Japon : Himeji

Nous sommes arrivés tranquillement à Himeji, déposé nos valises. Puis direction les alentours du château que nous visiterons le lendemain.

Le château de Himeji est le principal point d’intérêt de la ville éponyme et pour cause : il s’agit de l’un des douze derniers châteaux en bois du Japon, classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 1993. Construit en 1609 et surnommé le château du Héron blanc, il se visite jusqu’à son sommet, au sixième étage. Il a été rénové entre 2010 et 2015.

Au fur et à mesure de la montée, les niveaux se restreignent, les marches sont de plus en plus raides et les plafonds plus bas. En haut, des petites fenêtres offrent une vue intéressante sur toute la ville.

L’avantage de Himeji pour les visiteurs, c’est sa taille assez restreinte et la position proche de la gare et faciles à atteindre à pied.

Autour du château, il y a  le grand et beau jardin Koko-en (ou Nishi-Oyashiki-Ato).

Ce ne sont pas moins de 9 jardins japonais différents que l’on découvre en une seule visite et qui proposent un aperçu condensé de l’art paysager à l’époque Edo (1603 – 1868).

On retrouve ainsi les éléments symboliques d’un jardin traditionnel, à savoir :

  • un grand plan d’eau avec ses carpes koi dans le jardin principal de la résidence du seigneur ;
  • la maison Souju-an de style sukiya dédiée à la cérémonie du thé (suspendue en période de pandémie du Covid-19) ;
  • la vue sur une élégante cascade depuis le pavillon Cho-on-sai qui s’avance sur l’eau ;
  • une succession de petites forêts d’arbres d’été qui fleurissent au printemps, d’érables qui rougissent en automne, de pins et de bambous qui restent verts toute l’année ;
  • un paysage miniaturisé de l’archipel composé de collines artificielles, de petits ponts de pierre, de bosquets et de ruisseaux ;
  • et pour les amateurs d’histoire, deux jardins de fleurs (dont Nae-no-niwa) qui proposent de revenir sur les plantes cultivées et particulièrement appréciées dans la région à l’époque d’Edo.

Une atmosphère apaisante et hors du temps

On se plaît à se promener dans cet environnement à la fois végétal et traditionnel où règnent calme et tranquillité. On profite d’une pause pour écouter le doux bruit de l’eau qui ruisselle, regarder les nombreux insectes s’affairer autour des fleurs et les oiseaux sauvages venir se rafraîchir au bord des étangs. On peut également y voir des expositions temporaires au sein des bâtiments du jardin ainsi que différents bonsaïs de pruniers, de pins ou d’érables mis en avant selon les saisons.

En fin de visite nous sommes allés dans la maison de thé  au décor dépouillé pour y déguster un thé matcha dans une ambiance zen. De fin mars à début avril, Le Japon se transforme au fur et à mesure que la fièvre des cerisiers en fleur envahit le pays.

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Japon : Okayama

Ce matin nous quittons Kurashiki par le train. Nous avons vu sur Internet que la ville d’Okayama méritait une petite visite et du coup on  y fera un petit stop puisque le train passe par cette ville.

 

Okayama, 500 000 habitants, un château et surtout un magnifique jardin, Koraku-en est l’un des trois plus beaux jardins du Japon, situé à proximité du château d’Okayama au sud de la région de Chugoku sur l’île principale Honshu. Achevé en 1700 à la demande d’un seigneur féodal de l’époque Edo (1603 – 1868), il s’avère bien entretenu sur l’ensemble de sa superficie pourtant très étendue.

Datant de la fin XVIIè siècle et dont l’aménagement aura prit plus d’une dizaine d’années,, le jardin est un bel exemple de parc seigneurial de l’époque Edo, qui servait aussi bien de lieu de repos que de décor pour y organiser des réceptions d’apparat.

Bâti autour d’un grand plan d’eau baptisé Sawa-no-ike et surmonté de la colline artificielle Yuishinzan, ce sublime jardin paysager dévoile des étendues de pelouse, une forêt de bambous, des constructions minimalistes traditionnelles, ainsi qu’un torii shinto ou encore des rizières et autres plantations de thé. ! L’atmosphère s’y avère évidemment extrêmement calme car les touristes et locaux y viennent pour sa splendeur et la sérénité qu’il inspire. Le château qui jouxte le jardin.est un monument fortifié japonais. Finalisé en 1597 au bord de la rivière Asahi, il est reconnaissable à sa couleur noir corbeau. Haut de six étages,

Après cette visite sympathique on a repris le train pour Himeji, où nous dormirons une nuit.

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Japon : Kurashiki

Le  système de transports en commun  au Japon est très développé et du coup il est très facile de se déplacer, sauf que les gares sont immenses et le mot est un peu faible,  s’y retrouver n’est pas toujours très simple, mais les agents des gares sont extrêmement disponibles et toujours courtois !!!

On prend donc le train à Kyoto et nous nous dirigeons plus au sud, à Kurashiki. On a laissé notre grosse valise à la consigne d’Osaka, que l’on récupérera dans  4 jours. On trouve des consignes à jetons partout, ou dans des échoppes  dédiées. Il existe également une autre formule très pratique le takkyubin . On laisse sa valise dans une supérette «  seven eleven » par exemple, on remplit un formulaire avec l’adresse  où l’on veut que la valise aille, on paie, et deux à trois jours plus tard on récupère notre bagage dans notre nouvel hôtel, un vrai bonheur. (Merci Nicole de nous avoir renseignés sur cette option)

Kurashiki est une ville japonaise de 476.000 habitants située dans la préfecture d’Okayama sur l’île de Honshu.

Le cœur historique est traversé par le fleuve Takahashi et ses canaux, le quartier Bikan témoigne des heures glorieuses du Japon féodal et accueille aujourd’hui plusieurs musées d’art réputés.

Une des attractions majeures de la ville consiste en cette petite balade en barque sur le canal de Kurashiki, pour s’imprégner sous un angle différent de l’atmosphère du Japon médiéval. On passe alors sous le petit pont fait d’une seule pierre à l’angle droit du chenal.

A la tombée de la nuit de très belles décorations  lumineuses animent la  ville ancienne. Des petits spectacles d’ombres sont diffusés sur les fenêtres des maisons, c’est féerique, et nous avons la chance d’avoir une météo beaucoup plus clémente qu’à Kyoto.

Sur la colline nous découvrons encore un temple shinto, d’où  la vue  sur les toits de la ville ancienne est belle.

Notre amie Nicole nous avait parlé des belles bouches d’égouts spécifiques à chaque région, eh bien nous en avons photographié quelques unes. Il est vrai qu’elles sont belles et représentent des scènes de vie japonaises. Certaines sont même des  œuvres d’art.

Ces deux jours ont été agréables et relaxants en regard de Kyoto qui est trépidante et assez fatigante.

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