois trois énormes éléphants.

C’est  sain et saufs que nous sommes arrivés à Satna (la ville du ciment),  pas du tout touristique, donc, nous étions vraiment les étrangers. Les gens nous regardaient avec curiosité, c’était assez comique.

Notre train pour Varanassi était à l’heure, Ouf !!! mais à l’arrivée 6 heures de retard !!!!

Dans le train, les gens mangent, dorment, se promènent. Le personnel de l’IRCTC (la SNCF Indienne) passe sans arrêt proposer à boire et à manger. Il faut dire que Satna /Varanassi c’est 300km en 7 heures, Ah ! on a le temps de  faire la conversation, sauf que le Hindi, nous on ne connaît pas alors on parle avec les mains ; de regarder le paysage. Ce sont des plaines cultivées, on y voit beaucoup de colza, et quelques rizières. Nous avons traversé une réserve naturelle, plantée de beaux teks, les singes  langurs (à face noire et longue queue) passent devant la voiture sans se soucier du danger !!!!!!!