Et pour finir :

Nous voici au terme de notre voyage de 8 semaines en Inde du Nord. Nous garderons un souvenir impérissable de ce pays et envisageons déjà une prochaine visite dans le sud, cette fois. Pourtant nous n’avons eu qu’un petit aperçu de l’inde du Nord. Sur 15 états nous n’en avons visité que 6, et encore, certains succinctement.
Nous savions que l’Inde était un pays d’où on ne revient pas sans avoir eu des émotions fortes, et effectivement, nous sommes convaincus que ce pays reste incomparable à un autre, tant les contrastes sont importants. Il est certain que le système des castes joue un rôle prépondérant dans la société indienne, mais la religion est également un facteur non négligeable, ce qui en fait ce qu’elle est :

« INCREDIBLE INDIA »

(« Incroyable Inde» sont les  mots utilisés par l’état Indien pour qualifier son  pays)

DCF 1.0

Certains jours les Indiens nous exaspéraient tant ils sont « cool », avec leurs « no problem » et certains autres nous les trouvions tellement sympathiques, toujours pour la même raison : « no problem ». Cela peut paraître paradoxal ce que j’écris, mais pourtant c’est exactement notre ressenti. Parfois ils nous ils nous agaçaient et parfois ils nous faisaient vraiment rigoler.
Une anecdote parmi tant d’autres. Ce soir au resto, nous attendions l’addition depuis un moment quand Alain me dit « mais regarde le serveur est en train de jouer aux dés avec un client !!!!!!! « Eh ben oui, c’était bien ça, il a fallu le rappeler pour lui demander la note qu’il nous a apporté avec un grand sourire.
En revanche pour le massage, l’autre jour, nous avions demandé à l’employé de l’hôtel s’il connaissait un bon centre de massage, aussitôt son copain a téléphoné et 10 minutes plus tard, un type est arrivé sur sa moto pour nous emmener chez lui. Nous lui avons dit que ce serait pour le soir ; il a dit «No problem, ok pour ce soir 17 h » Et à 17 heures il nous a emmené tous les deux sur sa moto. Nous avons passé un barrage de police à 3 sur sa belle moto, et sans casque bien entendu, et « no problem ».
Il n’y a pas eu un jour, où nous  ne nous  sommes pas dit que croire en la fatalité était peut être source de bonheur.
Allez, encore une petite. C’est dans la rue, un jeune homme décharge son scooter de ses multiples sacs de farine de 30 kg environ. Tout d’un coup on entend un bruit de verre, le jeune homme regarde ce qui se passe et constate que le scooter est tombé sous la charge des sacs, il a percuté le mur et le phare a volé en éclats et le reste était cabossé. Au total, le jeune a simplement enlevé le reste des débris de verre, a souri, et a continué son boulot de déchargement, « no problem » puisqu’il n’y a pas d’assurance. Un copain lui bidouillera bien la réparation.
Et on pourrait en raconter des semblables à la pelle. Il suffit de s’installer un instant dans une rue et observer.
Et pendant tout ce voyage, qui nous a beaucoup occupé l’esprit et le corps, nous avons tout de même pensé à vous tous.
Nous remercions toutes les personnes qui ont pris de leur temps pour suivre notre voyage et nous laisser des commentaires que nous étions ravis de lire régulièrement , et nous remercions tout particulièrement, Mamie Jacqueline, Brigitte, Gislaine, Gilbert, Françoise, Michel et Annick qui ont si gentiment accepté de rendre visite et nourrir notre gentille petite chatte.
Dans quelques temps nous mettrons en ligne notre voyage de l’an passé au Cambodge, Laos et Thaïlande.

NAMASTE

 

Rishikesh dernier jour

Se promener dans les rues d’une ville offre toutes opportunités d’utiliser tous nos sens. C’est ce que nous avons fait aujourd’hui dans Rishikesh. Les singes qui volent les sacs de victuailles aux passants non vigilants, les vaches qui sont à l’affut d’un étal non surveillé pour voler quelques fruits ou légumes, ou bien qui profitent que personne ne boit aux points d’eau potable ( pour les Indiens mais par nous), pour boire elles même au robinet, les pèlerins qui défilent sans arrêt dans les nombreux temples, et qui, mettent les pieds dans les bouses de vaches. Bien sûr, il y a les enfants des rues qui mendient des roupies et les sadhus qui nous adressent des « Namasté » (je vous salue en Hindi) plus qu’on en voudrait, mais ça fait partie de la vie en Inde, nous avons été photographiés plusieurs fois par les Indiens, ils adorent avoir des touristes dans leur album photos ; d’ailleurs nous avons beaucoup ri quand un homme très âgé est venu s’installer à côté d’Alain et le jeune homme qui l’accompagnait les a photographié en faisant poser le grand père tout près de lui; bien entendu j’ai emboîté le pas du jeune garçon, et j’ai fait la même photo. Ils sont repartis très heureux en riant.
Les gens se baignent beaucoup dans le Gange, les plages sont nombreuses ici, ils y lavent leur linge, boivent l’eau, et bien sûr, prient.

Rishikesh 79 600 habitants

Cette ville est devenue célèbre grâce aux Beatles, qui, à la fin des années 60 sont venus dans l’ashram d’un yogi très connu. Depuis, Rishikesh est la capitale mondiale du Yoga. Un grand festival a lieu chaque année au mois de fevrier, des yogis affluent du monde entier. L’ambiance y est assez New Age. Des écoles de yoga et de méditation, ainsi que des ashrams sont installés ici. Les occidentaux y viennent très nombreux, on les reconnait assez vite, car leur look est Baba cool, et ils ont tous leur tapis de yoga sous le bras. Par ailleurs Rishikesh est très spirituelle, le Gange passe dans la ville, et les temples sont nombreux. Il y en a deux, notamment de 13 étages et à chacun d’eux se trouvent de nombreux sanctuaires. Et bien entendu, les Sadhus sont partout, nus ou habillés !!!!!!!!!!!!
Là non plus, on ne peut pas consommer ni alcool, ni viande. Alain commence à être en manque !!!!!!!!!!!
Un autre attrait De Rishikesh est qu’elle est spécialisée dans la médecine Ayurvédique, On trouve des pharmacies spécialisées dans cette discipline. Les produits y sont dix fois moins chers qu’en Europe.
Les centres massages et écoles de massages ayurvédiques sont également nombreux à Rishikeh. Nous nous en sommes offert une nouvelle séance, et cette fois c’était magique. Il faut dire que c’était dans une école, et que les masseurs étaient très performants. Quand je dis, masseurs, il s’agit d’un masseur pour Alain et une masseuse pour moi. Nous ne sommes pas en Thaïlande ou au Cambodge (ce que déplore Alain ……….)
Enfin, Rishikesh est devenu également un haut lieu du rafting. Le Gange est très rapide ici, d’ailleurs il n’est pas conseillé de s’y baigner car les courants sont trop forts. De jolies plages bordent le fleuve, tout ceci est propice au farniente, et pour certains à la méditation.

Rajaji National Park
Rishikesh est tout près d’une réserve naturelle. Nous avons donc profité de la proximité pour aller la visiter.
C’est en jeep que nous avons parcouru cette réserve où de nombreux animaux vivent, et notamment quelques tigres, mais il était peu probable d’en voir, car le guide qui nous accompagnait nous a dit qu’il n’en avait vu que deux en quatre ans. De nombreux éléphants, et nous n’avons vu qu’un, mais ça fait quand même plaisir de voir un éléphant sauvage. En fait nous n’avons pas vu grand-chose, si ce n’est des chitals en grande quantité (des cerfs tachetés), deux sambars, des paons à foison, des petits perroquets vert vif, des kingfishers magnifiques et d’autres nombreuses espèces. Nous entendions leur chants mais ne les voyions pas non plus, et seulement les traces d’un ours noir jongleur. Pas de léopard, alors qu’il y en a. Bref nous sommes un peu frustrés. Le paysage est très beau, la forêt de teck, de manguiers et autres arbres, alterne avec des clairières herbacées et des lits de rivière à sec. Il n’y aura de l’eau qu’en juillet grâce à la mousson.