Retour à La Paz

Nous repartons assez tôt ce matin, 8H30, pour La Paz, qui sera notre dernière étape avant de reprendre l’avion pour Guanajuato.

Nous reprenons le même hôtel qu’à l’arrivée, car nous en étions TRES satisfaits.

Avant de partir pour notre périple plus au Nord, nous avions réservé deux nuits. Après avoir vu tout ce que l’on voulait, il nous restait deux jours à boucler. Du coup, on a débarqué deux jours plus tôt à l’hôtel, en espérant avoir une chambre pour 4 nuits au lieu de deux.

L’accueil fut tout aussi sympa qu’au premier jour, et nous sommes à La Paz pour 4 jours.

Tellement contents que tout se déroule si bien, on débarque notre bazar dans la chambre et on file déjeuner au resto. On fait des courses pour les 4 jours ici, nous avons une super chambre avec Kitchenette.

On rapporte tout ça à la chambre et hop on repart pour le Malecon (front de mer) afin d’y réserver une sortie snorkeling. Ah oui, ici on va pouvoir nager avec les requins baleines et les otaries.

Sauf que…………………………., tout ne s’est pas passé comme on voulait.

Alain est pourtant excellent conducteur, mais là il y a eu un gros couac.

En voulant tourner à gauche, il s’est rabattu sur la voie du milieu, pensant être dans une voie à double sens (pour l’anecdote, les rues au Mexique, ne sont pas franchement matérialisées), en tournant il a heurté un véhicule qui doublait sur sa gauche, car la voie était à sens unique.

Le conducteur de l’autre voiture sort tranquille pour constater les dégâts.

Pour lui, la porte arrière droite est enfoncée et nous le coin de l’aile avant gauche enfoncée.

Et voilà, il fallait maintenait s’expliquer. Notre espagnol étant nul, notre anglais pas fameux. L’autre conducteur a téléphoné à l’agence de location, qui nous a dit de l’attendre. Lorsqu’il est arrivé, une demi-heure plus tard, il a téléphoné à l’assureur pour qu’il vienne faire le constat. Il est arrivé, trois quarts d’heure plus tard.

L’autre conducteur était toujours là, et calme. Toujours près de nous, nous disant que ça n’était pas grave, car ça n’était que de la tôle et que nous, nous n’étions pas blessés.

Il est même allé acheter de l’eau et nous a offert à chacun une bouteille. Est-ce qu’en France, la victime serait aussi courtoise ?????

En conclusion, il a fallu deux heures pour faire un constat à l’amiable, certes, très long, mais sans animosité.

Vous pensez bien que pour le Malecon c’était fichu, nous sommes rentrés à l’hôtel, et remettrons à demain la réservation.

Alors ce matin nous sommes allés sur le Malecon afin de réserver notre tour sur l’île d’Espiritu Santo. Nous irons demain. On vous racontera plus tard ce qu’on y a fait et vu.

Notre journée a été consacrée à la plage, ou plutôt aux plages car nous en avons testé deux.

L’une, est très drôle car elle est dans une petite baie bien à l’abri, et il n’y a que très peu d’eau, du coup on peut traverser toute la baie à marée haute avec de l’eau aux mollets, et à marée basse il n’y a plus d’eau.

La deuxième plage est immense, face à l’île Espiritu santo, c’est là que nous avons déjeuné, « les pieds dans l’eau ».

Dimanche matin, 10h30 nous embarquons pour une journée en mer. Nous allons passer la journée autour sur l’île d’Espiritu Santo, classée au patrimoine de L’UNESCO.

Après une bonne heure de navigation nous arrivons dans un sanctuaire d’otaries, selon le guide il y en aurait 700 sur cette île.

Le bateau nous arrête là, « on chausse la combine Néoprène car l’eau n’est pas très chaude, environ (22/23°) On met les palmes, le masque et le tuba et plouf, dans l’eau. Les premières minutes, sont un peu décevantes car on ne voit rien, pas une otarie, mais lorsqu’on s’avance vers les rochers, le ballet commence. Alors les beaux poissons bleus, jaunes et bleu, etc… et les otaries qui évidemment se régalent de cette nourriture bien fraîche, à portée de nageoires. Elles jouent au dessous de nous, un vrai spectacle inédit pour nous. Quand on relève la tête on les voit, elles aussi la tête hors de l’eau, et quand on regarde les rochers, alors là c’est top,il y en a des dizaines à se faire dorer au soleil. Elles prennent des poses assez cocasses, c’est très rigolo. Leurs grognements sont sans discontinuer. Jamais nous n’avions vu d’otaries de si près, sauf au zoo, mais derrière des vitres de piscine.

Après un long moment avec elle nous regagnons le bateau. Direction, une plage de sable blanc pour le repas.

Cette île a quelque chose de magique, les couleurs ocre de la roche souvent découpée comme de la dentelle, le bleu intense de la mer et les quelques plages de sable blanc, insérées dans de petites baies sont gardés par les cactus cardones vert qui dominent le tout. Espiritu santo est inhabitée, seuls les oiseaux et des otaries en sont les habitants. Certains rochers sont d’ailleurs recouverts de guano. Une excellente journée, que nous garderons longtemps en mémoire.

Lundi matin, on retourne chez la dame qui nous a vendu le tour d’hier. On achète donc un tour pour les requins baleines.

A 10 heures, on monte dan le bateau et naviguons une demi heure environ, quand le guide se lève et observe s’il y a des requins dans le coin, et oui il y en a.

Le règlement est strict. Nous sommes 10 dans le bateau, mais nous sortirons que par groupe de 5.

Il est interdit de photographier les requins avec le flash, interdit de les toucher, sauf si c’est le requin qui vous touche. Il est interdit de s’éloigner du bateau de plus de 30 mètres. Cet endroit de la mer de Cortes est un sanctuaire pour ces poissons, hélas ça n’est pas le cas pour tous les pays, car ils sont pêchés pour leur ailerons qui soit disant ont des vertus extraordinaires. Au Mexique ils sont protégés.

Quand ce fut notre tour de plonger, Françoise avait un peu la trouille, mais voyant les 4 autres sauter du bateau, elle n’a plus hésité.

Et là ça devient un vrai bonheur, le guide est formidable, il nous emmène au plus près du requin qui nage très lentement 4 à 5 Km/h. Françoise nage au dessus de lui, et Alain a la chance d’être touché par l’aileron arrière. Il explique que la peau est douce comme du caoutchouc.

Nous avons pu voir la gueule énorme d’un requin qui était en train de se nourrir de plancton. Ces animaux sont totalement inoffensifs pour l’homme. Ils ne se nourrissent que du plancton. Ils avalent des quantités énormes d’eau et ce sont les branchies latérales qui filtrent l’eau chargée de plancton.

Ces requins mesurent environ 5 mètres, du moins ceux que nous avons vus.

Nous avons fait 3 plongées, un régal. Un grand moment !!

Demain nous quittons la Basse Californie. Nous prenons l’avion pour L’état de Guanajuato.

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Cabo Pulmo

Nous avions pensé à réserver une chambre chez Juan, car on savait que Cabo Pulmo était au bout du monde et qu’on ne voulait pas faire tant de kilomètres pour s’entendre dire que les hébergements était pleins(il y en a trois au total !!). Pour y arriver il faut prendre une piste, certes très facile mais quand même !! Nous sommes arrivés vers 16 heures dans ce village du bout du monde, le Lonely planet mentionne 50 habitants. Chez Juan c’est vraiment super, il a construit lui-même ses deux cabanas rondes selon des méthodes traditionnelles. Elles sont en pisé et couverte de feuilles de palmes. La déco est minimaliste mais de très bon goût C’est très beau et écologique.

L’eau chaude est produite par le soleil et l’électricité également, nous ne sommes pas éblouit par la lumière. Le seul petit inconvénient est qu’il n’y a pas Internet ici.

Le village entier n’a pas l’électricité. Le soir il n’y a strictement rien à faire dehors, tout le monde est rentré à la tombée de la nuit, 18h 30

Le site est très beau, Cabo pulmo est situé dans le parc national maritime et qui protège l’unique récif corallien de la mer de Cortes.

Il fait très beau, la chaleur est largement plus élevée qu’au Nord, nous sommes maintenant tout proche du tropique du cancer, ceci explique cela !

A Cabo Pulmo, dans la journée on peut faire du kayak, de la plongée, du snorkeling, de la randonnée à cheval ou de la randonnée pédestre. Nous avons opté pour la dernière formule.

Dès dix heures ce matin nous partons pour la playa d’Arbolitos, le panneau indique 5 km, donc fastoche pour nous. Nous marchons sur la piste très ensablée et poussiéreuse, le soleil brille et le vent nous pousse, ça monte et ça descend, et tout va bien. De temps en temps on rencontre des 4X4, qui ralentissent en nous croisant ou nous doublant, afin de réduire le nuage énorme de poussière qu’ils laissent derrière eux.

Bon ; une heure et demie plus tard, nous n’étions toujours pas arrivés quand un gros 4X4 américain s’arrête à notre niveau et nous propose de nous emmener à la playa. Ouf, super contents.

La plage est magnifique, et les américains le savent bien car ils sont nombreux à stationner là pour quelques jours ou quelques semaines.

Nous sommes bien heureux d’avoir profité quelques instants de cette magnifique plage, mais il fallait repartir à Cabo Pulmo. Alors courageux nous avons repris la route, bien décidés à faire du stop. Ouf !la première voiture s’est arrêtée, encore des américains nous ont emmené jusqu’au village.

Alain avait mis en route son GPS, et en fait il y avait 7,8 km pour aller à la plage. Mais rappelons le, ça n’est pas la route ou les chemins de la forêt de Loches !!!

Nous avons déjeuné chez Nancy, une vieille américaine de plus de 80 ans, installée là depuis 20 ans. Elle est passionnée par la cuisine, elle a même écrit des livres de cuisine.

Et après déjeuner nous avons pris notre voiture et sommes allés passer l’après midi sur cette plage paradisiaque.

Alors à propos de la cuisine Mexicaine, on dira qu’elle est bonne et très variée. Ici en Base Californie on aura mangé beaucoup de poissons et crustacés. Le piment est dans tous les plats, mais nous trouvons que c’est moins épicé qu’en Inde, par exemple.

Nous buvons de la bière, et avons goûté au vin Californien le « Don Simon » qui est très agréable.

Pour les fruits, nous sommes en plein pays de l’orange, nous en faisons une cure. Alain qui n’en mange pas en France, car il les trouve toujours trop acides, ici il se régale.

Et comme l’an passé, nous faisons aussi une cure de guacamole. Les avocats sont juste mûrs à point.

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Mulege et Puerto Adolfo Lopez Matteo

Nous avons quitté Guerrero Negro ce matin pour redescendre doucement la péninsule.

Nous prenons la même route que pour l’aller, car il n’y a que celle-ci.

Nous faisons une halte dans le charmant village de San Ignacio, il s’agit d’une véritable oasis. 700 habitants qui vivent de la culture du palmier dattier. Evidemment nous avons acheté de bonnes dattes

Sur la place du village, l’église de la mission fait la fierté des habitants. Après un pique nique dans la palmeraie nous reprenons la route pour Mulegé..

Nous n’avons eu aucun mal à trouver un hôtel, dans cette bourgade.

L’hôtel est adorable, meublé avec goût dans le pur style Mexicain. Mulégé est réputée pour ses belles plages, prises d’assaut par les américains et leurs GROS campings cars. Ceci dit c’est quand même loin de Cannes ou de la Grande Motte. Il y a de la place pour tout le monde

Le Rio Mulegé coule doucement jusqu’à la mer, la mangrove permet à de nombreux oiseaux d’y vivre.

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Demain matin nous entamons à nouveau la traversée de la péninsule pour atteindre Puerto Adolfo Lopez Mateos sur la côte pacifique, il faut donc traverser dans le canyon de La Trinidad.

Pour aller à Puerto Adolfo Lopez Mattéo il y a deux possibilité , soit la route ou couper dans le désert en prenant les pistes. Alors, comme dit Alain «  on a un bon 4X4 alors prenons la piste ! »

Au début c’est assez bien, la piste est plutôt sableuse, mais très vite ça se corse, ce sont les cailloux, et quels cailloux !! Les trous sont énormes, la voiture est bringuebalée de droite et de gauche. La vigilance est indispensable car parfois nous avons le ravin à droite et la montagne à gauche. Les cactus et les arbrisseaux sont partout. Le plus extraordinaire est que l’on a dû voir 3 toutes petites fermes isolées dans ce désert hostile. 3ou 4 vaches ou 5 u 6 chèvres faméliques broutent une herbe rase et jaune. Il n’y pas l’électricité, et on se demande où les habitants peuvent aller chercher l’eau. En revanche lorsqu’il y a un ouragan, il emporte tout sur son passage. On a vu des ravines énormes, ça fait peur.

La progression est lente très lente, nous mettrons 3 heures pour faire 50 km, avec parfois une petite montée d’adrénaline. (Par la route on aurait mis une heure)

Nous avons été doublés par deux gros 4X4 mexicains et deux motards américains, c’est tout. A l’arrivée nous étions bien contents, cette fois encore fut une expérience.

Comme nous avons perdu beaucoup de temps dans la traversée, en arrivant à Puerto Adolfo Lopez Matéos, nous nous sommes tout de suite dirigés vers le petit port d’où partent les lanchas pour l’observation des baleines. Ah oui, car une fois de plus nous nous sommes offert « un tour de baleines ». On sait que jamais on ne reverra un tel spectacle. Alors on a voulu le top !!

Ici, les baleines sont dans la lagune, il suffit de 10 minutes en lancha et on voit les premières avec leur baleineau.

Pour répondre à Nicole, alors oui ça souffle fort une baleine, et même qu’aujourd’hui, nous avons reçu de sacrées éclaboussures et l’objectif de l’appareil photo n’a pas été épargné. Les baleines ne dégagent pas d’odeur particulière et pour le chant, eh bien, nous n’avons entendu qu’un petit cri de la part d’un baleineau. Bref tout ça pour dire que nous n’oublierons jamais ces séquences.

En revanche, en ce qui concerne les otaries, c’est une odeur horrible qui se dégage de leur lieu d’habitation.

Pour clore cet épisode baleines, nous avons dîné sur le petit port.

Il allait de soi de déguster des produits de la mer, poisson extra fin, crevettes, et langouste, tout ça pêché le matin.

Ce matin nous reprenons la route pour le sud de la péninsule. Nous mettons le cap sur Cabo Pulmo, à 450 km de là.

La route est bonne et la circulation est plus que fluide. Nous avons eu droit à un check point, tout comme à l’aller et une autre fois sur une autre route. Ce sont les militaires qui sont chargés d’arrêter les voitures à un endroit matérialisé et d’interroger et fouiller la voiture éventuellement. En ce qui nous concerne, une seule fois, on a dû ouvrir les valises.

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