Cali

La  route  panaméricaine qui nous amène à Cali est bonne, la circulation n’est pas importante, et du coup nous mettons environ 3 heures pour arriver à bon port.

Cali est une mégalopole de 2,4 millions d’habitants, sans charme particulier. Le fleuve Cauca  la traverse et une promenade sur les berges a été aménagée, mais rien de folichon.

L’église de la Merced est assez jolie ainsi que l’église de la Ermita. Le musée de l’or que nous avons boudé, car après avoir visité celui de Bogota, il nous aurait certainement paru fade.

En revanche Cali est la capitale de la Salsa, et tous les jeudis, la ville s’enflamme avec les cours et les démonstrations de salsa et danses Andines.

Super chance, nous sommes à Cali ce jeudi soir. Nous avons donc pu profiter de la fête. Notre hôtel est justement tout près du théâtre de plein air. Nous avons donc découvert que les habitants de  Cali aimaient danser. C’est sur des airs endiablés que jeunes et beaucoup moins jeunes dansaient   jusque tard dans la nuit.

Nous ne garderons pas un souvenir impérissable de cette grande ville

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Popayan

De  San Agustin à Popayan, environ 130 kilomètres, sauf qu’il faut compter 5 heures. La route est asphaltée sur la moitié du trajet, le reste étant de la piste avec des nids de poules énoooormes.

Aux deux tiers du voyage nous avons fait une halte   dans un petit restaurant de montagne, ce qui nous a permis de reprendre « nos esprits ».

Nous étions bien heureux d’arriver à Popayan. Un taxi et hop dans notre studio de 40 mètres carrés en pleine ville, nous sommes super bien installés pour trois nuit ici.

Popayan, fondée en 1537,  est nommée la ville blanche, elle est effectivement bien nommée.

Et pourquoi est-elle blanche ?? Eh bien  parce que  les maisons ont été en effet recouvertes de chaux pour éradiquer une maladie transmise par une puce appelée « niquia », les habitants s’étant aperçus que la chaux était particulièrement efficace pour lutter contre cette maladie. Depuis, la maladie a disparu mais la tradition est restée !

Popayan possède effectivement un très beau centre ville. Les rues sont bordées de belles maisons… blanches aux ouvertures peintes en rouge, vert… et protégées par des grilles en fer forgé, c’est très plaisant.

En revanche cette ville de 300 000 habitants est très polluée par le trafic  routier. D’ailleurs on se demande comment les façades des maisons résistent à la pollution et restent blanches. Nous supposons qu’elles sont souvent repeintes.

Popayan est un haut lieu religieux depuis 450 ans. Chaque année pendant la semaine  sainte  des processions  se déroulent dans les rues. Nous avons pu visiter le musée dédié à ces processions.

En Mars 1983, alors que la grande procession  du jeudi saint était prête à partir, un violent séisme  ébranla Popayan, faisant environ 4OO morts, et détruisit entre autres bâtiments, la coupole de la cathédrale. Le Vatican avait « mis la main à la poche » afin de la  faire reconstruire.

Nous sommes allés d’une église à l’autre, car à Popayan  le dicton dit qu’il  y a presque autant d’églises que d’habitants, c’est un peu exagéré. (Templo de San José, Templo de San Agustin, Templo de Santo Domingo, Cathédrale Nuestra Senora de la Asuncion, Templo de San Francisco, Iglesia de Belen…)

Popayan a beaucoup de charme et est  très vivante, les universités y sont nombreuses, ce qui génère une forte population étudiante.

Si Popayan a beaucoup d’attrait, une autre raison de venir dans cette région est la petite ville de Silvia, à 50 kilomètres de Popayan.

Elle est le cœur des Indigénas Guambianos. Ils vivent dans des villages aux alentours mais tous les mardis ils viennent vendre leurs produits, fruits, légumes, sucre de mélasse, et leur artisanat. Ce sont de très bons tisserands. Les hommes  portent une jupe bleue à liseré rose et un  trilby (genre de chapeau melon), et ont uns sac en crochet en bandoulière. Les femmes ont une jupe large bleue, une petite cape bleue et de gros colliers de perles. Elles ont deux types de chapeaux, soit le trilby, soit une espèce de galette (genre galette des rois). Elles filent la laine tout en marchant ou en attendant le client sur le marché

Les femmes et les hommes sont chaussés du même style de chaussures, des bottillons à lacets pour la plupart.

Nous avons remarqué que dans cette ethnie, les jeunes mamans étaient nombreuses.

Existe-t-il un planning familial pour les indigénas ??

Ils voyagent  en Chiva, gros bus  hyper coloré, pas de siège mais des bancs et pas de fenêtres, air conditionné naturel.   

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San Agustin

Pas moins de 3 bus  pour arriver à San Agustin dans la région du Huila

Mais  San Agustin ça se mérite.

Il est environs 15 heures quand nous arrivons, un taxi nous emmène à l’hôtel «  La casa de François ». Un magnifique hôtel  tenu par un Français. Perché sur les hauts de San Agustin, il a l’avantage de dominer la ville, mais qui dit haut perché, dit côte hyper raide.

Le jardin est magnifique et notre bungalow domine donc la ville et le jardin, c’est vraiment chouette.

Nous avons une cuisine à notre disposition et du coup nous redescendons  tout de suite en ville afin d’y faire des courses. Nous dinerons et petit déjeunerons « chez nous ». Cela nous changera des restaurants.

La météo est très agréable, 30°, on apprécie.

San Agustin est connu pour ses sites archéologiques hors du commun. Le site archéologique de San Agustin a été déclaré Patrimoine Mondial de l’Humanité en 1995 par l’UNESCO.

SAN AGUSTIN ET SES CURIEUSES STATUES MONOLITHIQUES

San Agustin est un « village » du sud de la Colombie dans le département du Huila. Oui, j’ai mis des guillemets parce qu’on n’a pas les mêmes notions de village qu’en Europe. San Agustin compte quand même plus de 30 000 habitants. Le village est perché à 1730 mètres d’altitude, non loin du Parc National Puracé, où nait le Rio Magdalena, le plus long fleuve de Colombie.

Le premier jour, dès l’arrivée dans le parc archéologique, nous avons pris un guide francophone afin d’avoir le plus d’informations  possibles, et avons acheté un passeport pour deux jours de visite

La particularité des alentours de San Agustin, c’est qu’ils sont jonchés de statues anthropomorphes.

Tous les environs n’ont pas encore été fouillés, mais plus de 600 statues ont déjà été trouvées ! Selon notre guide, 90% des tombeaux n’ont pas été explorés. Ces statues représentent souvent des êtres aux allures humaines, mais parfois avec des caractéristiques animales comme des becs d’oiseaux ou des canines acérées. Certaines de ces statues étaient simplement posées à la verticale sans que l’on puisse savoir pourquoi, d’autres étaient érigées en groupes et formaient  des tombes. D’ailleurs, dans certains sites, des restes de sarcophages ont été retrouvés entourés de monolithes sculptés. Certaines statues  étaient enterrées à plus de 7 mètres dans le sol et recouvertes de terre pour former un monticule.

Mais alors en quoi c’est mystérieux ?  Il y a 5000 ans  deux cultures  s’épanouissaient  dans les vallées voisines du rio Magdalena et du Cauca séparées par d’infranchissables sommets. Leurs grands axes de communication prenaient chacune  leur source à quelques jours de marche : c’est par ici près de San Agustin que ces deux peuplades se retrouvaient pour commercer et  rendre un culte et enterrer leurs morts.

2ème jour, les environs de San Agustin à la rencontre des statues et des tombeaux.

Nous prenons une  excursion pour la journée et partons vers d’autres sites majeurs où nous pouvons admirer des mégalithes et des tombes. Une végétation abondante, des montagnes, des piaillements d’oiseaux, des maisons toutes mignonnes en périphéries du village décorées de mille et un pots de fleurs, des champs de café  et de canne à sucre, sur des pentes incroyables, notre pensée va vers les agriculteurs qui cultivent ces terres.

Le verdoyant canyon du Rio Magdalena qui prend sa source dans cette région  est le plus long fleuve de Colombie, 1520 kilomètres. Il  offre des vues magnifiques et de nombreuses cascades se succèdent sur les flancs de la montagne.

La plus impressionnantes est la salto de Bordonnes, elle mesure 470 mètres. El strecho aussi est impressionnant, il s’agit d’une  gorge  ou le fleuve se réduit à  2, 50 mètres de large mais la profondeur de l’eau est de 28 mètres. Enfin, nous sommes allés visiter  le site de l’alto de las piedras, où de nombreuses sépultures qui conservent des traces de leurs pigments rouges, noirs et jaunes d’origine.

Demain nous prendrons  la route pour Popayan dans la région du Cauca  

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