Haputale

Haputale 4706 habitants, 1580 m

Aujourd’hui c’est séquence émotion !

Départ de Kandy à 8h30 pour un voyage de 5 heures  en train d’un autre âge, mais très  très sympa. Dès le départ nous faisons la connaissance d’un adorable couple de Parisiens (coucou Anne-Laure et Baptiste !!!),  avec les quels nous voyagerons jusqu’à Haputale. Dès la montée dans le wagon, nous croyons être dans le wagon restaurant, mais pas du tout, nous  sommes simplement installés sur des petits sièges devant une table. Le confort est plus que rudimentaire mais l’ambiance est telle, qu’on en oublie le mal aux fesses. De toute façon nous nous levons souvent pour admirer le paysage.

D’emblée les Sri Lankais nous sourient et nous demandent d’où nous venons. La communication était déjà passée.

Nous avons tout le temps de contempler le paysage somptueux, car le train doit rouler à 30 km /h, et ceci pendant tout le voyage !!!!! Les portes ne se ferment pas et tous les gens sont  sur les marche-pieds pour faire des photos. Des vendeurs passent régulièrement pour proposer des mandarines, cacahouètes, beignets, thé, etc.…..

Les jeunes gens nous interpellent pour faire  des photos avec eux. Bref, c’est  vraiment  très convivial.

A chaque gare, des gens montent mais peu descendent, si bien qu’à un moment le train se retrouve bondé, mais ça n’empêche que tout le monde reste Zen.

Et le train continue son ascension dans la montagne, d’ailleurs on sent bien que l’air se rafraichit. Nous commençons à voir les premières plantations de thé. Une multitude de cascades traversent les forêts de pins, de flamboyants, de ficus, (ceux que l’on appelle Caoutchouc) et d’autres arbres dont je ne connais pas le nom.

A 15heures nous arrivons à Haputale à 1580 mètres d’altitude. Il fait chaud, le soleil brille, et le paysage est changeant de minute en minute. Les nuages sur la montagne bougent sans arrêt et pourtant il ne semble pas y avoir de vent.

La ville n’est  pas belle mais ses environs sont spectaculaires.

Visite de la plantation Manbatten, crée par sir Thomas Lipton à la fin du 19ème siècle

Dès 6 heures ce matin, nous  partons en Tuktuk pour visiter la fabrique de thé de Manbatenn et surtout  le point de vue du  « Litpton’s seat ». Le fameux  planteur avait l’habitude d’observer  son immense domaine de cet endroit.

Tout au long de la route qui grimpe sur 7 kilomètres  dans la montagne, ce ne sont que des théiers, par centaines d’hectares, la vue est absolument magnifique.

Le soleil est déjà levé, nous sommes les seuls sur le site de Lipton’s seat, c’est formidable. Le ciel est clair et on peut voir à perte de vue. Comme nous n’avions pas déjeuné à l’hôtel, on nous avait préparé des petits sandwichs que nous avons dégustés tout là haut.
Puis nous avons « attaqué » la descente de 7 kilomètres à pieds, sur des pentes assez raides. Mais quel régal, il est environ 8 heures, tout est calme. Un peu plus bas, les cueilleuses de thé Tamoules sont au travail, par dizaines, la fabrique de thé, emploie 1800 personnes. Elles sont toutes très souriantes et nous lancent des « good morning à tout va ». Bien que leur travail soit difficile elles sont très gaies. Elles sont pieds nu dans la plantation, portent de gros tabliers de toile évitant les blessures par les branches de théier, et sur la tête, le sac dans le quel elles jetteront les petites feuilles de thé. Elles sont obligées d’en cueillir au moins 20 kg par jour pour gagner 4 dollars environ.
Au bord de la route, dans la plantation des femmes font chauffer de l’eau dans de grandes marmites pour faire le thé qui sera distribué aux cueilleuses quand elles viennent faire peser leur sac.
Les cueilleuses descendent à heure fixe faire peser leur sac, le « chef » note le poids sur leurs petits carnets qu’elles gardent précieusement dans une pochette. Quand le sac est pesé, il est vidé sur le tas de feuilles et d’autres femmes remettent le thé dans d’autres sacs. Un camion charge les sacs et part à la fabrique pour le traitement où Les feuilles sont légèrement séchées puis mise à la fermentation, et tout l’art est de déterminer quand la fermentation doit être arrêtée.
La technologie de traitement du thé reste inchangée depuis le 19 ème siècle. Le sri Lanka est le 2ème producteur de thé au monde après la chine, avec 330 millions de tonnes par an.

Kandy

Nous avons bien cru que nous n’arriverions jamais à Kandy !!!Il faut dire que nous avons une fois de plus pris un bus local pour voyager, et cette fois le chauffeur était complètement dingue. On se serait cru dans un rodéo. Evidemment nous étions devant, ainsi on pouvait voir venir l’accident plus vite !!!!!!! On croyait que les chauffeurs étaient moins fous qu’en Inde, mais que nenni.

Nous avons tout de même admiré le paysage fait de forêts de bambous, de plantations de bananiers, de rizières.

Enfin nous sommes arrivés sains et saufs !!

Hier nous avions réservé une chambre chez l’habitant par téléphone, c’est une adresse recommandée par des gens qui  discutent sur les forums ; et je suis de celles là. Il s’agit d’un couple de Sri Lankais  francophones, ça nous aident beaucoup, vu que notre anglais est si mauvais. Leur maison est très ancienne et meublée avec beaucoup de goût. La aussi nous avons été accueillis  avec le thé.

Kandy est une ville agréable au centre de l’île, à 500 mètres d’altitude. Il y fait beau. Elle est  la deuxième ville du pays, elle fut la dernière capitale du royaume Cingalais, avant de tomber aux mains des Britanniques. Kandy  possède un joli lac et les amoureux se promènent nombreux sur ses berges. Kandy est renommée pour son temple de la dent. En effet, il renfermerait une dent du Bouddha dérobée sur son bûcher funéraire  en 493 avant jésus christ. Ce temple est un lieu incontournable pour les Bouddhistes qui doivent y faire au moins un pèlerinage  une fois dans leur vie.

De nombreux temples Hindous sont disséminés dans la ville, une grande mosquée, et d’autres temples bouddhistes. La population est très agréable et ne semble pas stressée.

Demain nous avons réservé un tuk tuk pour la journée. Au programme : orphelinat des éléphants ; jardin botanique de Kandy, des jardins d’épices, des temples hindous, et bien entendu découverte  de la campagne environnante, dont la végétation est luxuriante.

Dimanche.

Départ à 8 heures pour la millenium fondation des éléphants ; Nous devions aller à l’orphelinat des éléphants mais notre chauffeur de Tuk tuk nous a  plutôt suggéré cette fondation. Nous y avons bien entendu fait une promenade à dos de pachyderme dans la forêt toute proche. Très sympa.

Nous avons appris que l’éléphant n’avait que 4 dents, mais quelles dents !!!!!!

Que celui d’Afrique est plus gros, que ses oreilles sont plus grandes, que la base de son front est arrondie, alors que celui d’Asie est fait de 2 bosses. En Asie, seul le mâle possède des défenses, alors qu’en Afrique  les deux sexes en possèdent. A  la naissance un éléphanteau pèse 70kg environ et marche dix minutes après sa naissance. Il mange environ 180kg de végétaux par jour et que ses déjections servent d’engrais.

Il y a environ 4000 éléphants au sri Lanka, beaucoup encore sont en liberté dans des réserves naturelles.

Après cette belle visite nous avons pu sortir  des sentiers battus et descendre longer une rivière  pour accéder à un temple bouddhique déserté de ses moines, et pourtant il ne semblait pas abandonné.

Et puis la cerise sur le gâteau fut la visite du jardin botanique de Kandy, une merveille.

Il date de la fin du 19ème siècle, sa surface est de 60 hectares plantés d’arbres majestueux, fleurs arbustes, orchidées, cactus. C’est une visite incontournable à Kandy.

Et pour finir la soirée, un spectacle de danses Sri Lankaises, tout à fait sympa.

Côté repas : nous avons enfin mangé le plat national : le fameux rice and curry. Il s’agit d’un plat de riz accompagné de plusieurs autres petits plats de légumes et/ou viande. Nous avons tout de suite demandé si c’était épicé, bien entendu le garçon nous a dit que non. Je ne sais pas comment il font quand ils disent que c’est très « hot» ( fort) car sans épice soit disant, vous mangez tout de même du feu.

Ah, une sacré anecdote : nous étions hier dans un cyber café, et je consultais le site d’une grande voyageuse que j’avais rencontré sur un forum de discutions. J’étais en train d’écrire un commentaire sur son blog, quand, je me retourne, et crois reconnaître Misha. Je me permets de lui demander si elle était Misha, et, oui c’était elle !!!! Nous avons fait connaissance et partagé quelques expériences de voyage. Comme quoi le monde est tout petit !!!!!!! Pour ceux que ça intéresse : www.lescarnetsdemisha.com

Lundi, nous avons visité le temple de la dent (Sri Dalada Maligawa)

Ce temple Bouddhiste est très important pour les Bouddhistes, comme je le disais dans le précédent article, tout Bouddhiste doit accomplir au moins une fois dans sa vie un pèlerinage  à Kandy.

Ce très beau temple a malheureusement  fait l’objet d’un attentat en 1998, il a été entièrement restauré, et désormais si bien qu’il est fortement gardé.

Avant d’entrer dans le temple,  nous avons déjà un très beau spectacle visuel et olfactif, car de nombreux vendeurs  de fleurs  de lotus vendent des bouquets ou des coupelles de lotus. Les pèlerins achètent les bouquets ou les coupelles pour les offrir à Bouddha.

Dans le temple, une multitude de  jeunes parents présentent leur bébé au sanctuaire. Il règne dans ce temple une atmosphère très douce, et chose extraordinaire, on n’entend pas un seul Bébé pleurer, et pourtant ils sont nombreux.

La dent de Bouddha, sise au centre d’un sanctuaire en or, n’est en fait que la réplique  de la vraie dent. Celle-ci est  conservée dans un lieu sûr. Une longue file d’attente  est constituée afin de pouvoir apercevoir  la dent, cette file est constante du matin jusqu’au soir ! Du coup, il  n’est pas possible de rester plus de 15 secondes pour l’apercevoir à 3 mètres, si bien qu’on ne voit rien du tout sauf des  hommes qui gardent  une tonne d’or !!!!!!

Je ne m’étendrais pas sur un  descriptif historique du temple de la dent,  les plus curieux iront chercher des informations  sur Internet. (nous sommes en vacances, et l’écriture n’est pas mon fort).

L’anecdote du jour !

Kandy est une ville sainte, et……….. L’alcool est prohibé. Adieu la bonne Bière « Lion », dont la bouteille fait 66o ml. Enfin nous avons appris que l’on pouvait en trouver dans l’un des 2 pubs de la ville. On va y aller.

Demain départ pour Haputale en train.

Dambulla – Sigiriya

DAMBULLA

Très tôt ce matin nous sommes partis en bus pour Kandy. Bus local bien sûr, avec tout le confort que cela implique !!!!!!!!!! Les sièges du bus sont faits  pour des  « lilliputiens », si bien que nous avons payé 3 places pour nous 2 et nos sacs à dos, et même comme ça, nous n’étions pas bien installés. Arrivés à Kandi après 3H30 de voyage, nous avons sauté dans un autre bus pour Dambulla ; et là même chanson, sauf que nous n’avons pas pu acheter 3 places car le bus était presque plein quand nous sommes montés et archi bondé quand nous sommes arrivés à Dambulla. Alain a voyagé assis sur une seule fesse  et moi, avec un voisin qui dormait en prenant ses aises. Bref après 3 autres heures nous arrivions à Dambulla. Ceci dit nous aimons voyager avec les  gens du pays, c’est authentique. A peine sortis du bus, un conducteur de Tuk-tuk est venu nous proposer ses services, il nous a dit qu’il avait des  chambres à louer et  que nous pouvions aller voir si elles   nous plaisaient. Nous avons donc conclu pour 2 nuits. La chambre n’est vraiment pas chouette, mais pas chère non plus !!!!!! Alors

Notre cher Nilhan, nous a ensuite emmené visiter le temple du rocher royal. Comme nous sommes très sportifs !!! Nous nous sommes élevés à 150 mètres au dessus de la route par un chemin  le long de la paroi rocheuse. Mais, au bout la récompense était là. Ce sont 5 grottes qui accueillent pas moins de 150 représentations de  Bouddha. Ce lieu de culte remonterait au 1er siècle avant Jésus christ, mais les peintures du plafond dateraient du 19ème siècle.

SIGIRIYA

Après un petit déjeuner dans la cuisine de Nilhan sur une belle nappe en papier journal (œuf au plat, toasts, margarine et confiture, lentilles, bananes et thé à la sri Lankaise nous prenions le bus pour Sigiriya.

La météo n’est vraiment pas terrible, il fait gris et il pleut.

Arrivés sur le site archéologique qui date  de 477, nous sommes émerveillés. Sigiriya est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Selon certains archéologues, ce site n’aurait jamais été un palais royal ni  une forteresse comme certains le prétendent, mais plutôt un monastère qui aurait été d’ailleurs très  important au 10ème siècle.

Des fresques sont peintes dans des cavités et attribuées au roi Kassapa qui régnait au 5ème  siècle. Pourtant il est peu probable  qu’elles datent de cette époque. En fait  nul ne sait de quand elles datent vraiment. Alors, laissons aux archéologues le soin de débattre du sujet.

En tous cas, nous avons visité cet endroit sous une pluie battante. Alain est monté tout en haut du rocher qui n’est rien d’autre qu’un bouchon de lave  de volcan éteint depuis très longtemps.

Et les Sri Lankais dans tout ça ? Eh bien, ce sont des gens absolument affables. Ils sont toujours prêts à rendre service, le sourire est de rigueur dans toutes les circonstances. Nous connaissions les Thaïlandais, les Cambodgiens, les laotiens, pour leur sourire légendaire, mais je crois que les Sri Lankais battent les records du « smile »